‹ Manuel de chimie, ou précis élémentaire de cette science dans l'état actuel de nos connaissances (volume 3)Chapitre 18 sur 59 · WI VTI TT + VS · texte numérisé non relu

WI VTI TT + VS

ï 0,0600 PE 0,1100 NE 0,0600 TES} 0,1100 TT aie.

0,0460 722 0,000 70 u 0,0700 14 0,0800 ! 33 0,0700 14 Lu 0,05198 |—--

Catalogue raisonné, Natural Philosophy ruvol XL,

page 391, donne la table qui suit des expansionts

de l’eau, table formée de la réunion comparative des expériences de Gilpin , Kirwan et Achard.

Il dit que les degrés du thermomètre de Fahren- heit, reconnus, de manière ou d’autre, depuis 39 degrés , étant appelés f, l’expansion de l’eau est

à peu près exprimée par 22/? (1—002f) en 10 miipeu p P | )

lionièmes ; et ia diminution de la pesanteur spécique par 0,0000022f° — 0,00000000472f*. Cette équation (dans laquelle fserait représenté par 39° Fahrenheit, ou + 4 degrés centigrades) est, aussi bien que la table, très importante pour la réduction des.pesanteurs spécifiques des corps ; prises en les pesant dans l’eau.

Degréscentigr. Pes.spécifig. Diminution dela pes. spec. Expansion:

TITI 0,99980 0,00020 0,°» 0,99988 0,00012 + 1,11 0,99994— 0,00006 3,89 1,00000 0,00000 6,67 0,99994 0,00006 8,89 0,09982 0,00018 9,44 0,99978 0,00032 12,22 0,99901 0,00049 15,» 0,99914 0,00086 15,56 0,99906 0,00094 17,79 0,99867 0,00133 20,56 0,99812 0,00188 23,33 0:99749 0,00251I 25,» 0,99701 Achard 0,00299 26,11 0,99680 Gilpin 0,00320 0,00321 27,78 0,99612 Kirwan 0,00388 0,00389 2,22 0,99511 Gilpin 0,00489 0,00491 37,78 0,99313 0,00687 0,00691 38,89 0,99246 Kirwan 0,00754 0,00760 50,» 0,08797 O,OT 243 0,01258 0598872 Deluc o,o11 28 6x,11 0,98199 Kirwan 0,01801 0,01833 72,22 0,97583 0,02417 0,02481 79» 0,97480 Deluc 0,022 20 85.35 0,96900 Kirwan 0,03100 0,03198

LS

I1GO MANUEL Degrés centigr. Pes.spécifiq. Diminution dela pes. spéc. Expansion. 94,44 0,96145 __0,038bb 0,04005 100,» 0,99849 0,04152 0,04333 Deluc, ayant introduit dans une suite de tubes à thermomètres de verre les liquides suivans, prit note de leurs indications comparatives d’expansion , à différens degrés de chaleur, mesurés sur le

thermomètre de/Réaumur, sur lequel 80° est le

terme de l’ébullition de l’eau, et o° celui de Ja glace fondante.

Table des indications thermométriques par DEruc.

MERCURE. se 81 > an nt > - = |S£| 2 8 E :

© Ÿ & & = 5 [es Réau- | Cen- He PATES 4: & , mur. | tigrad = E< So°|roo |2129180° |80° | 80° 80° 8o° |80° 75 95 3 74,6 74,9 74,7 75,8 74,1|77 70 | 87,5 1169,4169,5168,8| 67,81 68,1162 65 | 8x, 64,4|64 5165,5| 61,9l 62,6 53,5 60 | 75, 59,9 | 50,1 585 56,21 55,1 45,8 55 63 . 52,4 55,9,53,5| 50, ; 51,5 58,5 50 | 62 3 42 9 48,8,48,5 45,51 46,6122 45 56 4 40,4 43,6 49,4 40, 41,2 26,1 go | 50 |122 152,915 ,6 58 4| 35 56,5 | 20,5 35 | 432 154,4153,6153,5! 50 51,3119,9 4 4 ? ? : , ?

