ÉlectriciU produite par dUruvtion d *m corps soUde
^ i>i ToA sépare subitf ment q/es Jantes de .mica ^ si l'on rompt en travers un bâton de cirr à cacheter^
que l'oii fende un morceau de bois sec et chaud, ou 4}M'4>n en râcle la surface avec idu verre de vitre, ou enf«u T' qu'on fasse éclater une larme batavl^fàa en rompant ^extrémité, l'équilibre électriquiË sera troublé. Cependant , il est probable que ces cas peuvent élre pour la plupart rapportés au frotteinei^tqui a lieu parmi les molécules. On peut aussi attribuer à la mépie^eause Télectricité excitée en tamisant à travers un crible vaétallique différentes poudres et limailles de métaux, qu lorsqu'ion les projette sur des plaques isolées.
. 6« JOé^hppement 4' électricité par dumgw^nâ de iem* pérOture. — Haûy fit la décoiivjerteimpco'taute, que la propriété de manifester des phénomènes élec-
crislati:^ dont lf?s. formes ne sopt pas symétriques» e*est^li^âire. dont une extrémité, ou un c^é ne ne correspond pas à l'extrémité ou au cûté opposée Aii^si, par exemple, la variété de tourmaline que cet illustre ininéralog^te appelle isogom^ existai pnsmatiqiie à neuf pans $ avec un soiiinifit à six faces et Tnutre à trois, étant exposée à une température d'enviton 4^° centigrades, ne donnera aucun de vertu électrique» jVIais^ ai l'on plonge pendant quelques minutes cette iourmattoe d^s de Teau bouillante ^ «et ,que , la prenant
Mie pélite pfaice imr le miiieii du prisai^ 4 on hi
présente à la calotte de TélectroscOpe, ou «1 une halle de moelle suspendue eu pendule^ déjà char* g<ée d'une électtncité conntie, alors on verra la tourmaline atfim hi lialle par l'ane de «es extré^» luitcs et la repousser par l'autre. L«e sommet à trois faces possède rélectricilé résineuse, et le sommet à six faces rélecuicité vitrée. Qooiija'ane élévation de température soit nécessaire povr dé* velopper dans la foormaline cettcf propriété , elle ne le devient pas pour la lui conserver. Sa vertu éleciiique peut continuer six heures après que sa tempéra tare est Tevemie aa premier .pmnl,* snr* fout on l'a placée sur un support isolé* Dans te fait, la tourmaline perd plus lentement son élec* trieité qu'un morceau de verre dans des circon* stancefl^ sembla blec . ^
Cette propriété d'attirer,, étant chaufifiée, les corps légers, fut reconnue par los anciens dans la tourmaline , qui était probablement leur lyncurium. Les Hollandais donnèrent à celle de i'ile de Ceylaa le no^ ^asthentriUtet', de h vertu «fu'elle mani^ festait d'attirer les cendres, lorsqu'on en laissait un morceau près du leii. Il paraît qu'à une température supérieure à celle de l'ébullition^ la tourmaline perd de son activité électrique , et qu'elle est quelque temps avant de la reeonvrer dans sa vertu première. Lorsque la tourmaline est grosse, elle devient capable d'émettre des éclairs éle^tri* ques. Les topazes du Brésil et de Sibérie manifestent, étant légèrement chauffées y lés mêmes phé^ nomènes électriques. Les topajtes de Saxe et la topaze bleue de l*Aberdeeusbire ne sont électriques que par frottement. La boracite, la mésotipeet la calamine cristallisée deviennent aussi , eomme là tourmaline, électriques par la chaleur, s
Éleçtricité produite par contact de corps dissent*
Utiùies. m l'on pxeâMi deux disques plats^ l'un
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d'argent ou cuivre et l'autre de zinç» chacun de So à 7$ TnillinhètreB de diamètre, munia Pun et
l'autre d'un manche de verre par lequel on le» tient, et qu'on les mette moinen^nément en contact, en les appliquant surface à surface, on reconnaitra, en les séparant, qu'ils sont électriséa l'un et l'autre. Lorsqu'on touche un disque de soufre, modérément chauffé, avec une lame de cuivre isolée, les effets électriques seront ^encore lufs frappa ns. des cristaux acides, touchés avec es lames métalliques , fournisseftt des pfaénomè^ nés électriques. Enfin, des cristaux d'acide oxaliue, mis en contact avec de la chaux vive sèche, éveloppent de r4^ectrieité. C'eat sur l'excitation d'électricité par le. contact de corps chiraiquea dissemblables qu'est fondé le principe d'aclion galvanique et la constrjHption de la batterie voltaïque. Nous traiterons ci-après de cet admirable appareil.
