‹ Manuel de chimie, ou precis elementaire de cette science dans l'etat actuel de nos connaissances (volume 2)Chapitre 18 sur 38 · L.iyu,^cci by Goo · texte numérisé non relu

L.iyu,^cci by Goo

DE CHIMIE. * iS'J

Sonr élever la température de i8 gallops (73 litres) VAi à io<» centigrades jusqu'à 4<>. degrés,' ou de 3o<> centigrades. 0

Les phénomènes que manifeste un morceau d'ambre jaune ou succin, après avoir été frotté^ constituent le premier fait physique consigné dans rhistoire de la 8<»ence. Thalès de Milet , fondateur de récole ionienne , attribua le mystérieux pouvoir de cette substance , pour attirer et repousser des corps légers, à un être ou*esprit inhérent qui, tiré parle frotti&roent, de son état d^engourdissement,

Soussait en avant et ramenait vers lui les particules ottant dans son voisinage. L'iionorable Robert Boyle chercha aussi à rendre raison de ce phéno* mène, à l'aide de la même hypothèse. Cest du mot électron, nom grec de Tambre ou succin, qu'est dérivé celui d'é/ectricité, science qui a pour objet la recherche des attractions et répulsions , de rémission de lumière et des explosions, qui sont

Î produites , non seulement par n-ottemeni de snràces vitreuses, résineuses et métalliques, mais encore par échauffement, refroidissement, évaporation et contact mutuel d'un grand nombre de corps.

I . Exposé général des phénomènes électriques. Si , après avoir frotté avec la main ou un mouchoir de soie, bien sec, un tube de verre, on l'approche de quelques parcelles de papier , de duvet , de plumes , ou mieux encore, de filamens de feuilles d'or , ces corps seront attirés d'abord , et ensuite repoussés. Si le tube tenu parallèlement à une table sur, laquelle ces petits corps ont été placés ^ il s'y for«* , mera par eux une danse électrique. Si l'on suspend au-delà de l'extrémité du tube frotté, au moyen . d'un fil de lin , de chanvre , ou d'un fil métallique ,

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une bâile âe enivre, cette bulle participera^ du pouvoir mystérieux d'action du tube; mais, si la halle est suspendue par un cordon de soie, un cheveu y ou par une baguette de verre^ 'de cire ou de résine , la vS^w 9ttractive et répulsive ne lui

sera pns Iraiismise.

Si^ Tatmosphère étant sèche, l'on prend dans une main une baguette de verre et dam l'autre un bAton de cire h cacheter, et qu^après les avoir frottés avec de la soie ou une étoffe de laine , on approche la baguette ou le bâton d'un morceau de feuille dW flottant dans Taîr^ il sera attiré, et en* aiiite repoussé* Si , pendant qu^on volt la pelticnle d'or fuir le contact de la baguette qu'elle a touchée , on présente l'autre baguette ou le bâton de cire dans son voisinage, il s'ensuivra aussitôt une aètractioi» de la pellieule ve99 cette baguette} et eet effet alternatif d'attractitm et de répulsion se manifestera d*une manière frappjînte , en plaçant la ba^^ette do verre et le bâton de cire frottés à une petite distance Tune de l'autre, ayant la petlicnie d'ûr entre eux.

Si, après avoir suspendu, au moyen de Cls de soie, deux cylindres de moelle de jonc ou de sureau y serrés l'un oontre l'autre , on touche lenrs Mtréoiitéi inlérif ures avee la b^oetle de Verre ou le bâton de cire, frottés, ces extrémités des cylindres s'écarteront à l'instant Tune de l'autre sous un angle considérable. Si alors on approche setilement des extrémités des cylindres divergent la baguette avec lacfuelle ils avai^t été toMbés^ leur divergence augmentera ; mais, si Ton en approche l'autre baguette, alors les cylindres tomberont a»ssît6t l'un anr Pauire,6e}oi'gn«||t sur toute leni* éf endue.' Lorsqne les baguettes sont frottées dans l'obscurité, on aperçoit une flamme légèj c se promener sur elles, et il passera avec bruit de

péiàlement une étincelle à travers une jointure on

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DE CHIMIE. iSg

articulation placée près de ces baguettes. ^ la per-* sonne qui fait ces expérieiices est placée sur un

gâteau de cire, ou sur un tabouret soutenu sur des pieds de verre, alors, en frottant ie tube de verre^ elle acquerra les facultés ci-dessofi d'attraction et de répulsion; mais les corps légers, l'eponssés par le tune , seront attirés par son corps , et vice versa, Qn voit ainsi que le corps acquiert des propriétés électriques dissemblables de celles acqoiaea par les substances frottées*

Telle est une esquisse d'énonciation des phénomènes élémentaires d électricité. La science, dans son accroissement moderne , semble comprendre

{>resque tous leachangemeus du monde corpuscu« aire , tel minutieux et caché quHl soit ^ et éussi les météores depuis long-temps reconnus et si magnifiques de Tatmosphère. Nous allons actuellement traiter des phénomènes de Télectricité sous un

5 oint de Tue méthodique, autant que les bornes e cet ouvrage pourront nous le permettre, eu considérant ces phénomènes sous quatre titres :

I^^. De jl'bxcitation électricité ^ ou des moyens diçers par lesquels l'équilibre électrique est troublé. Des deux SLECTitrciTES.

111^. De la niSTKiBUTlOK fluide électrique, iy«. De la batterie "voUaique et de ^e^ effets , caio^ rifiques ou incandèscens et oéconqHfsans , ou les actions elmiiques d*éleetrlcité^

Quant k la nature de Tes^pce électrique, nous sommes à cet égard dans ToScurité , de même que relativement à Ja nature du calorique. Les phéno* mènes peuvent être rapportés, et pour^ l^leclri*^ cité, et pour le calorique, à un fluide particulier dont les molécules sont douées de pouvoirs, innés idio-répulsiFs, ou à une affection particulière des molécules de la matière commune.

De rexcitation électrique. — !• Le frottement .mutuel de tous solide^, soit semblables, soit jdis»

sen^lubleS) et celui d'tin grand nombre de liquida

contre des solides, exciteront invariablement les * phénomènes électriques , pourvu que Tun des corps soit de nature à présenter un obstacle à la prompte diffusion de la vertu électrique. Il nous faut^donc commencer pàr^tablir une liste des conducteurs et non -conducteurs de Télectncité. - ^

i^. Les substances^ qui suivent conduisent rélectiîd^é, on en fiiTorisent la distribution rapide. Celles placées à la téte dm la liste , possèdent un pouvoir conducteur plus grand que celui de l'eau 9 dans la proportion de trois millions à un.

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