30 | 37 > 299 28,7 28,6 25,6! 26 5|11,2 25 | 51 :| 85:}24,5 25,8129,8| 91,0| 21,9! 7:53 20 | 25 77 119,9 18,9|19,0| 1:16 17,5| 41 15 | 18 À] 65ilr4,3|14,4114,2| x2 12,8| 1,6 ro | 12 | 5420 9,5] 9,5) 9,4! 9 8,41 0,2 5 6 :| 45i1 4.7| 4 4,7} 5, 4,2| 0,4 O 0 52 | 0,0| 0,0| 0:0| o 0,o| 0,0 — 5 6 :| 20} —5,9| —4,1 —10 | 12 +| 9; —737|—8,1

Comme ces résultats de Deluc me semblent im-

ortans, en ce ue nous ouvons d’a Drès eux P 9 |! ù 2

comparer directement les dilatations du verre dans ces différens liquides thermométriques , j'ai ajouté à la table ci-dessus les deux colonnes centigrades et Fahrenheit, pour présenter à la fois les réductions dans ces deux échelles thermométriques. L'alcool était d’une force telle , que sa flamme allumait la poudre à canon, et il fut reconnu qu’une petite différence dans la force de l’esprit ne changeait pas beaucoup les résultats. La saumure était de l’eau saturée de sel commun.

M. Biot, dans le premier volume de son impor-

tant ouvrage, Traité de Physique , a fait la recherche

sources géométriques de ce physicien.

de plusieurs formules empyriques, pour représenter les lois de dilatation des différens liquides.

Elles sont trop compliquées pour un ouvrage de

cette nature. Il fait voir que pour tous les liquides dont les dilatations ont été jusqu’à présent observées , la marche générale de cette dilatation peut être représentée, pour toute température, par une

” expression de cette forme d'é=at+bt+ct ; expres-

sion dans laquelle # désigne la température en degrés du thermomètre à mercure; « b c sont des eoefficiens constans qui dépendent de la nature du liquide ; et dé, la dilatation vraie pour l'unité de volume, comptée de la température de la glace fondante, Nous nous bornerons à citer un exemple

qui suffira pour faire apprécier les grandes res- Pour l'huile

d'olive , la formule devient De = 0,95067 TL + 0,00075 T°? — 0,000001667 A8 À

Le tableau qui suit présente ses rés parés avec l’expérience.

ultats com-

Degrés du thermom. à mercure. Calcules. Observes. 80° So° 80° 70 69,64 69,41 60 59,37 59,3 50 49,2 49,2 40 39,12 39,2 30 209,10 29,3 ao : 10,30 19,3 10 0,58 DS TRS 0,0 oO.

M. Gay-Lussac a essayé dernièrement de découvrir quelque loi qui correspondrait à la marche de dilatation par la chaleur de liquides différens ; dans cette vue, au lieu de comparer les dilatations de liquides différens au-dessus ou au-dessous d’une température uniforme pour tous. il partit d’un point variable, quant à la température, mais uniforme à partir du terme où la force répulsive des molécules des corps est la même, c’est-à-dire, du degré de l’ébullition de chaque liquide sous une pression donnée. Parmi ceux des liquides qu'il examina , il en trouva deux qui se dilatent également à partir de ce point, savoir : l’alcool et le sulfure de carbone, dont le premier bout à 78°,4r, et l’autre à 46°,60. Les autres hquides n'’offrent pas, à cet égard, léfmême ressemblance. Unie autre analogie entre les deux liquides ci-dessus, consiste en ce que le même volume de chacun d’eux produit à son terme d’ébullition, sous la même pression atmosphérique, le même volume de vapeur, où, en d’autres termes , que les densités des vapeurs sont entre elles comme celles des liquides à leurs températures respectives d’ébullition. On a représenté, dans la table qui suit, les résultats obtenus par ce chimiste distingué.

