TEMPÉRATURES VOLUMES
indiquées par le correspoudans thermometre d’une même masse à mercure. d’air.
—36° centig. 6,8650 —36,00° centig.
Ebullition du mercure.
L'uniformité bien connue dans les principales . ho physiques de tous les gaz, et surtout :W'identité parfaite des lois de leur dilatation, ren- ‘dent très vraisemblable que, dans cette classe de
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corps, les causes perturbatrices ‘que j'ai signalées dans mon mémoire, n’ont pas la même influence que dans les solides et les liquides; et que, par conséquent , les changemens de volume, produits par l’action de la chaleur sur l'air et les gaz,
sont dans une indépendance plus immédiate de % force qui les occasionne. Il est donc'très probable que le plus grand nombre des phénomènes relatifs à la chaleur se présenteront sous une forme plus simple, en mesurant les températures sur un thermomètre à air.
Je suis d'accord avec les chimistes français relativement à ces remarques, et je pense qu’elles furent justifiées d’après ces considérations qui les déterminèrent à employer l’échelle d’un thermomètre à air dans leurs recherches subséquentes, qui forment la seconde partie de leur mémoire sur les lois de la communication de la chateur.
Le terme d’ébullition du mercure, mesuré par un bon thermomètre à air, est, suivant MM. Petit et Dulong, à 350 degrés contigrades; or, le thermomètre de M. Crighton indique ce même terme à 347° centigrades, ce qui ne diffère que de 3° cen- : tigrades dans cet intervalle si considérable de léchelle. On voit donc, ainsi que je l’ai fait remarquer dans mon mémoire, qu’il s'établit entre les dilatations inégales du mercure et du verre, et la masse diminuant de mercure restant dans le tube à mesure d’élévations de température , une compensation au moyen de laquelle le mercure devient dans le tube thermométrique un liquide convenable pour indiquer d’une manière certaine les accroissemens de calorique sensibles. D’après toutes les expériences qui ont été faites avec soin sur ce sujet, on peut considérer la dilatation appayente du mercure dans le verre, comme étant d’un soixante-troisième de son volume par chaque éléyation de 100 degrés centigrades , entre o et 350°
centigrades, ou dans un intervalle de sept fois 50° centigrades. Il s'ensuit qu’au total, la dilatation apparente dans lé verre de o à 5oc centigrades, est d'environ 1°,9 centigrades. Si donc on plonge le thermomètre tout entier, la tige et la boule, dans du mercure bouillant, il indiquera 1°,9 centigrades de plus que par l’immersion de la boule seule dans les liquides chauffés ; mais alors, en faisant abstraction, dans ce cas, de l'indication en plus, celle de l'échelle du thermomètre à mercure ordinaire, s’il est bien exécuté, se trouvera être justement l'indication de température, par un thermomètre à air, corrigée de la dilatation du verre qui le contient. Il en résulte donc qu’on peut considérer un thermomètre à mercure, lorsqu'il est bien fait, comme un moyen suffisamment exact pour mesurer la température.