‹ Manuel de chimie, ou precis elementaire de cette science dans l'etat actuel de nos connaissances (volume 2)Chapitre 22 sur 38 · MAirtTBL · texte numérisé non relu

MAirtTBL

sont inégales, suivant un rapport quelconque, il smbfte tloM 'Crm la quantité d électricité varie dans

lin rapport aifférent , et moindre que celui qui existe entre les surfaces. Ainsi Coulomb s'assura

3uela surface de la sphère plus petite n'étant que a quinzième environ de celle de la sphère plus grande, sa quantité de fluide électrique était le onzième de celle de Tnutre.

La (ahie qui suit est celle générale de ses résultats :

D?n8Îté (le la pellte sphère* Surface de sphère* doDl la surface = 1 •

Infinie^ ^ Moins que a^oo

/t/em, calculée par M. Poisson. . i»65

La différence ne peut donc jamais s'élever &

deux. Coulomb plaça deux globes, chacun de 5 centimèlres de diamèire, sur une même ligne avec un globe de deux décimètres de diamètre , les deux'jplus petits étant en comaet , et Tun d^eux en contact avec lé plus gros. Il trouva que la qnan« tité d'électricité du globe plus petit le plus éloigné du globe plus gros , était à celle du petit globe in« ta^médiaire^ comme a,54 à i* Quatre globes^ chacun de 5 centimètres de diamètre , étant placés sur une file, successivement en contact entre eux et avec un globe de a décimètres de diamètre, on ' reconnut que le rapport des quantités d'électri-^ cités, prises par le petit globe te plus éloigné du gros, et par celui qui en était le plus près, était comme 3,4 à i. Ayant placé vingt-quatre globes, de 5 centimètres de diamètre , sur une même file avec W glcdbe plus gros , de a décimètres de diamèn^e, M. Coulomb compara le vingt-quatrièiné petit globe, c'est-à-dire le dernier dans la^le,

u\.jiu^c6 by G

DE CHUCIE.

avec les autres dans la même iUç^ et les résultats furent ainsi qu'il suil ;*

La densité électrique du à celle

du a3% cotiitne ^^49^ i

du à celle du i^s comme. • 1,7 à i

du 24*" à celle du 10^, comme. . 2,1 à i du a4^ à celle du i*^ qui était en contact avec le gros globe ,

« comme. • • • 3,72 à i

du 'i/i^' à celle du gros globe 9 '

comme. a^i6 à i

Lorsque deux sphères d'égale dimension étant mises en contact et éleatrisées simultanément, on les examine soua le rappprtde leur éle^ieité^ sur les différons pointa de lew aurfaae, on a lea rap*

ports suivans :

Pokitioii des poinlt B apport la tëconâc

comparée» épàiitedr • la premîM.

♦ 900 et 20** insensible.

90 * 3o éygio83 go 60 ^ 0,7994

go go 1,0000

Les diamètres des deux globes étant comme s ft 1 9 on a :

. 900 et 3o insensible, go , 60 0,5882

Que dans les cas cgrdinair^^, TélectricUé soit confirmée sur les surfaces des corps; non seule* ment en raison de la faculté non conductrice de l'air, mais encore par une sorte de pression mé* cankpie que Tair exerce , c'est ce qui devient évident lorsquW rend h densité de V^it moindres

' l8o MANUEI.

en faisant le vide. Quoique les molécules aériennes condttcfrices soient ainsi tcès sensiblement diminuées en nombre, ce qui paraîtrait devoir rendre l'air dans cet état plus complètement isolant; cejpendant le pouvoir électriaue émane alor39 .avec nne très grande rapidité i ae la boule électrisée^ en eorruscations visibles. L'air raréfié est donc on bon conducteur.

4<>. En touchant des points divers de corps éle<;« tri^iés isolés 9 avec un petit disque de feuille mé- * taliiqùe, -ajusté à l'extrémité d'une aiguille de gomm'^-laque, qu*îl appliquait à son éleclro -copc , M. Coulomb chercha à connaître la varia fron de densité électrique à divers points des surfaces des corps de formes et de grandeurs différentes. II trouva dans ces essais, que vers les extrémités de tous les corps conducteurs oblongs., soit lames minces 9 prismes ou cylindres, il y a une augmtfitation rapide d'électricité. Il isola un cylindre "circulaire d«i^ centimètres de diamètres, let de 75 centimètres de long, terminé à chacune de ses extrémités par une demi-sphère. En comparant, les quantités d'électricités accumulées au centre de ce cylindre, et à différens points vers ses extrémités , il trouva que :

* ' , - \ ■ *. Rapport du second

; électroslope de lorsioa

AU premier.

Touché au milieu et à 5 centimètres de

l'extrémité , le rapport était de ' i^aS

Et 9 à dS millimètres de cette extrémité. t ,80 Et à l'extrémité a,3o

Loréquè'le cylindre devient déplus en pins délié vers ses extrémités, l'accroissement d'électricité da ns ces parties devient aussi plus considérable et plus rapide. Enfin y si l'extrétoilé du cylindre se pro- 3€allgeaItde maniè^eft former lesommei d'un cône,

l*aecumalation à ce point est tellement forte , que

BB CftlHIE. l8l

hc résistance de Pair ne suffît plus pour retenir rélectricité dur ta surface du corps condodfeur, et

qu'elle s'échappe en corruscatîons lumineuses visibles dans robsciirité. Dans ce cas, la distribution uniforme d*électricité s'étend à une très petite distance de Textrémité' pointue. On conçoit ainsi pourquoi les corps'^niunis de projections aignés* perdent rapidement l'électricité qui leur est communiquée. De môme aussi, un plateau circulaii;e de 1 3 centimètres de diamètre , lorsqu'il est élec«trisé , a à son centre une tendon électrique de i ; à !i5 miliijnètresdece centre, une tension de i,ooi ; à 5 centimètres, de i,oo5 ; à yS millimètres, de 1,17; à 10 centimètres, de i*,5a; à 114 milli<*' mètres , de 2,07 , et au boj^, de 9,9 fois celle du centre. L'on comprendra facilement alors comment des machines électriques munies de conducteurs principaux allongés donnent des étincelles très vives.