IL Des deux électricités. — Il a déjà été établi que les drux électricités existent toujours ensemble et simultanément. Si elles résultent de la décomposition d'un fluide composé neutre en repos, jious pouvons facilement reconnaître que cette coexistence est inévitable. Cette décomposition peut aussi nous faire aisément comj rendre comlnent un corps quelconque peut être rendu, par frottement, propre à manifester l'une ou Vautre des deux électricités, suivant ta nature du frottoir. La seule exception à ce fait est celle que présente le dos d'un chat vivant qui donne l'électricité vitrée avec tout frottoir quelconque jusqu'à préaent essayé. Pour reconnaître les espèces d'électricité développée, il suffit simplement de communiquer auparavant aux bandes de feuilles d'or une électricité connue, produite par excitation, soit du verre, soit de la cire à cacheter : ai les bandea de feuilles d'or divergent avec la première de ces électricités , et qu'on approche alors un corps si-
DE CHIMIE. • l6<)
miiairement électrisé^ la divergence augmentera; mais, en leur présentant on corps ayant nné électricité opposée, les bandes de fenilies d^ot se rapr procheroiit aussitôt l'une de Taurre.
On a présenté, dans la table qui suit , plusieurs substances qui al^uîèrent l'électricité vitrée quand on les frotte avec tes substances qui suivent dans la liste, et l'électricité résineuse, étant frottées avec celles qui les précèdent :
La peau de chat. Le papier.
Le verre poli ou lisse. La soie.
L'étoffe de laine^^ ou estame. La gomme-laque. Les plumes. Le verre dépoli»
Le bois sec.
Il ne peut être signalé de rapport visible entre la nature ou la constitution des substances et les espèces d'électricité t^ue développe leur frottement miituel ; la seule loi générale qui se fait remàr* quer parmi les phénomènes , est que le corps frot'* tant et le corps frotté acquièrent toujours de« électricités opposées. Le soufre est vilreusement électrisé lorsqu'on lé frotte^évec tout métal, excepté le plomb , et résineusement avêc le plomb et toute autre espèce de frottoir. Le#Corps résineux, frottés entre eux, acquièrent alternativement l'électricité vitrée et l'électricité résineuse; mais, étant frottés contre tout autre corps , ils deviennent résineusement électriques. La soie blanche acquiert l'électricité vitrée avec la soie noire, les métaux et le drap noir, et l'électricité résineuse avec le papier, la main de l'homme , le cheveu , et fai peau de belette. La soie noire acquiert l'électricité vitrée avec la cire à'ca* clieter, mai'; l'électricité résineuse avec les peaux de lièvre , de belette et de furet , avec le laiton , l'argen t, le fer, la main. humaine et la sote blanche. L'étoffe de laine se cbarge fortement d'électricité vitrée avec le zinc et le bismuth; médiocrement aveo.
l'argent, le cuivre, le })Iotnb et le fer spéculaite. L'électricité est résineuse, lorsqu'elle est acquise par cette étoffe avec le platiue , Tor , i'étain, Pantimoîne, le cuivré grid, le sulfure de cuivre ^ le biiuHwede ce métal; les sulfates d'argent, d'an* timoine et de fer. Lorsque deu:fc rubans d'égale surface sont excités en faisant glisser une Ionl^eur de l'un sur une partie de l'autre ^ la portion ' qui a éprouvé le frottemeiît devient éiectrisée vitreusement , et l'autre l'est résineusement. De l'air sec que l'on force à passer sur du verre s'électrise résineusement , et laisse le verre dans l'état opposé. Des étoffes de soie 9 agitées dans l^tmosphère avec un mouvement rapide, prénn ont toujours l'électricité résineuse, tandis que l'air devient électrisé vitreusement. Un ruban de soie blanche frotté contre un ruban noir Uen teint donne toujours des signes d^électricité vitrée ; mais, si le ruban de soie noire est sensiblement usé , et que le ruban de soie blanche soit chaulé , il manifestera l'électricité résineuse-i et en refroidissant, il donnera de nèirreau des signes d'électri* cité vitrée. Le résultat général que déduisit M. Coulomb de ses nombreuses éf très exactes expériences sur ce sujet intéressau% est le suivant :
Lorsqu'on frotte ensemble les surfaces de deux corps , celledpnt les parties composantes s'écartent le moins entre elles, ou se trouvent le moins hors de leur position naturelle de repos 9 paraissent en cûlii^équeiice plus disposées à prendre l'électricité vitrée I cette tendance augmente, si les surfaces» éprouvent une compression passagère. Réciproquement , celle des surliaces dont les molécules dévient le plus de leur position ordinaire par la violence de froltemeint de l'autre, ou par une cause quelcon^ que, est par cette raison plus disposée à prendre l'état d'électrisation résineuse : cette tendance augimetntejt si la sui^e éprouve une dilatation réelie*
