‹ Manuel de chimie, ou precis elementaire de cette science dans l'etat actuel de nos connaissances (volume 2)Chapitre 28 sur 38 · Ils sont, à quelques exceptions près, volati · texte numérisé non relu

Ils sont, à quelques exceptions près, volati

lisés ou décomposés à une chaleur médiocre.

* 4- Ils cbanf^ent ordinairement les couleurs pourpres des végétaux en celle d'un^ rouge vif. . S. Les acides s'unissent, en proportions dcii* nies , avec .les alcalis 9 les terres et les oxidea métalliques; et cette union, qui forme la classe importante des sels, prnt être considérée comme étant leur propriété caractéristique et iiidispeusable. La force d'énergie des différms acides fut estimée, dans le principe, d'après leur causticité et leur saveur aigre relatives. Cette force fut, depuis, établie d'après celle d'attraction qu'ils manifestaient particulièrement pour telle pu telle ^lltre base; et elle fut déterminée ensuite par quantité de la base me lea acides pouvaient res^ pectivement neutraliser. Mais BerthoUet proposa de substituer à ce déifier mojf en d'iudicafMMi

^5&' HAKUEL

de la Tttesfire de la forée d'éïiergie des acides , celui de la faculté avec laquelle ils exercent leur acidité , en estimant cette faculté , par la quantité de chaeiin d'eux ^ reconnue néeessaire pour pro<» éwÉj$Mwéme efSet , c'est-à-dire pour saturer une quaunté donrfée dn mémo alcali. C'est donc la capacité de saturation de chaque acide qui, en faisant reconnaître son degré d'acidité^ donne ^ suivant Berthollet, la force comparative d'aflfi-^ siité à iaquetle est due cette capacité de saturation. Ce savant en induit que raifinité des difFérens acides pour une base alcaline, est en raison inverse de la quantité pondérable de chacun d'eux , nécessaire pour neutraliser une quantité égale de * U même bai^e aleaiine. Il a'msilit donc qn*an acide sera le plus puissant lorsqu'il pourra, à poids égal, saturer une plus grande quantité d'un alcali. . Dans cette manière de voir, toute substance ca- Mble de «saturer les alcalis, et de faire disparaître leurs propriétés , devrait être classée parmi acides; et de même aussi, on devrait mettre au nombre des alcalis toute subslaiice qui, par son action, peut saturer l'acidité; et la capacité de Mturation étant k meaare de cette propriété, il ijfaudrait la fiûre aervir à ftMfmer lIâê échelle de la puissance comparative des alcalis aussi-bien que de celle des ac iJes.

A Quelque plausible que puisse ètxt^à priori^ cette Opinion 'de Bertfaollet, que moins, il faut d'im ^acide ou d'un alcali pour saturer une quantité connue de son principe antagoniste, plus le rang de cet acide ou alcali serait élevé dans l'échelle de ' la puissance et de Tafiinité , elle ne se trouvera :#epeiidant'paa d^aceord avec les phénomènes ehi^ piques» loo parties d*aétdte nkriqne sont sâtdfée» ^^r environ 36,5 paffîes de magnésie, et par 62^5 parties de chaux, d'où il résulterait , d'après ^^;:h^S^^ cidbUç par BerthoUet, que ces terrea

devraient être comme la raison inverse de leurs quantités, savoir: 7^7 et jrj- Cependani IVffet très opposé a lieu, car la chaux sépare la magnésie de Tacide nitrique; et, dans cet exemple, la différence dWfet ne peut étie imputée à la différence de force avec laquelle les substances tendent à prendre la forme solide. . ^

Nous n'avons donc à présent ni un seul principe acidifiant ni un caractère afjsolu indiquant le degré de puissance parmi les acides ; «t il n'esta, pas besoin de cela, quoique robjft soit de grande importance. L'expérience nous fournit l'ordre de décomposition d'un composé acide-alcalin par un autre acide, soit par sa seuleacUon , soit avec l'aide de la température, et c'est tout ce que la chimie pratique semble exiger ^ , ^■v:,'*>*

Quant aux différentes classes dans lesquelles on a rangé les acides, nous ferons observer que le principal avantage d'une classification est de présenter à ceux qui commencent l'étude dé la science des vues générales , en groupant ensemble celles des substances qui offrent de l'analogie dans leurs propriétés ou dans leur compositioii. Il y a lieu d'espérer que le but sera passablement atteint au moyen des divisions et subdivisions suivantes :

i'^^ Dwision, Acides de nature inorganique, ou qu'on peut former sans avoir recours aux produits ' animaux ou végétaux. ^ ^ -

2« Z)/m/o/ï. Acides auxquels Torganisation donne naissance. ^* . . < . .^v. '

JLe premier groupe est subdivise en trois familles, savoir : i^"* , acides formés par Toxigène, a*^, acides formés par l'hydrogène; 3*, acides dépourvus de l'un et de l'autre de ces principes considérés comme acidifians.

Faaijxxe première. — Acides fonnés par Voxigène. P&fiaizt&B ftEtxiON. Non métalliques»

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