De la distriiution de t électricité parmi des corps cm* tigus qui ne sont point en contact. — Examinons ce . qui arrive lorsque deux sphères électrisées sont mises hors de contact et un peu écartées l'une de l'autri. Il se manifeste alors un phénomène trèa remarquable. On a vu que, pendant le contact, rélectricité se trouve de même nature sur les deux sphères. Pour fixer nos idées , supposons qne cette électricité soit l'électricité vitrée* On i| également vu que l'électricité est nulle au point de contact;* or, à rinstant où l'on sépare les deux sphères, si leurs dimensions sont inégales , cette nullité n'a

{>Ins lieu. L'électricité, combinée ou naturelle^ de a petite sphère , se décompose en partie ; et celle qui est de nature contraire à l'éU'Ctricité de la grande sphère, ou, dans le présent exemple^ l'électricité résineuse, se porte vers le point où le contact a eu lieu. Cet effet diminue è mesure qu^n écarte les deux sphères l'une de l'autre, et il de-

i8a 4Uiiueii

vient nul à une certaine distance , qui dépend du rapport de leurs rujous. Alors le point de la petite spnère^ auquel le contact avait 4ieu , retounie à Tétat où il était pendant le contabt, c'est-à-dire que Téleclricité y est nulle. En partant de ce terme, ^ Ton augmente la distance, toute la surface de la pe- *tile sphère se recouvre d'électricité de la méoie nature; et cette nature d^électricité et la méaie que ' pendant le contact. Ces phénomènes sont toujours particuliers à la plus petite cles deux sphères, quelle que puisse être la quantité d'électricité qui leurrât communiquée. Sur la plus grande sphère, l'électricité est toujours et partout de la piéme ^ espèce qu'au moment du contact.

JJans une expérience faite par Coulomb , où la grande sphère avait a8 centimètres de diamètre et là petite 104 l'opposition des deux électricités con« tinua d'avoir lieu jusqu'à ce que l'écarlemenl des deux sphères fût devenu de 5 centimètres. I-orsque le diamèti e de la petite sphère n'était ^ue de 6 xentimétres, l'opposition continuait Jusqu'à ce que la distance fût devenue d'une quantité égale à celle * du diamètre, ou de 6 centimètres, mais psfs audelà* Lorsque les sphères sont de dimensions égales , ces eûpconstanees particulières m'ont pas lieu. Lorsqu'on rapproche par degrés Tune vers l'autre ♦ deux sphères chargées d'électricités contraires, Tépûsseurde la couche électrique, aux points les plus près de leUKS àm% surtaee$, devient plus grande ; et cette épaisseur augmente indéfiniment à mesure que la distance des deux surfaces diminue* La pression que l'électiicité exerce sur la lame d'air interposée emre les deux cprps, aug* mente progresMtrement , et finit pait surmonter la résistance de l'air; le fluide électrique s'échappant . alors sous la forme. d'une étincelle ou autrement, . doit piissM, avant leurccMitiieta^éel , d'une surface a Vautré. . ,

BB CHIMIE. ld^3

Cette action à distance est la clefdeftpriucipauK phénomines d'élecicicité.

Les premières recherches sur l'éleotricité don« nent lieu à établir craboid ce fait , que des corps électrisés attirent ou semblent attirer les matières légères au 'on leur présieniey ^ns ou'iL soit nécessaire ae développer dansxeUes-ei la Tertn élecy trique ])ar frottement ou communication; mais il nous faut actuellement concevoir que ce développement est spoutaucment effectué par la simple influence a distance du corps éleetrîsé^ sur les électricités combinées ou électricité naturelle des petits corps autour de lui. Ainsi toutes les attractions réelles ou apparentes que nous observons n'ont lieu qu'entre des corps électrisés.

Lors donc qu'un corpa eoniUicteur isolé B, dm* son état naturel d'électrisalion , est rais en présence d'un antre corps électrisé et is(»léA, Télectricité distribuée sur la surface de agit par ii^uence sur les deux électricités combinée» et en repos , ou sur l'électricité naturelle de B , dér compose une quantité de cette électricité proportiounellc à l'intensité de son aolion^ et ia résout dans ses deux principes constituana» De ces denx^ électricités devenues libres , le corps A en attire une et repousse l'autre. Celle-ci se porte sur la partie de la surface fi, qui est la plus éloignée du corps A, et la première, sur celle qui «en est la plua voisine. Ces deux électricités agissent à leur * tour sur l'électricité libre de A, et même sur ses deux électiicités combinées, dont une partie se décompose ppr cette réaction ^ et se aépare , si le oorps A eft euasi conducteuTl Getti^ nouvelle séparation entraîne une décomposition de réiectri* jcité combinée de B , et ainsi de suite , jusqu'à ce

Se les quantités de chaque principe deviennent res^ ou que les deux corps arrivent à l'équilibre par le balancement de toutes les forces attraetives

cygitized by

1 54 MANUBJL

répulsives qu'elles ea^ercent mutuellement les unes sur les autres , en vertu de leur nature diffé- Tente ou semblable.

Si l'électricité qui a été donnée au corps électrisé A est vitrée, et si le corps B est un cylindre, Texlrémité de ce corps la plus voisine de A sera à l'état résineux ; celle la plus éloignée , à Tëtat Vitré , et la partie du milieu sera à Tétat neutre.

Si, dans cet état de choses, l'on touche l'extrémité la plus éloignée avec un troisième conduc- ,teur C 9 également isolé et dans l'état naturel , et qu'on le retire alors, on le trouvera chargé d'électricité vitrée; ou si l'on touche avec le doigt Vex^ trémité éloignée du second çonducteur, et qu'après ^*en avoir retiré , ou sépare les premier et second conducteurs isolés à une très grande distance, on, •trouvera que B a acquis de l'électricité, indépen- , damment de la présence de A; si cependant, sans avoir touché B ,.on Jies sépare^ alors B n'étant plus , exposé à rinfluencé de A, retournèraît aussitôt à son état naturel ; dans ce cas , les deux électricités décomposées, s'écoulant des extrémités , rétabliraient , en se recombinant, l'équilibre. Si Télec- , ^tricité de A était vitrée, le conlact d'un doigt non électrisé ferait passer B à Tétat d'électricité rési* neuse, en ouvrant, pour parler ainsi, un canal par lequel puisse s'éçouler l'électricité résineuse repoii^sée. On voit aussi combien cette succession d'action et de réaction peut augmenter prodigieusement rinlensité d'une électricité originairement très faible. On peut , sur ce principe , communiquer à volonté à un conducteur isolé Tune ou I autre des électricités d'un corps électrisé^ ou source.

* / Si nous excitons, en le frottant sur la manche de notre habit, un, b^ton de cire à cacheter, nous rendons cette électricité résinèuse susceptible de produire ou l'état' résineux , ou l'état Titré, dans la

DE CHIMIE. ^ l85

feaille d*or d'nn élecfrbscope* Si nous tenons le

bâton â une petite distance au-dessus de la calotte ou couvercle de l'élrctroscope, les feuilles divergeront aussitôt , et dès que nous le retirerons , elles se joindront. Si nous touchons alots le oouvercle

f)oui un instant avec le bflton de cire à cacheter, es feuilles acquerront le même état électrique. £Ues continuel ont de diverger avec électricité résineuse. Rétablissons IVtat ^naturel , en touchant le couvercle avec le doigt , en tenant de nouveau le bâton de cire à cacheter un peu au-dessus de l'électrqscope; touchons alors un moment son couvercle avec le doigt, et , en le retirant , éloignons en même temps le bftton de cire à cacheter, nous verrons lés feuilles contimit r à diverger; et en essayant l'es*

{)j^ce d'électricité , nous reconnaîtrons que c'est 'électricité vitrée; car l'approche du bàlon de cire excité fera diminuer la divè^geÀce taitdis que celle du verre excité Taugmentera.

