‹ Manuel de chimie, ou précis élémentaire de cette science dans l'état actuel de nos connaissances (volume 3)Chapitre 9 sur 59 · De la distribution de la chaleur · texte numérisé non relu

De la distribution de la chaleur

3. De la manière dont la chaleur se comporte généralement avec la matière sous différentes formes.

Il conviendra d’employer le langage populaire, et de parler de la chaleur, comme existant en quantités plus ou moins grandes dans les corps, sans entendre rien décider ici sur la question de sa nature,

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42 MANUEL 1. De la mesure de temperature.

Si l’on chauffe modérément une baguette ou, anneau de métal, qui gore juste dans son état ordinaire à une mesuré ou jauge oblongue ou circulaire, on trouvera, en appliquant chaude cette baguette où anneau à la jauge froide, que ses dimensions sont augmentées. C’est ainsi que les carrossiers agrandissent leurs bandes fortes de fer, de manière à ce qu'elles embrassent et serrent fortement par leur retrait, lorsqu'elles se refroïdissent , le bâti en bois de leurs roues.

Une longue expérience a prouvé que des corps progressivement chauffés, augmentent progressivement de volume : c’est d’apiès ce principe que sont construits les divers instrumens destinés à mesurer la température. Si le corps dont on a fait choix pour indiquer, par l'augmentation de son volume, l’augmentation de chaleur, éprouvait des dilatations égales par des accroïssemens égaux du pouvoir calorifique , alors l'instrument serait parfait, et nous aurions un pyromètre ou thermomètre exact. Mais ils est très douteux qu’une substance quelconque, solide, liquide ou aériforme, conserve ce rapport égal entre son augmentation de volume et l’accroissement de chaleur.

Les recherches de MM. Petit et Dulong ont été insérées dans le septième volume des Annales de Chimie et de Physique. Les auteurs de ces recherches en commencent l’exposé par quelques détails historiques, dans lesquels is font observer « que M. Dalton, considérant la même question sous un point de vue beaucoup plus élevé, a essayé d’établir des lois générales, applicables à la mesure de toutes les températures. Ces lois, il faut en convenir, forment un ensemble imposant par leur régularité et leur simplicité. Malheureusement cet habile physicien s’est trop empressé de généraliser

ses aperçus très ingénieux , mais qui ne reposaient que sur des évaluations incertaines. Il en résulte qu’il n’est presque aucune de ses assertions qui ne se trouve contredite par les résultats des re-. cherches que nous allons faire connaître.» M. Gay- Lussac avait déjà fait voir que dans l’intervalle des température de la glace fondante et de l’ébullition de l’eau, un thermomètre à mercure et un thermomètre à air ne présentaient aucune discordance sensible. La table qui suit, de MM. Petit et Dulong, donne les résultats depuis le point voisin de celui de la congélation du mercure jusqu’au terme de son ébullition.

Table de comparaison des échelles du thermomètre à mercure et du thermomètre à air.

TEMPÉRATURES indiquées par un thermomètre à air, et corrigées de la dilatation

du verre.

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