‹ Manuel de chimie, ou precis elementaire de cette science dans l'etat actuel de nos connaissances (volume 2)Chapitre 27 sur 38 · DE LA SOUDE · texte numérisé non relu

DE LA SOUDE

On appelait autrefois cette substance alcali mi» néraif parce que sous le nom de naùvn, on la

* trouve native, dans des sutures on croùtea miné* raies. La substance impure du commerce appelée barille est le résidu de l'incinération du salsola soda. On distingue par le nom de kolp ou caillotis, le produit en cendres de plantes marines , telles

• qiie Je$ alguei( , les fucus 9 etc^-; eet urtiele decom* merceest encore pl us impuis Comme tenant à peine au-delà de deux ou trois pour cent de soude réelle» tandis que la barille en contient quelquefois jus»

qu'à vingt. Pour obtenir la soude jmre on lait bouillir une dissolution de carbonate de soude pure

% avec la moitié de son poids de cbaux vive; et après que la liqueur a déposé, ou la décante claire, on l'évaporc dans un vaisseau de fer décapé ou d'argent , jnsqii'â ce que le liquide coule comme de l'huile ; en le lecevant alors sur une pbqut de fer poli , il y prend Tétat concret , sous fa forme d'un gâteau blanc, dur, qu'il faut brisci au6s'"ôt en morceaux, qu'on 1 enferme étant eucoie chaud,

' dans une liole bien bouchée. Si le carbonate de soude n'est pas parf.iitemenl pur, alors, après l'action de la choux vive, et la concentration de la lessive qui a lieu de suite , il faut la mettre en digeslion avec de l'alcool , qui ne dissoudra que la potasse caustique pure , en laissant les sels hétérogènes. En dislillcint ensuilej'alcool dans un aUimbic d'argent, l'alcali peut être alois obtenu à l'état de pureté.

C^tte substance solide, l)lanclie , n'est cependant pas de la soude absolue, iv.it'xs un hydrate consistant dans environ 100 de soude '28 d eau , ou près de 77-+- a3 dans 100. Si l'on expose à l'air un morceau de cette soude, il se ramollit et devient pâteux ; mais il ne tombe jamais en déli- ^ quescence, en un liquide d'apparence huileuse, comme cela a lieu avec la potasse;' la soude, en ^ effet , devient promptement plus sèche â l'air, parce qu'elle en absorbe l'acide carbonique , ce qui la fait passer à l'état d'un carbonate efflorescenl.

Il existe entre la soude et la potasse une telle analogie , qu'on avait confondu ensemble ces deux espèces d'alcalis, jusqu'à l'époque où Duhamel eut prouvé le premier, en J736, que la base du sel marin est la soude, et que cette base diffère de la potasse; et ses conclusions, à ce sujet , furent confirmées par Margraf en 1758.

Les effets de la chaleur sur la soude sont abso-

hllAHUEIi

luiTient les tiiémes que ceux qu'elle produit sur la potasse ; son odeur et sa saveur se rapportent , Mactetnént à celle de la potasse ; son action sur 1 les col*p8 dés amiAatix« tst' là même « muB «a pe-

tl

' ' DE l'aMMOKIAQITB.

U^màhiûqtLe n'^ktè 'à Véint de pareté que sôtis ftyrme* j^a^.eu'se ;' oti '^Ut rditem^r aussi de k

manière suivante : ' '

Après avoir mis dans une cornue un mélange de ti'ois"parties de chatiK' TÎYê, et d'une partie de sil aminôtiiac en pondre, on en fait aboutir le hoc h6m'àr%e dôrhe de'VrrHft vempKe Ynereure et renversée sur ce méfai.'En exposant ensuite cette cornue à la chéleur d'une lampe, il s'en éigtkgevm gà% qtli' déplace le mercure et remplit là cloche j ce gaz estVammània^^ L'ammoniaque, à l'état de g«iz, est d'une transparence parfttfe, et Sans couleur comme l'air. Sa saveur est âcre et caustique comme celle des alcalis fixes, mais beau* coup moins forte ; et Tammoniaque ne corrode point, comme le ibnt -les alcalis, lea-substonces animales' strr lesquelles on l'applique. L^ammonîaque est remarquable par son odeur piquante, gui cependant n'est pas désagréable, lorsque cet alcali e^ suffisamment étendu.

Les animaux plongés dans ie gm ammonlarc ne

Î>euvejit le respirer, ils y 'périssent. Lorsqu'on* aisse une bougie allumée dans une cloche pleine de ce gaz , elle s'éteint à trois ou quatre reprises successives; mais, thaque fois, la flamme acquiert tin volume pfas considérable par Patldition d^niie autre flamme de couleur jaune pâle ; et , à la fin, cette flamme descend de la partie supérieure de la cloche vers le fond; la apesanteur spécifique du

gftE ai)imoniac est de o^S^,, celle raîr étant i.