Ce.4 attractions et répulsions réciproques, ainsi que ces décompositions du fluide électrique composé, expliquent parfaitement l'action du condensateur d'électricité tel qu'il a été imaginé par OEpînus ou Volta, et perfectionné par Culhbertson ; de Télectrophore, de la bouteille de Leyde^ et jusqu'à un certain point, -die l'appareil mystérieux de la batterie voltaïque. A ce sujet, toutes nos recherches électriques précédentes peuvent être considérées comme de simples introductions; icar cet appareil constitue la grande chaîne d'union entre l'électricité et la chimie, dérivant probable* ment de suites non interrompues de décharges impulsives^^ tirant par conséquent son nierveilleuXvj^uv^^Ë'analyse chimique des effets réunis

dléleçtrkjjpV élective.

> IV. JDe i^étrické Do/iaique. — Le célèbre' wil- /vani , professeui de physique à Bologne , qui s'oc- <^^H>îfc^^flJ^r4;fxpéi^ sur l'excitabilité des

j86 MANU£L

orgdn^n iDUteiilâires pmr l'éleèlrkité , ayant par

lias<ircl snsppiulu au moyen de crochets de cuivre, des grenouilles réceuinient tuées ei écorchécs qu'il employait à ces épreay»^, anx paliasades de ier de sùîi jardin ^ tl observa dana * les pieda et le^ jambes de ces animaux, certains mouvemens convulsifs. Cet effet, qdi ne pouvait s'expliquer par aucun principe connu, ouvrit dès-lora an va^te <^nip de recnerche à la science physique.

' La naftit^ et robjel de cet ouvrage ite no^<5 permettant pas flVritrer dans des détails histoilques, nous traiterons ici tout à la fois de P électricité vol^ torque dana aon état actneU et de la ckàUe ééectri^ue. Gaivani avait af tribné lea mcnvemena mnsoukiiite à une suite de décharges d'une électricité particulière inhérente et naturelle aux corps vivans^ à laquelle on donna pendant qnelqiie temps le nom d'électricité animale, ou qu*on désigna par le ternie plus mystérieux de galvanisme. Mais Volta ayant répété les expériences de GaWani , reconnut et prouva <{ue les phénomènes résultaient du contact dés deax métaax hétérogënea^ le eame ët le fer,

' produisant dans Téquilibre électrique un dérangement qui, quoique très faible, pouvait cependant suffire pour affecter le plus senaible de tous les étectroscopes, rirrilabiltté dea orgmett inaéciil«fire^ d'une grenouille récélnment tvée, quoiqu'elle ite pût se manifester à aucun électroscope de construc-

.^tion humaine. Volta confijfma pleinement celte belle théorie , ^e !e coiifacC de afeixx métaiix différena, zinc^ et argent, aôna la foi4ie de xliaqnes

tenns nu moyen de manches ou tiges isolantes .partant de leur centre, était capahl ^«ondenaateitr ordinairé d'électriçikij W Cependant Galvani chreivhâM$<^ii pothèse qui attachait son nom à la science, p%*é- .senta, pour Tappnyer, quelques faits^ etl^^iedx, u'^^iit qu'an poâvait pr odniredrt^ a Im^^Ê^ ttëê

'afSeçlex le

DB CHtlCIC. 187

de cadavres de grenouilles, des convulsions musoculaires entièrement indépendantes de l'action de métaux^ Ce fut d'api ès ces objections que Volta fut amené à la découverte qu'il fit depuis, que des Corps hétérogènes, autres que des métaux, pouvaient , par contact ^ troubler Téquilibre élec* frii|li€. il côiistdéra que puisqu'une baguette déliée d'argent et une de zinc se touchant entre elle» par l'une de leurs extrémités, et mises par Faatre eu contact avec le nerf et le muscle, ou àvec ta colonfie dorsale et les pieds d'ulke gre* Mmiile fnôrte , étaient capables d'exciter des con» vulsions énergiques, une répétition sur une sur» face plus étendue de cette simple suite de deux Yttétaût et d'humidité y pativait produire un êCfet combiné se feisifnt sratiir an toucher de la main.

En s'attachant avec la persévérance la plus philosophique à suivre cette idée qui lui était propre, il parvint à construire avec le plus helireûx raccâs ,. >p^r tine alteitMitton régulière de disques d^argenf , rfe'^zine'et de drap ou de coton mouillés, établis en forme de colonne, la pile électro-chimique et la batterie devant associer dans les âges futurs le tm«9 de Vôba ér oeini de Galvaui* Les ares métalliques composée dé cuivre et de zinc avec lesquels Volta réunissait un circuit de coupes contenant de l'eau salée, pour .former ce qu'il appelait sa co«- T^Hé des tosâM^p^ÊftfVentétré Considérée comme p!*é» MUtam le même appai^etl daml vât arrangement

horizontal au lieu de celui en colonne. M. Cruiçkshanks substitua avec avantage à la première coustmction, nne auge ou cuve vollaïqiîe ^ et la âeeoiràe a Suggéré l'idée de rar^angement de cel"lules de porcelaine parallèles formées par des diaphragmes de la même substance , dans lesquelles on établie convenablement une suite de ^ plaq^ ij^ftttHquëS éotdposéés. • >'m

Fonni les physiciens qui ^ ajîrès *Gàlvimi et ,

l88 ' KANUBJL

Volta, entrèrent dans la lice, il s'en est présenté deu^ d'une réputation illustrée par leur génie et les succès de leurs- recherches : le docteur Wol- Jaston et sir H. Davy. Le premier enfle mérite particulier d^établir et de traeer l'analogie qui existe entre les effets mystérieux du g^élvanisme et réiectricité ordinaire ; et il a depuis inventé un appareil 9 au moyen duquel cet agent peut exciter une ^ive ignition Hans presque tout circuit mi« crocospique. Quant à sir H. Davy, l'importance de ses découvertes dans réleotiicilé voltaïque et en chimie est telle , qu'il est difficile de trouver des expressions propres à la Mettre dans tout son ionr.