Plus cette oppQ8iiicN9i .de cireonstancifs e$t4brte^ plus le développement d^éleelrîclté sur les deux
surfaces est énergique. Ce développement s'affaiblit en proportion de ce que l'état des surfaces devient plus semblabjk; Bne égalité parCeiite'A'rait cesser les phénefntoes^ si elle pouvait exister. Ainsi , lorsque Ton frotte contre une surface métallique rude une substance animale ou végétale sècbe 9 elle donne des signes d'électricité résineuse ^ dans ce cas ^ ses parties sont feroément séparées.» Lorsque, dNin autre côté, cette substance est frottée contre un métal poli qui affecte à peine sa 6ur- |ace, ou qui comprime simplement les molécules^ alors 9 on elle ne fournit aueuné évidence d'électricité, op celle qu'elle manifeste est de l'espèce vitrée. La chaleur, en dilatant les pores, agit sur les surfaces des cor|)S comme le ferait un rude frot^s toir; elle les dispose à prendre l'électrioi!^ rési^^ neuae. De même aussi ^ de. la soie noi|*e neuve , fortement teinte, frottée contre un ruban de soie blanche , prend toujours l'électricité résineuse ; mais^ lorsque l'éloffe de soie noijre est usée^ el sa couleur se passant , si l'on ouvre les pores du ruban blanc par la chaleur, celui-ci acquiert à son tous une plus grande tendance que la soie noire à prendre l'électricité résineuse ^ et en çonséguence il la mei à rétat d'électrisalion vitrée. Cette :^i0fiiuië^^ comme on pouvait s'y attendre , cessenv^ If ^usé accidentelle qui y donnait lieu, et le ruban blanc, en refroidissant, reprend son état de vitreusemen$ électrisé. La teinture noire produit sur la laine le /même effet que sur la soie. Un ruban blanc , frotté contre une étoffe de laine blanche, donne toujoi^rs des signes d'électricité résineuse; mais ce ruban,' frotté contre de la laine teinte en noir^ manifeste l'étei^ii^^é vitrée» J e suis entrée dit le D^Ure) un pet\ ^ minutieusement dans le détail des causes^ paraissant
dpnnen i naiissance à Tune, ou à Tautrci
Digilized
électricité, parce ^ne ces cames peuTenl tiédie à ^eter quelque lumière sur les électriettés qui se dé-
Teloppent entre les coips chimiques, pai fioUement ou simple contact. Il a été^ à la vérité, supposé\{ue les acides non combinés, les alcalis et les métaux , sont dans nn état constant d'électrintion résineuse pour les acides , et vitrée pour les alcalis et les métaux; mais il n'y a ni piobabilité ni évidence que ces corps soient dans cet étal. L'électricité prodaite par lenr contact avec d'autres corps , Bur une furfiiee étendue, donne évidemment lieu . à dérangement de J'équilibre préexisiant. Un fil qui, dans Télectroscope de torsion le plus sensible^ parcotirt 90^ avec une force de moins d'un niillio* niéme de grain, n'indiquera point d'électricité; lorsqu'on le ferait toucber l'acide ou le corps alcalin le plus énergique. •
£n décrivant les deux électricités , nous ne de« -vons pas omHtre def^irier des observatioiis intéressantes de M Ehrmari. Il est des substances, de la classe des conduiteurs imparfaits, qui ne peuvent recevoir qu'une espèce d'électricité lorsqu'on en forme des chaînons dans le circuit voltaïque ; M. £biman appelle C€^ corps unitaires. Le savon parfaitement sec et la flamme du phosphore, réunis avec les deux extrémités de l'appareil voltaïque et avec le sol, ne déchargent que l'élems-iciié résilieuse ; les flammes d^alcool , d'hydrogène , de cire et d'huile ne déchargent, sous des circonstances semblables, que l'électricité vitrée. Tous ces corps cependant, lorsqu'ils ne sont en comniunicaiîon qti'ai^ec nn md pôle de la pile et le sol , font cesser la divergence des feuilles de l'éleclroscope attachées à ce pôle Pour rend»e ces résultats manifestes, isoles^ dans un temps sec, une batte.rie d'environ aoo paires de plaques; mettez en communication , par un (il mooile, aveeebaeun des pâles de la pile; la calotte d'un électroscope^ bandes de
feuiUeg d'or « lorsque Vun ou Taotre éléctroflcope
est mis en contact avec le savon communiquant . aY«c, la terre, la légèie divergence des feuilles d'or cesse; mais 9 lorsque les électroscopes sont comtnu- ^ niquant l'on et l'antre avec le savon et aussi avec la terre, la divergence des feuilles d'or attachées à l'extrémité zinc, on au pôle électrisé vitieusement , continuera , tandis que lefi feuilles de Tautre électroscope se réuniront. L'oidre inverse d'effets se présente, on les feuilles de l'électroscope cornhiuniquant à rexliémilé zinc se lénnissent, lorsque la flamme d'une bougie est en communica* tion avec Tun et Tantre des électroscopes et avec le sol.
