Mairbre. . fiant les -hydrates isl
17. Minéraux en masse, câlins fondus et les non métalliques. > hydrates terreux.
Le classement des deux listes ci*dessns est pas»* sablement exact, quoiqu^il * soit probable qae le «
phosphore, dépouillé de Thumidité qui y adhA*e, aevrait être placé dans .un rang plus élevé parmi les corps isolans.
On a ordinairement partagé toutes les substances matérielles dans les deux classes d'électriques et de non -électriques; mais cette distinction est sans fondement et erronément établie. Toute substance est électrique, on eapable de produire, par frotte* meiit, les phénomènes électriques. Ainsi, en prenant un corps quelconque de ceux de la première* liste, ordinairement considérés comme non-éiec* triques^ une balle de cuivré, par exemple, et 9/ qo^aprte avoir isolé cette balle aa iiioyen cPune baguette d'un solide convenable quelconque, pris dans la seconde liste, on la frotte avec un morceau de soie ou d'étoffe de laine 9 on reconnaîtra qu'elle devî^'^ électrique; elle attirera et repoussera les corps légers , et donnera une étincelle brillante au doij
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est troublé par le fipttemeiit , et que Tun desdei^x i corps attire siir lui une surcharge de fluide élee^ trique , tandis que l'autre rcsie dans un état où il • '
manque de celui qui lui est nécessaire; ce qu'on a \ouIu d&igner par les termes positif et négatif, ou et moins* Cependant plusieurs des phéno^ ^nSnes npparens se conciliant diffimlemeat avec riiypolhèse d'un simple excès, ou manquant d'un iluicle unique, on crut devoir l'abandonner pour lui substituer ce)ie d'un fluide composé susceptible de décomposition par frottement ou autres moyens. Les fluides qui forment le fluide composé coexis* tent nécessairement dans le môme corps; l'un ap- ^ paraissant sur le corps frotté et l'autre sur Le corps frottant ; mais comme l'un de ces^^uides fe déve- | Ipppe le pins ordinairement sur la surfece du vefrè I et Taulre sur la surface des résines, on a distingué le pr^g^ier ^e ces fluides par le nom de fluide vitré, ^^^^^^^jt^ p^r c«lui de fluide résineilail ; d'où résfiU tént poàr les corp^ les deux états^ d'élficiricîlé ^ vilrée et électricité résineuse, états correspondajis | /^ij à çeqx de positif et négatif de Franklin, te^i deD^i;
et résineui^ produisent par leur timn . -^^ma^J^i^ esp^e de nmtralisation rédlproque y el , l.état d'équilibre ou repos électrique. Queliques --^ inyestigations^récentes an profond géomètre-pbyfii^Ç^ M* Poisson^ ont rendu cett^ seconde ex^lin | /.catiop ia moins improbable des deux. Qb^U. nont i
sott toujours cependant permis de penser que le . lien hypothétique dont nous nous servons Qctuel^ l^ent pour unir ensemble Ips fai^^ épa^H'électrî-^ v^^^^^lgr ^w^ beaîiiîGou|i de fat ehmi*
^1.v^|ë(x mp de laquelle la nature lea^ cooraoxiiie^ ^; ;:>r^; II ne pai ait pas y avoir de propnété physiqué j i.^, commune aux corps conducteurs et nQn'^condoQi- î
teu rs, li'firra ngement cristallin donne tO!N(|^ai»-Mû4 ^^^A^^ propifiétés lion conductricég plua w inobi* i
^5^:^arftiV^s , si l'on en exclut |es jnéUH;i^% Aip$i k
carbone, dans set formes pnlvéruleiiie (m fibreuse ^
est un excellent conducteur; niais cristallisé dans le diamant, il devient çorps isolant. La mémedif- * férepce existe entre l'eau et la glace v et àmsi , dit* on^ entre le verre pilé et le verre compaete. Si , en effet , le verre pilé est conducteur , il ne doit l'être, d'après mes expériences , que très imparfaitement. Le verre, le& résiner et les graisses, qui, à l'état solide, sont non conducteurs, deviennent, étant fondus, conducteurs. ^
C'est sur le développement de l'éleclncité parle fi ottement , qu'est fondée la construction d^ nos machines électriqnes ordinaires. On supposa dans nu temps, que Taction de ces machines se rapportait à l'oxidation de l'amalgame qui s'applique ordinaireineht à Ja face du frottoir; mais sir Davy, ayant monté une petite machine dans un vaisseau de verre, de telle manière qu'on pouvait }a faire mouvoir dans toute espèce de gaz quelconque , trouva quV4le éîail active dans l'hydrogène, et plus active dans l'acide carbonique» que même dans l^atmospbère. £n effet, si Ton se rappelte que le frottement des surfaces de verre , de la soie, ou de la cire à cacheter suffît pour produire d^^ ^|^rences électriques , on ne peut pas supposa que V.qxidation dn métal soit essentielle à leur xn^nîfestatipn. Si même on dirige nn^sourant d'air, on si l'on fait passer nn très petit fil^t de mercure pur sur la surface d'iin carreau de verre sec, il en résultera une excitation électrique,