C'est en me guidant d'après les recherches de ces savans, dit le Dr Ure, que je vais essayer de présenter un exposé succinct des phénomènes voltaïques*

On peut distinguer, oans la science éleetro-chi* mique , six granoes époques : i^. la première découverte par Galvani ; a", la découverte par Volta, du contact de métaux hétérogènes dérangeant l'équilibre électrique; 3<». Tinvention de la pile par Volta ; 4''- puissance ckimiqMdecelBiifyen comme agent , observée pour la première fois par MM. Car^ Jisie et Nicholson , dans la décom)>osition de Peau;

ridentilé de ces effets chimiques avec ceux qui peuvent être produits par réiectricité ordinaire , découverte d'abord par le docteur Wollaston et démoiurée par lui dans son admirable Araité, Experiments oti the chemical production and agency of Èiectricitjrf et enfin, par sir H. DaTj^dans une suite de mémoires égalemeiit remarquables sous le double rap| ort du génie et de l'adresse. Ce n'est qu'être juste envers ce savant que de faire observer que l'origine ^t le développement mani* festemeni connu ^ ses plus brillantes décooTeries, / datent de l'époque qui suivit immédiatement celle où la construction de la pile de Volta fut annoncée, La lettre du calibre Volta ^ dans laquelle il

décrit son inyenlion , est datée de Cftme, le 90

mars 1800; elle fut publiée dans rautomne de cette anjDée, Philosophical Transactions; et dans Nichol* son' s Journal , poar septembre de la même année; sir Humphry Davy, alors sariiitendant de Tlnsti* tution pneumatique à Bristol , en donna une communication importante.

M. Carli4e, à qui sir Joseph Banks avait particulièrement donné lecture d'une lettre de Yolta, constrtaisit on> pile; et, au commencement de mai, il fit , assisté de M. Nicholson, plusieurs expériences sur la décomposition de l'eau , et la coloration en ^ ouge du tournesol par ce moyen. Mais ces expéiiences ne furent pas publiées ayant le mois de juillet. M. Nicholson , dans un ex]>()sé fait en maître de la découv erte de Volta , dt^ celle de M. Carlisle , et de la sienne propre , s'exprime ainsi :

« Nous avions été porté, en raisonnant sur la première apparence d'hydrogène, à nous attendre à une décomposition de* l'eau; mais nous ne fûmes pas peu surpris de trouver que l'hydrogène se dé* gageait au contact avec un fil , tandis que Toxigène ^e fixait en combinaison avec l'autre iil , à la distance de presque deux pouces. Ce fait nouveau^ « qui reste encore à expliquer, semble îndî(|uer queU

âue loi générale de l'action de l'électricité dans es opérations chimiques »

« Frappé, dit sir H Davy , du phénomène curie^ix remarqué par MM. Nicholson et Carlisle, s^oir, la production apparente séparée d'oxigène et d'hydrogène de différens fils , ou fie différentes |>ariies de l'eau complétant le circuit galvanique, #je dirigeai mes premières i^echerches sur les moyens de reconnaître si Poxigèti^ et l'hydrogène ne pour- ' raient pas éire séparément prodpits de quantités cl'eau non immédiatement en contact entre elles. » * Sir H. Davy rend compte alors d'expériences très

ingénieuses et décisives dans lesquelles il produisait le dégagement distinct d'oxigène et d'hydr<^-

Sfène, d*eau contenue dans deux verres iéparés , ' ors même que la communication était établie entre eux, ou moyen de fibre musculaire morte, à travers son propre corps , ou même à travers trois personnes. Il soumit ensuite à l'acticm de la pile voltaîque , de l'eau dépouillée par réDallition de son- oxigt»ne peu intimément combiné, et il obtint ses deux constituons à l'état de pureté.

« Réfléchissant, dit-il, sur cette production séparée d'oxi'gène et d'hydrogène de quantités différentes d'eau , et sur les expériences, de M. Henry jeune, relativement à Paclion de Télectricité galvanique sur différens corps composés , je fus porté à supposer que les parties constituantes de corps tels (en les considérant comme immédiatement • decomposables par Tinfluence galvani(^ue) pouvaient être dégagées séparément des lils, et en conséquence obtenues distinctes l'une de l'autre. »

Ayant soumis ensuite une dissolution de potasse à la puissance voltaîque de 100 paires de petites plaques, sans obtenir la décomposition à laquelle il s'attendait , sir H. Davy observe : « Surpris de tes résultats, qui prouvaient qu'il n'y avait pas ^ eu décomposition de potasse, et que, dans cette manière d'opérer, cettesubstanceneproduit d'autre effet que de rendre l'influence galvanique capable de dégager plus rapidement de l'eau l'oxigène et l'hydrogène , je me décidai i faire agir cette influence galviinique sur la potasse, par voie de communication directe. » 11 n'y eut encore que décomposition d'eau, comme il y avait lieu de s'y attendre. Enfin sir Davy décrit la décompost* tion de l'ammoniaque liquide , ainsi que des acides sulfurique et nitrique, et termine en rectifiant une erreur dans laquelle le docteur Henry était tombé 9 relativement é une décomposition supposée

Digiiizea by LiOOglc

de potasse. « Si , dit-Il , le rapport entre les.cjuantités d'oxigèoe et d'hydrogèoe produites par les différens fils f st toujoui's le même , quelles que

soient les substances tenues en dissolution par l'eau avec laquelle ils sont réunie , cet hydrogène naissant deviendra un instrument puissant et exact d'anaJTse. »

Le docteur Wollaston enduisit le milieu d'an fiî • d'argent très fin, sur deux ou trois pouces , fie cire à cacheter; et 9 en coupant ensuite ce lil par le milieu de la partie enduite de cire , iPmit à découvert une section du fil. Les deux extrémités enduites du fil ainsi partagé , ayant été plongées dans une dissolution de sulfate de cuivre, furent placées f dans le circuit électrique^ entre les deux conducteurs d'une machine cylindrique; et l'on fit asser à travers la dissolution, au moyen de ces Is , des étincelles tirées à environ a, 5 millimètres de distance. Après cent tours de la machine, il s'était formé sur la surface du fil qui communiquait avec ce qu^on appelle conaucteur négatif, un précipité qu'en le brunissant on reconnut être , évidemment du cuivre ; niais un semblable précipité n'avait pas été produit sur le fil opposé.'

En donnant une direction inverse an courant d'électricité, l'ordre des phénomènes Ifut renversé par suite de ce changement; le cuivre fut promptement redissous, à l'aide du pouvoir oxidant. de , l'électricité positive, et il se forma , comme dans le cas ci-dessus, un précipité de cuivre sur le fil opposé.

Une expérience semblable, faite avec ûn fil d'or' de o,ti5 millimètres de diamètre, dans une dissolution de sublimé corrosif, eut la même réussite.

Si un' morceau de zinc et un morceau d'argent ont chacun une,extrén)ité plongée dans le même Taisseai^ contenant de i'acide slilfurique étendu dfune gjandé quantité d'eau, le sine es} dli^soust

192 UÀMStL

et fournit du gaz hydrogène par décomposition de l'eau : l^argent , u'étapt pas attaqué , n a auct^i pouvoir de décomposer l'eau ; mais, toutes les fois qu'on fait toucher le zinc et l'argent ^ ou que l'on ét^iblit une comnuinication métallique quelconque entre eux , il lye forme aussi du gaz bydrogèfie sur la surface de l'argent. Tout autre métal quelconque que le zinc, pouvant, à l'aide de l'acide employé, décomposer l'eau, réussira également, si le ûl consiste dans nn métal sur lequel l'acide n'a pas d'action.

