S. METAUX
On peut considérer les métaux comme les prinjcipaux instrumens des progrès et du perfectionnement des sciences et des arts, dont la plupai*t n'auraient jamais existé sans eux. Les anciens f avaient tellement reconnu leur grande importance, qu'ils^ élevèi^Ut au rang des dieux les premiers inventeurs de l'art de les travailler. Ils ont t<^u*jours formé une branche essentielle de la chîniîe, dont toute la science consistait , à une certaine époque, dans la connaissance et l'examen des mé* Utux^^ou peiii même dire^ avec vérité, qu'on
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doit en attribuer l'origine it i'e&pèce de fureur ayec laquelle les saVam a'alorB entreprirent d'opérer la formation et la transnintalion dea métamc.
I. Une des propriétés les plus remarquables de» métaux est l'aspect brillant qui leur est particulier , qa*OD a désigné par le nom d'éclai métallique. Il y a d'antres corps ( le mka par exemple) qui jouissent en apparence de cette propriété; mais cet éclat n'appartient qu'à leur surface seulement , et il disparait dès qu'on les racle, tandis qut^ les métaux le cwservent dans toutés lenrs parties. Çet éclat est da à la faculté fu'il ont de réfléchir beaucoup pins puissamment la lemière que tout autre corps, faculté qui semble en partie résulter de leur texture plus serrée, et qui les rend particulièrement convenables ponr les miroirs , dont iisforment toujours la base.
a« Les métaux sont parfaitement opaques ou îm*
Serméables à la lumière, lors même qu'ils sont réuits à leurs plus petites parties. Une feuille d'argent , par exemple | de o^oooaS de millimètre d^épaissenr , ne laisse pas passer le plus petit rayon de lumière. L'or n'est cependant pas absolument opaque, car en tenant une feuille d'or battu, séduite à 0,00009 de millimètre d'épaisseur , sifspendne entre Tcoil et la lumière, elle parait d'un yert assez vif, et transmet par conséquent, ainsi que Newton l'a remarqué le premier , les rayons Terts. Il n'est pas invraisemblable, et ce philosophe le pensait ainsi , que tous les autres métaux ne ^ fussent susceptibles de transmettre la lumière, si . nous aTions en notre pouvoir des moyens capable» de les amincir suffisamment. Cette opacité des métaux contribue en partie à les rendre particulièrement propres à la confection des miroirs; leur brillant seul ne suffirait pas pour remplir conve» nablement cet objets