En exposant le gaz ammoniac à un Froid de quarante-trois dt grés cenligiades euviron au-doA^ sous de zéro , il ae condeoise en nn liquide; mais il.reprend sa forme gazeuse à meauré qne aa tenip pérature s'élève au-dessus de ce degré de froid. Lorsqu'on fait passer ce gaz à liiivers un tube de

i)orcelaine ou de verre rouge de feu, il est tota* ement conyerti danaaeadeux parties constituantes 9 les ffà^ hydrogène et azote.

Le gaz ammoniac se combine très promplement avec l'eau. Lorsqu'on met un morceau de glace en contact avec ce gaz 9 la glace se fond ^ absoibe l'ammoniaque, et la température s'abaisse f avec Teau froide, l'absorption est ps'esque instantanée; tl y a dégagement de calorique, et la pesanteur spécifique de l'eau est diminuée. L'c au est capable d'absorber, d'après les essais du docteur Thomson, 780 fois son voinime de |[az ammoniac; et par cette absorptton l'augmentation du volume du lioutde est de 8 à 10; la pesanteur spécifique de la disso* lution est de 0,900. C*est dans cet état que les chimistes emploient ordinairement l'ammoniaque; et par cette dénomination , on entend presque ton-' ionrs cette dissolutim aqueuse de gaz ammoniac. Lorsqu'on la chauffe à la température d'environ 54 degrés centigrades , l'ammoniaque s'en sépare sous forme de gaz; lorsque cette dissolution est rapidement refroidie , à environ 55 degrés centi- -{(rades au-dessous de zero,Ta«nnoniaque se pi*eod

en une gelée épaisse, et conserve à peine de l'odeur. ► •

BBS AdDBS.

* On eomprend', sous cette dénomination, de»

corps qui forment la classe la plus importanie dey composés chimiques. D'après la généralité des faits présentés par Lavoisier et les chimistes français ses coUabomteurs , il • fet établi en docuipe que

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h» aetcl^ rérataent ée i^tinioii d'itM hmë eoin*'

biistlble particulière appelée radical, avec un prin-cipe commun , qui fut désigné par le terme technique oxigène, ou principe acidifion t. Cette doctrine générale était principalement fondée mt \eè phé«^ noinènes ^qu'offrirent lo formation et la déeompo^ sition des acides sulfurique , carbonique , phos«phorique et nitrique ; phénomènes qu'on crut

Souvoir étendre 9 par une analogie plausible, à> 'aulreB oeides dont lea radicaux éiaie)it iùconniis. iAprès avoir cité qnêlqiïes exemples de la couvert sion de plusieurs substances en acides par leur combinaison avec l'oxigène, conversion que La- Toisier exprimait par le terme oas/^fina/io/r, ilajon^ tait ; «^Oo voit que Toxigène est un principe com^ mun à tous les acides , et que c'est lui qui constitue, ou produit leur acidité, qu'ils sont ensuite difféir renciés les uns des autres par la nature de la sub-^ stance oxigénée ou acidifiée. Il faut donc distiii*^ guer evec soin^ dans tour acide , la hase acidîfiahle à laqtidte M* de Morveau a'd^Gmiié le n^ifll#^ et le principe acidifiant, c'est-à-dire Voxigène.

'Cependant Berthollet trouva , et fut porté à soutenir, que Lavoisier avait donné beaa<K>i|p trop de ktituide i l'idée ^uUl avait éttiise^ i| y^3 jji| rig est Irprincypeacidifiant universel : « ^ûlâÈêt^^iji^\\ ; c'est reculer trop loin les limites de l'analogie que dMnférer, d'à près elle, que toute acidité, celle même des acides inuriatique, âuorique et bofacique , <pro«^= vient de Tozi^ène parce que c'est ce prHi<»pe qo» produit Tacidité d^utres substances. L'hydrogène sulfuré, qui jouit bien réellement des propriétés d'un acide, est une preuve directe que l'acidité ii'««t pas toujours due à l'oxigène. 11 n'y a pae

Elus de fondement à eonclfire que4'hydrogène es!» I principe de ralcalioilé, non seulement dai^s lea^^' alcalis proprement dits, mais aussi dans la mal^ésie, la phaux, Ja strontiane et labaryte, parce.

DE CHIMIF.

que rammoniaqoe parait devoir $on alcaKmté è

riivdiogène.

Cfs considérations prouvent que Toxigone peut être regardé comme le principe d'acidité ie plua ordinaire ; mais cette eapèce d'afiiuiié pour lea al« calia peat appartenir à des auKstancea qai ne con^t tiennent point d'oxigène, quoique ce soit un motif pour y en soupçonner l'existence ; encore moins pourrait-on conclure de ce qu'une substance contient de Toxigène, qa'eUe doit avoir des propriétéa acides. »

D*après ces observations sur la nature fie Taci» dîté, nous établirons, ainsi qu'il buit^ les pro* priétés générales des acides.

]. Ces corps ont pour la plupart une savenr aigre , ainsi qne lenr dénomination rindiqne.

a. Ils se combinent généralement av^c Veau en toute proportion. Cette combinaison a lieu avec condensation de volume et dégagement de chaleur.

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