Des expériences analogues à la première , et également simples , peuvent aussi être faites avec un grand nombre de dissolutions métalUques. Si , par exemple, la dissolution contient du enivre, ii sera précipité par un morceau de fer, et paraîtra sur sa surface. Il ne se produit aucun effet sur l'argent plongé simplement dans la même dissolution ; mais , dès que les métaux sont mis en jcon^ tact , l'argent reçoit un enduit dç cuivre.

Dans l'explication de ces expériences , dit le docteur Wollasi on , il est nécessaire de faire attention à un fait établi par le moyen de la pile élec-* trique. Ii est connu que, de l'eau étant placée dans un circuit de conducteurs d'électricité, entre les deux extrémités d'une pile, si le pouvoir est suflis^ant pour oxider l'un des fils de communica- <tio»^ le fil en contact avec l'extrémité opposée fournit du gaz hydrogène. Puisque , dans ce cas , on voit que le dégagement d'hydrogène dépend de l'électricité, 11 est probable que, dans d'autres cas, l'électricité peut être aussi nécessaire pour sa conv«rsion^en gat. Il paraîtrait donc que, dans la dissolution d'un métal, il y a de l'électricité développée pendant l'action de l'acide sur ce métal , et que la forms^tion de gaz hydrogène , même dans ce cas , dépei\|l d'un passage d'électricité entre le fluide et le métal. . . •*

ïï^ cMjfiE. 193

Oh volt en outre, dans les expérience? avrc le zinc, que ce métal a , sans le contact d'aucun au-^ tre, le pouYoir de décompo«»er l'e/iu; èt comme il n'y a pas de raison pour' supposer que le cou* tact de l'argent produise aucun pouvoir nouveau, ce métal ne peut servir que comme conducteur d'électricité, et c'est par cette fonction qu'il occasionne la formation de jgaz hydrogène. Dans Tex* périence aveé le /er, le métal a par lui-même le pouvoir de précipiter le cuivre, au moyen, il est à présumer, de Télectricité qui se développe pendant sa dissolution ; et ici également Pargent acquiert , comme conducteur de l'électricité , le pou* voir de précipiter le cuivre à l'état métallique*

L'explication qu'on donne ici, relativement à ces combinaisons voltaïques de simples paires, reçoit une confirmation additionnelle des expériences comparatives ci-devant avec ^électricité ordinaire. £Ues font voir que le même transport de pouvoir chimique et le même renversement apparent de l'ordre habituel d'affinités chimiques ^ aans la pré* cipitation du cuivre par Targent^ peuvent être effectués par une machine ékctrique ordinaire. Il est ainsi prouvé que l'action chimique' de Télec-» trieité ordinaire est la même que le pouvoir excité par des moyens chimiques ; mais 9^ depuis^ on avait remarqué une différence dans la facilité comparative avec laquelle la pile de Vol ta décompose l'eau et produit d'autres effets d'oxidaiion et de désoxidation des corps exposés à son action ; et c*est en cherchant à écarter cette difficulté, que le docteur Wollaslon réussit à produire, par Télecjlricité ordinaire^ une imitation très rapprochée de « la réalité des phénomènes galvaniques»

On avait pensé que , pour opérer la décomfiosition de l'eau , il était nécessaire de recourir à l'emploi de machines puissantes et de grandes jarres de Leyde ; mais lorsque le docteur Wolias<»

ton contidérarcrae la décomposition doit dépendre

de la folrce de fa charge d'électricité, convenable* ment proporûonnée à la quantité d'eau, et que la quantité exposée à sou action à la surface de * communication est en raison de l'étendue de cette < surface , il parvint , en la réduisant , à effectuer la décomposition de l'eau avec une machine beau-

tube capillaire de verre. Après avoir alors chauffé le tube de manière'à. le faire adhérer à la pointe et à la recouvi'ir de toute part, il le broya par degrés , à commencer par le b^s , jusqu'à jce qu'avec une loupe, il pût apercev^oir la pointe de Ter à découvert.

Le «uccès de cette méthode surpassant ses espérances , le docteur WoUaaton revêtit de la même manière plusieurs fils , et ii trouva qu*en fiiisant passer à travers l'eau des étincelles tirées des conducteurs ci -dessus ^oieotionnés, à l'aide d'une

SQÎnte ainsi garnie, un^ étincelle passant à la istance d^un huitième de pouce , décomposerait l'eau , lorsque la pointe exposée n'excéderait pas un dix-sept centième de pouce de diamètre. Avec une autre pointe ^ dont ii estimait le diamètre à un quinze centième de pouce, une suite d'étfn* celles, d'un cent vingtième de pouce de long, fournissait un courant de petites bulles d'air. Mais, de quelque manière qu'il fit ses essais à ce sujets il remarqua que dans tous chaque iil donnait l'un et Tantre gaz oxigène et hydrogène , au lien de la production de ces gaz séparément , ainsi qu^elle «a heu dans la pile électrique*

Le docteur WoUaston est disposé à attribuer cette différence d'effets à ce qu'il est nécessaire d'employer l'électricité ordinaire avec une plus

grande mtejasitéi car» que les .ékctrjicités positive

lis CHIMIE.

et négative, ainsi excitées, aient chacune le même

iiouvoirchimique^ comme il a été remarqué qu'elles . *oiit âinsi dans la pile éle<^ique , c'est ce qu'on peut reconnaître par d'autres moyens.

Il a été fait mention, dans la précipitation du cuivre par l'argent , d'un cas de désoxidation par rélectncité négatiye ; on peut aussi démontrer le pouvoir oxîdant de rélectricité positive , par ses . effets sur les couleurs végétales.

Ayant coloré une carte avec une forte infusion de tournesol 9 il fit passer le long de cette carte un comwit d'étincelles éleélriques, au moyen de deux pointes d'or fin , touchant la carte, à nn pouce de distance l'une de l'autre. L'effet , comme dans d'autres cas , dépendant de la moindre quantitéd'eau 9 était le plus apercevable ^ la carte étant presque sèche. Dans cet état , il devint suffisant d'un très petit nombre de tours de la machine pour produire au fil positif une couleur rouge très maniteste à l'œil nu. Le fil négatif étant ensuite placé sur la partie colorée en rouge, sa eontenr bleue originale fut aussitôt rétablie. Les mêmes effets sont produits dans beaucoup moins de temps par la pile yoltaïque.

Le docteur Wollaston conclut que toutes les différences que l'on découvre entre les effets galvaniques et ceux de Télectricité ordinaire, peuvent être dues à ce que la première de ces électricités est ntoins intense, mais produite en beaucoup plus grande quantité.