Dans un Mémoire intéressant de M. Brande , publié P/iii* Trans* pour 18x4) ce savant a cherché à expliquer d'une autre manière les phénomènes curieux que présentent les flammes^ Comme il çonsidère quelques corps chimiques comme étant naturellement à Téial électrique résineux et d'autres à l'état électrique vitré , il suppose que la flamme positive 8«ra^ttirée paa* la polarité né^a» tivequi ht neutralise, tandis que la flamme négative produit un rétablissement semblable de l'équilibre au pôle positif. Pour démontrer la vérité de cette hypothèse, il plaça les flammes de différens corps entre deux spnères de laiton isolées 9 contenant chacune un thermomètre sensible. Sa première ex* périence vérifia i'observation.dcCuthbertson, que la flamme d'une bougie communique principalement sa chaleur à celU négative de deux boules ^ faiblement électrisées l'une et l'autre par la machine cylindrique de la construction de Nairne.^
JFiçmmies adirées par
îa houle positive, ' lahoule négkéiye,^
Hydrogène p}ipBpliQré Ga,% oléiiai^t. % légèreinent, ,Gaz hy4rQgëne sulfuré
Oxide csirbone en t?n . Icgëreoieiit ; sa vapeur petit courant de va-» d'acide sulfureux pas- * peur, douteuse. sait à la boule positive. .
Idim» eu grand copriipt Hydiogè^Q ar&eniqué } de Tapeui*. , «on acide arsénieu^i»
Ii'acide produit par la^ passait faiblement à flamme de soufre, l'autre boule.
Flamme et fumées acides* Hjdrogène,résultatdou* de phosphore. ^'^pr^ égialîté;
Vapeur de gaz acide luii*; 4'3ttraciîou , . riatique se manifes- Flamme de soufre car^ tanl^ eu r^d^uvraut le^ buré i i|e& fumées ac^* >aul^ av^ da]>4pîfflr . diesp^ssaieQtàMboiyiQ
. 4e tonpae^aU ïpositive»
Vapeur d'acide nitreux. Fl^imme et fumées alca-
Yapeur ^'a,cide,bexiZiOÏr Unes de potassii^ui* quer flamme ^'4qtle lieuMÏ-i
y^pfsm d'anftbrièt que.
Flamme de camphre, . . Flamme de résines.
Les flammes d'huilé, de cire^etc, doivenfc être considérées^ dit M. Brande , comme consistant prin^ilMrteuQfent daii6 0e9'CO9jpi'4*rét«t de vapeup|
évident que lorsque ces flammes sont mises* en com« munication avec le pôle positif de la batterie, et avec xiu électromètre à- feuilles d'or, les feuilles couijlnueront de diverger; mais ces flammes étant mises en C9mmunicati0n avec le pôle négatif , cet étal électrique sera annihilé par l'énergie positive inhérente de la.jQamme^ et^^Hir conséquent, les
feuilles de Télectromètre négatifnedivergeront pas. D'un autre côté, la flanmie du phosphore est néga- ' UYement uui-polaire. Or, on a vu que cette flamine (ce qui est probablemeat dû à la rapidité avec la« quelle elle forme un acide puissant par sa combi^ naîson avec une grande quantité d'oxigène) est attii'ée par la surface électfisée positivement ^ ,et
3ue y par cmséyientj elle est eJHe-ménie négatiTCf^ e sorte qu'elle transmettrait l'électricité négative #à rélectroniètre , mais annihilerait la puissance négative ; et parait être ainsi un isolant sous les cir* eonsifiuices particulières que M. Ëbrinan a dé^ cri tes. Je ne m'arrélerai pas k èxamiiier jusqu'à quel point ce s ingénieuses conclusions sont justes, * Elles n'affectent point l'unipolarité du savon sec,
Îui, d'après la theorie^iie M. Brajnde sur 4^eUa 4^ ammea, devrait être natureUenieiit et coastam-t ment à l'état d'électricité positivjP, ce que nous savons ne pas être.