Les phénomènes électriqnes excités par le £rot-' tement, sont en général tellement énergiques,
Îu'il suffit, pour que l'apparence s'en manifeste, C viogrceaux de matière légère quelconque. S'il. ^'^4 de découvrir un dérangement de l'équilibre éleixtrique, occasionné par d'autres et de plus faibles causes, il faut recourir à des moyens élcc' trasçopiques , fQ^ywt indiquer les plus petites
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quantités d'électricité. Le plus sensible des élec« tmscopes simples consiste dans deux bandes
étroires oblongues de feuille d'or, suspendues dans un cylindre de verre de 5 centimètres de diamètre, et d'environ i5 centimètres de long,' par un fil métallique, au centre d*nne calotte de laiton , ser» -'«ant de couvercle au cylindre. Ce cylindre poserait sur un fond métallique , d'où , sur les côtés opposés, deux bandes étroites d'élain en feuille s'élèveraient su» la surface intérieure du Terre -josqu^au niveau do mili^'des bandes pédantes de feuille d*or. L'électroscope de Coulomb, qui agit par la torsion d'un, £1 de soie, tel qu'il sort du cocon, portant suspendue dans une cage de verre , une aiguille horizontale de soie enduite de gomuge- laque, se terminant en un petit disque de papier doré, est' encore plus sensible; et c'est celui de ces instrumens dont les physiciens de Paris font le j^lus usage.
ftû. L'élecincité se développe aussi dans la fusim des corps inflamttiabies. Si l'on verse, du soufre fondu dans un vase de métal isolé, on trouvera^ après la solidification du soufre par le refroidissesient , qu'il est« ainsi que le métdl, électrisé ; que le soufre a acquis ^ en se refroidis* sant, l'électricité vitrée, et le métal l'électricité résineuse ; ou quelquefois le phénom^e se présente d'une manière inverse. Mais^ d'après une suite d'expérfences "auxquelles ils soumirent nn certain nombre de corps, MM. Van Marum et Troostwyck furent portés à conclure que, dans les cas de fusion ^ l'électricité était produite, soit par le frottement résultant du changement de volume lorsque le corps fondit se solidifie ^ soit par le frottement que les corps électriques éprouvent en s'étendant sur les surfaces d'autres corps, lorsqu'on les y verse à l'état liquide. 11 se prodfuit des phémimèRes électriques dans lés cas de la
DE CHIMIE. l6S
solidifieftlioii |iar subUmâtion da ealomel (prot**
oxîde de nieicure). Les expériences de Henly sur réle<||liciré qui se développe pendant que du chocolat en fusion passe à Tétat cojacret, ne semblent pas d'une ex})lication facile, en la fondant sur le principe du frottement. Lorsque Je chocolat *est refroidi dans les moules de fer blanc où il a été d'abord versé , l'électricité est forte , et continue quelque temps après que le chocolat en a été retiré» Lorsque le chocolat ayant été fondu de nouveau, on le laisse refroidir dans les moules , leur vertu électrique est rétablie, .mais elle est moins forte que la première fois. Après la troisièn^e ou .qua* trième fusion, rélectricifé déifient «trénMment faible. Lorsqu'on raéle le chocolat avec un peu d'huile d'olive avant de le sortir du moule , il devient alors fortement électrique* Or, en toi^t ce^ qui peut se rapporter au frottement , nous dcTrians aToirles phénomènes électriques aussi marqués à la quatrième fusion qu'à la première, et la présence de l'huile devrait rendre l'effet moindre, comme diminuant Je frottemenb II est donc fort probable que l'acre de cristallisation donne toujours lieu a un changement de l'équilibre électrique , et qu'en général , la structure cristalline change les rapports électriques.
3. Production d'électriciié par évaporaiion. ' — Si l'on place sur la calotte d*un électroscope à feuille d'or une petite capsule métallique contenant un peu d'eau , et qu'on y verse du fraisil ou cendre ^e cbarbon de terre chauffée au rouge, les feuilles d*or divergeront aussitôt , avec on écartemeilt considérable; ou si, après avoir isolé un creuset chaudde^iér, de cuivre, d'argent onde porcelaine, on y ^erse quetqtteai gouttes idi^eau, d'alcool ou d'étfa^, en naet^nt alors le creuset en communia cation avec un électroscope, il se manifestera des phénomènes électrique..
, 4« Déçeloppqmef^ f^dkctriçUé par flég^ng^ment dfi^ g^SHj dans une coupe de platine posant sur )ii calotte de l'électroscopeè feuÛles d'or^, on veipe un:
peu d'acide sulfuiique étendu, et qu'on y mette alors de la limaille de fer ou de la craie, if y aura
divergence des, feuilles d'or à mesure que Telfeiv iF>eAcence devient active. Le même leffipt peut être ]iroduit avec Tacide nitrique et de la limaille de cuivre.