En faisant toucher un fil joint à l'extrémité zinc d'une pile voltaïque de 5o ou 100 paires, à la calotte dé laiton de l'électroscope , il ferb diverger A l'instant les feuilles d^or avec électrieité viti^e. ^ Un fil joint h l'extrémité cuivre, les fera diverger avec électricité résineuse; mais un fil du milieu de la pile n'aura aucun effet sur l'électroscope. Si l'on introduit y des extrémités opposées de la

pile , des fils de platine dans la dîssolnlion qoêl-

coiique d'un sel neutre, consistant dans un acide uni à une substance alcaline terreuse ou métallique ordinaire , Tacide se réunira autour de la surface électrisée vfrrensenient ou positive; et Talcali, la terre'ou l'oxide, autour de-la surface électrisée résîneusement ou négative. Si Ton se sert, pour contenir la dissolution, de deux yases séparés 9 réunis par un filament d'asbeste humide^ on trouve que l'acide rassemblé dans le vase contenant le fil électrisé positivement, sera en pro-

Sortion définie, relativement à la matière recueillie ans Tautre vase; -c'est-à-dire que l'acide formera avec cette matière un composé neutro-salin. Si c'est de l'acide mui iatîque aqueux qui agit sur les fils , il se séparera de riiydrogène à la surface négative, et du cblore à la surface positive.

Les faits qui pi écèdent , constatés relativement & l'électricité voUaîque , [)euvent être considérés comme élémentaires et fondamentaux , en ce qui concerne celte électricité» Avant de • décrire ses • effets plus grands et»plus compliqués, nous allons

Stésenter ici un exposé des diverses modifications e l'appareil.

Dans ta cuve , ou augo originale de Cruickshanks, on assurait le contact parfait de chaque paire de plaques de cuivre, et zinc^ en soiidaul en* semble leurs surfaces. Chaque plaque métallique composée, et de foi me carrée, était solidement fixée n au m(»}en d'un ciment, dans des rainures entaillées sur les côtés et le fond d'une caisse oblongue de bois d'acajou, pouvant tenir l'eau. Les interstices entre cnaque paire de plaque, ou les cellules qu'elles formaient par leur séparation , étaient remplie s avec le liquide excitant^ neutro- * salin ou acidulé. La difficulté de nettoyer les surfaces des plaques dans cette construction, et l'idée ^e la quantité d'électricité était proportionnelle

à la surfaçe ûnc exposée à l'oxidation , portèrent A revenir i l'arrangement ou appareil des tasse»^

à couronnes. Dans cet appareil, les plaç|ues carrées zinc et cuivre dans chaque* paire, étaient placées parallèlement entre elles ^ à nue distance d'environ un demi-pouce, et soudées ensemble au milieu d'un bord, par on arc étroit, réctangulaire, de cuivre. Chaque paire était fixée parallèlement A celle qui la précédait , et à une distance corres* pondante à la largeur des cellules dans 'la cuye ou auge de porcelaine, leurs arcs rectangulairea étant fixés par une vis à une baguette de bois chauffée au four et bien vernie. Di£ ou douze paires de plaines , de c[uatl*e à six pouces de diasiètre chacune, ainsi di^osées , peuvent être con* venableraent plongées toutes à la fois dans le liquide excitant, ou en être retirées de même.

]rar la réanion d'une suite de ces cuves ou auges , on se procurait une batterie très énergique. Plus récemment , le docteur WoUaston a rendu probable, <|ue l'influence de l'appareil voltaïque pour faire brûler, est augmentée , en plaçant à l'une et à Tautre des surfaces opposes où zine , à la cU» stance d'un huitième ou un quart de ponce , une laque de cuivre. Le pouvoir étonnant d'ignition e ses petites paires de plaques semble au moins justifier cette conclusion. ^

Pour la solidtité de construction , et la commodité dans l'emploi , je préfère la caisse ou boîte d'acajou , et les paires de plai]^ues soudées de Cruickshanks. On peut enlever aisément des sur-» Êices du zinc 9 au moyen d'un grattoir ou racloir d*acier de forme convenable , l'oxide qui y est adhérent. Je ne pense pas non plus que cette forme d'appareil soit notablement inférieure , en effet chimique, aux plaques séparées, de même di- ,inension , dans des cellules de porcelaine. Le docteur Hai^, de Philadelphie» a dernièrement ima*^

giné une modification ingcniease à l'appareil de la seule patfe, produisant ignitîou, du docteur Wol« lastoii ; et d'après le grand pouvoir d'exciter la chaleur qui résulte de cette modification , ainsi

âue de sa faible intensité électrique , le docteur [are a cru devoir donner au nouvel appareil auquel elle donne lîeu , le nom de catorimétmtr. Lors* que les plaques sont très larges, elles doivent être établies sur le plan de la cuve ou auge à porce« laine. C'est ainsi que M. Chiidren ^onstraisk sa batterie gigantesque , le plus magnifique appareil voltaïque qui ait jamais été vu. Cet appareil consiste dans vingt paiires de plaques de cuivre et zind^ ckaque plaque ayant six pieds (1*^9839) de long^sur deux pieds huit pouees (o^'^qiS) de large. Chaque paire est jointe à chaque bout par des lames ou rubans de plomb » et est placée dans une cellule en bais séparée. Ces vingt paire9 de plaques sont ^uspendu^es k une poutre o« soKve ae boisr, faisant les fonctions de fléau de balance, ayant des contre-poids, au moyen de quoi on peut facile*» ment enlever les paires de pkques de ieutfs cei« • liilest ciu les y laisser descendre. Le pouvoir de cette batterie fut essayé pour la première fois le a juillet i8î3. Les cellules furent remplies avec soixante parties d*eau et une partie d'un niélaiige d'acides nitrique et snlfurique, qui fut pir de^vé$ augmenté fusqu'au double de cette qua«tité<l*Mttle» Dés conducteurs de plomb charriaient Télectricitc dans un lieu obscur contigu , où se £aisaiciU les expérraioes. Le pom9Mr de la bittlterie fui; prodi*^ gteux ; il enflamma et fit brAler un fil épaiv -de platine, sur une longeur desix pieds (i '",839); mais ^ un fil de platine plus petit ne pouvait être brâlé sur une longueur ^le« Cette à\Sétmtc& fut îisgé^ nieuseuient «ttribuée par te docteur Wdfasioni à l'uifluence refroidissante de l'air, agissant plus ef* fieacement sur la masse plus déUée de métal. Du

platine 9 dans dos longueurs moindres , était jfondu avec grande facîlké. Oe Firidium fat jfondu en an globule, et se faisait aisément reconnaître comme . étant un métal cassant. De la mine composée d'iridium et d'osmium, fut également fondue, mais non parfaitement. Du charbon , maintenu à la température d'une chaleur blanche dans des gaz chlore et chlore-carbonneux , ne produisait sqr * eux aucun changement ; et cette éno; me batterie ne put, par aneun moyen quelconque, opérer d'effet sur le tungstène ni sur Furane.

Dès le commencement de son illustre carrière électro-chimique , sir H. Davy inventa di'verses constrocttons YOltaïques^ dans lesquelles il n'em-* plojrait 9 on qu'on seuinnétal , oii aucun corps mé« tallique. Parmi les Nou^^dUs selentifiques imérééfl Philosophical querto Journal, mai 1801, on apprend que ce savant avait foi:mé des piles consistant dans les métaax simples, a)*gent , cuivre , rinc et plomb, e% qu^un des arrangemens était une plaifue de métal, un morceau de drap trempé dans de l'acide nltxiqueéiendu , un autre morceau de drap trempé dans une dissolutioQ de sulfure de potasse; pi^is une autre plaque du même métal , et les trois morceaux «e dran comme ci-dessus. On ajoute, dans cet article au journal , que si l'on se sert d'une cuve ou auge avec cellules , la séparation éntre Tacide et la dissolution de sulftlre de potasse peut être établie au moyen d'une plaque de corne, au Jieu du morceau de drap imbibé d'eau , les ^ deux liquides» Tacide et la dissolution de sulfure, pouvant être réunis par une lanière de drap mouillé, tendue sur le bord supérieur de la plaque de corne. • La communication aura ainsi complètement lieu, • sans donner lieu à aucun mélaage, parce que l'eau ^ est plus légère qu'aucun des autres liquides. Il fut puMté un exposé complet de eès nouveaux et très curieux arrangemens dans les Philosophical Transae-^

tions, pour l'année ci-dessus 1801, et cet exposé est copié , Nkholson's Journal^ dans le numéro de décembre.

L'argent ou lé cuivre forme « dans la constroction ci-dessus, un appareil électrique qui, avec une^suite de cinquante plaques , donnera des coramotions. Lorsc|ue la construction est celle d'une

Sile, le drap imprégné de la dissolution la plus ense devrait être placé le plus au-dessous dans cha que alternation , et la dissolution de sel commun dans le milieu.

Les tables qui suivent contiennent quelques suites formant des combinaisons électro-voltaiques, arrangées dans l'ordre de leurs pouvoirs; les substances les plus actives étant nommées les premières dans chaque colonne.

Tablb dressée par sir H. Davy ^ de Quelques arrange* ynens électriques, formant, par comhinaison , des bat* teries^ uoltaîques composées de deux conducteurs et d'un Iconductear imparfait.

Chacune de ces sub- &tanL-c& est le pôle positif relativement à tous les métaux placés au ^ dessous^ d'ctte dam la colonne f et le p61e tiègatifàr^arddetoK faux plaeiQCiiidemis* {

DiMolution diacide nitrique.

d'acide muriali que.

^ d'acide snlfnrîque.

de sel ammoniac .

-^demtre»

—d'antres tdt nenifes.

DS CfiXIfIB.

Tabm. De quelques ^arrangemens électriques, consistant dans un conducteur, et deux conducteurs imparfaits.

Cuivre* ,

Acide nitrique* Acide talfiiri<iiie*

Argent.

Plomb.

Al ide ffliiriatîqiie.

Et aie*

Toute ditfolatioii

Ziac.

conteiunt on

Autres méuem.

ftcide*

CbarboD*

DTsioliitiim de tOQ&e et potaiie.

de potasse.

— • de tonde*

Les métaux ayant pour Toxigène l'attraction la

5 lus forte 9 sout ceux qui formeat le pôle positif ans tous les cas Ofù le liquide menslrne agit chinuquement en fournissant Foxîgène ; mais lorsque le liquide raenstrue cède du soufre aux métaux, le métal qui a la plus forte attraction pour le soufre, dans les mêmes circonstances d'ozidation, détermine le pôle positif* Si donc., dans une suite de cuivre et fer, introduite dans une cuve ou auge de porcelaine , les cellules sont remplies avec de Teau ou avec des dissolutions acides , le fer est positif et le cuivre négatif ; mais lorscroe les cellules sont pempHes avec des dissollitions de soufre et de potasse , le cuivre est positif et le fer négatif.

Dans toutes combinaisons concernant un métal, la surface opposée à Pacide est négative , tandis que celle en contact avec la dissolution d'alcali et soufre, ou d'alcali, est positive.

Tous ceux qui savent apprécier le mérite de recherches philosophiques , doivent considérer avec admiration cette loi importante découverte par sir H. Davy* Elle promet de nous faire pénétrer plus avant dans les mystères de l'action électrochimique qu'aucun principe général jusqu'à pré*

sent établi. £Ue présente une autre belle analogie

7,0 ^ u^wnu

entre l'électricité et la chaleor; car coramè le dégagement de la chaleur est toujours proportionnel à rintensité de combinaison cliimiquc, de mi^me aussi, dans le cas présent, on voit aue Faction chimique plus intense se lie au dégagement d'électricité positive^ tandis ^ue cette action vins Àibleest associée avec Télectncité négatiye. L*elec* tricité positive, si Ton en juge par l'apparence de sa lumière , est la plus active des deux, et l'on sait qne cette électricité pikiToqué les plus intenses • combinaisons de corps ; savoir, celles avec le chlore, Piode et l'oxigène,

La divergence des feuilles dans l'électroscope à feuille d*or, et, pins exactement , la séparation de la balle jet du disque dans rélectromètre de €!oa« lomb, sont propoi lionnelles à la force qui repousse, ou à l'intensité de l'agent électrique. Il s'ensuit que la répétition , ou l'augmentation du nombre dans vue snite de plaques iroltaiques d'une dimension médiocre, indique la même énergie de répulsion dans les piles composées de ces plaques^

2ue dans celles formées d'uue suite de plaques de eauconpplns grande dimension* Qnai^t aux con-» dttcteurs imparfaits , tels que le corps humain , oa les dissolutions neutro-salines , les effets, savoir, la commotion ou le transport des élémens, sotnt aussi proportionnels à l'intensité électrique, ou aux indications électroscopiques» Pour obtenir ce» effets, il n'est pas nécessaire d'agrandir les plaquer au-delà d'une certaine dimension, qui est relative 'au pouvoir conducteur des substances à travers lesquelles on a à transmettre. Ténergie électrique; mais ayec d*excellens conducteurs i tels qne le charbon et les métaux , c'est h^uantlté électricité ^ et non Son état de condensation qn'il jaut considé* rer. L'inten^té est essentielle pour donner lepou*» Yoir de communiquer les poWilés électriques à une suite de molécules Uquides matérielles, ou

pour led forcer à se frayer une route 9 d'il est pos^ sîble de s'exprimer aiott^ àf travers la stntctMe animale; mats la même intensité est toilt-à-faît * superflue relativement aux objets métalliques. Pour opérer des cbangemeM sur ces corps ^ il s'agit de favoriser le dégagement d*ane grande niasse de puissance électrique^ en fidsant usage de plaques d'une surface étendue.

Pour offrir la preuve de Ja justesse de cette • manière de voir, soient den batteries mises en aetion par le même liquide easeitant, l'une formée de 20 paires deplaqUes nettes de 1 pouce, et l*aulre de 20 paires de plaques de 10 pouces. En exposant une petite colonne d'eau dans un tube de verre,' d'abord à Tune des batteriea, et ensuite è l'antre , on enr réunissant avec les deuï mains , d'abord les deux extrémités de l'une, et ensuite celles de l'autre, on éprouvera que le dégagement de gaz ou la commotion est à peu près égale. , pendant que la pkis grande batterie est en action sur« l'ean ou sur le corps humain , on fait toucher entre eux deux petits cylindjres de charbon , joints aux extré* mités de la cuve ou ange an moyen de fils métal*, liques 9 Teseès éWetriqne snfifira pour produire une vive ignition aux points de contact. On peut substituer une feuille d'argent au charbon , et un effet semblable aura lieu. La petite batterie cepen* dant éptiiae son énei^e snr la colonne d*eau. Etant ainsi employée, elle fera à peine épt*ouver quelque sensation aux doigts^ et elle ne produit aucun . efSetaur le charbon ou la feuille d'argent. La batterieonéme de M. Cbildren^ qni ^ après avoir fait Ibr^er de grandes longneilrs dé fil ne platine avec un éclat de blancheur insupportable à l'œil , le fondait en globules^ et qui faisait émettre du char- £on une lumière plus éblouissante que le rayon sdaire^ ne pfodmsail pas pkis «Peffei^ snr l'eau ^

OU sur le corps Titanl qu^une sgiie égale de petitei

plaques.

Comme la batterie de M. Children , composée de aooo paires de plaques de 32 pouces (environ 8c centimètres) chaque , établie par souscription \ d*un petit nombre de protecteurs de la science , qui se sont réunis à Tlnstitution Royale de Londres, / est la plus puissante du monde en effet calorifique, c^est encore la plus puissante en intensité électro* chimique qui ait été construite. Sa surface totale est de 1 28000 pouces carrés (environ 83 mètres carrés).

Cette batterie, lorsque les cellules étaient rem-

S lies avec 60 parties d'eau mêlée avec une ]^arûe 'acide nitrique et une partie d'acide sulfurique ^ fournissait une suite d*efFets brillans et causant la plus grande impression. Lorsque deux morceaux de charbon 9 d'environ un pouce de long et d'un sixième de pouce de diamètre, étaient placés à une distance d'un trentième ou d'un quarantième de pouce l'un de l'autre, il se produisait une étincelle brillante, et le charbon était mis à l'état d'ignilion au blanc sur plus de la moitié de son volume ; et en éloignant un peu les pointes Tune de Tantre, il s'établissait une décharge continuelle » * au travers de l'air échauffé dans un espace égal à au moins quatre pouces , produisant un arc aacçii* dant de lumière des plus brillans, étendu et coniqqe dans le milieu. Lorsqu'une substance quelconque était introduite dans cet arc, elle était à Tiostant «' rendue/Touge.de feu. ^

Le platine se fondait dans cet arc comme la cire ^dans^la flamme d'une bougie ordinaire. Le quartz, le saphir, la magnésie, la chaux, tous ces corps entraient en fusion. Des fragmens de diamant et des pointes de charbon et de plombagine disparaissaie^nt promptement, et semblaient s'y evapo^ rer , lors même que la communication était^établic

dans un récipient de la machine pneumatique vidé . d'air ; mais il n'y atrait pas évidence qu'ils eussent préalablement prouvé la fusion.

Lorsque la communication entre les pointes

Eositiveinent et négativement électrisées était éta- Ue dans i'air raréfié dans le récipient de la machine pneumatique 4 la distance à laquelle la décharge avait lieu augmentait en raison oe ce que le vide s'opérait; et lorsque Tatraosphère, dans le vaisseau , ne supportait plus qu'un pouce de mercure dans ia jauge barométrique, les étincelles traversaient un espace de près d*un demi-pouce. En éloignant les pointes l'une de l'autre , la décharge avait lieu à travers une distance de 6 ou 7 pouces 9 en produisant la plus belle corruscation de lumière pourjMre; le charbon devenait d'une ignition intense, et du fil de platine attaché à ce charbon se fondait avec scintillations brillantes , et tombait ei^ gros globules sur le plateau de la machine. Tous les phénomènes de décomposition chimique se produisaient ainsi avec une très grande e rapidité. Lorsque les pointes de charbon étaient rapprochées Tune de l'autre dans des liquides non conducteurs, tels que des huiles, des éthet*s, et des dbntn posés de chlore ^ il se manifestait des étincelles b^^antes , et il se produisait un dégagement de matière élastique. L'intensité électrique était en effet telle 9 .qu'il y avait production d'étincelles ^ même dans de bons conducteurs imparfaits , teb que les acides nitrique et sulfariqne. ^

Lorsque les deux conducteurs, partant des extrémités de la combinaison , étaienirmis en com* mUnication avec une bouteille de Leyde , l'an avec sa garniture intérieure , l'autre avec sa garniture extérieure, la batterie devenait à l'instant chargée ; et en retirant le fil , et formant les jonctions convenables, on pouvait apercevoir une étincelle ou épradver une commotion, 11 suffisait du moindre ^ i8

âo6 ' HAKUEIi

temps p<^ssible de contact pour renouveler la charge dans toute son intensité.

Les faits généraux de la conn^té de l'augmen^ tition des différens ponvoirs de fai batterie électrique avec l'augmentation du nombre et de la surface des suites , sont très distincts ; mais déterminer le rapuort exact delà connexité,* c^est un problème d^nt la solution n'est pas facile. , .

' MM. Gay-Lassac et Thénard annonçaient que ^ le pouvoir de décomposition chimique augmente seulement comme la racine cube du nombre de plaques; mais leurs expériences avaient lieu avec des parties èe mies; ce qoi, dit sir H. Davy , les rendait très défavorables pour obtenir des résultats exacts. Dans les divers essais qu'il lit avec beaucoup* de soin dans le laboratoire de T Institution Royale, les résultats furent tout-a-fait différens.

, Les batteries dont se servait sir H. Davy pour 'ces expériences , faisaient partie de la grande combinaison dont il a été ci-devant parlé; elles étaient complètement isolées^ et chargées d'une manière semblable. 11 y faisait aussi emploi d'arcs de adnc et d'argent présentant des surfines égales, arrangés dans des verres égaux, et remplis de la mén^ espèce de liquide; et il remplissait des tubes al^solument semblables avec la même dissolutioifllpe potasse. Dans ces expériences ^ lo paires de plaques produisaient i5 mesures de gaz; et ao paires en fournissaient dans le même temps 49 > dans d^autrès, lo paires produisaient 5 mesures, 4^ paires en donnaient dans le même temps 78. Dans des .expériences faites avec des arcs, et qui ne parais* saient susceptibles d'aucune objection ,

4 pairesproduisaiènt i mesure degaz.

Z2 paires , dans le

même temps. ' • 9 Loifsquc 6 produisaient. • i

3o produisaient. . 34»$* •

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