Table des contractions de 1000 parties en volume, par refroidissement.

SULFORE

EAU- LCOOL-: ÉT :

; : de carbone. ee 5 $ è 8e ë D À ; RS à 5:

2 152513218215: 152|$2185|<% & JÉSISTISÉ | SRNSÉ|SETS ETES #ä © ‘= QU ou 9 1 QME EE Due 9 # ss|sslss|selss|SStSsSs| ES CO PRE REA EE CT & Jéslsalsc salés les Es CET OS RRQ Oo IQ GS al © Te a A Qu ns neemmneet OR t mens | communs mers | aesesees À Ebuilition, 6,00! 0,00! 0,00| 0,00! 0,00! 0,0 À 0,00 0,00 JE hot 32341 3,359. 5555 5,56, 6,14 6,074 8,19 8,16

10 | 6,61| 6,65]11,43|11,24 —15 Âro,50| 9,89j17,91|17,00 00 À13,15/13,03124,34 23,41 5 |16:06| 16,061 29,15 |28,60 —3o |18,85118,95134,74 134,37 —35 À21,52|21,67340,28 | 40,05 —ho À24,10|24,20145,68 [45,66 —45 26,50 26,52{60,85|51,11 —5o |28,56| 28,611 56,02 | 56,37 —55 |30,60!30,43161,07|01,42 —60 32,42 31,96 465,96 66,23 —65 134,02|33,19! 10,74 | 70,75 FFT 35,47| 34,991 75,48 7493 —75 136,50] 34,63 | 80,11

Les expériences furent faites dans des tubes thermométiques scellés hermétiquement: é L'alcool, à 78°,41 centigrades, produit 483,3, son volume de vapeur à r00°. Le sulfure de carbone, à 46°,60, donne 491,1 son volume de vapeur.

L’éther, à 35°,66, 285,9 son volume.

L'eau à 1000 centigrades, 1633,1 son volume.

Le docteur Thornson, en traitant de F’expan- Sion , observe que les différentes espèces de verre présentent , à cet égard , tant de différence entre

eux, qu’on ne peut établir de règle générale de

dilatation de ces corps. Système, volume r, page 73; et traduction française, vol. I, page 85. Mais cette assertion ne s'accorde pas avec les resultats de

MM. Petit et Dulong, non plus qu’avec mes me-.

sures pyrométriques. « Nous n’avons trouvé, disent ces observateurs, dont l’exactitude est connue, aucune différence appréciable entre les effets observés dans des tubes de verre ordinaire tirés de diverses fabriques, quels que fussent d’ailleurs leur calibre intérieur et l’épaisseur de leurs parois. » Je crois que les différences sont provenues des erreurs commises dans les mesures pyrométriques préalables appliquées à un corps dont la dilatation est si petite. Le général Roy, le plus exact peut-être de tous les expérimentateurs, trouva une fois, qu’un tube de verre se dilatait quatre fois autant qu’une baguette de cette substance; et depuis il reconnut, au contraire, que la baguette se dilatait de - de plus que le tube, le verre provenant du même pot dans la verrerie. J’ai trouvé qu’une baguette et un tube faits avec le verre du même pot, se dilataient d’une même quantité dans une étendue d’environ 200° cenügrades ; et je crois que le cristal ou flint-glass, tel qù’on l’emploie en Angleterre pour des opé-

. ste # . ee rations chimiques, est d’une uniformité remarqua-

ble dans la marche de dilatation par la chaleur dans les mêmes intervalles de l'échelle thermométrique. Les dilatations du crown-glass et le verre de glace ne diffèrent pas considérablement entre elles.

La différence dans la quantité d’expansion des liquides par le même degré de température a été expliquée théoriquement par le docteur Thomson, ainsi qu’il suit:

« L'expansion des liquides diffère de celle des fluides élastiques , non seulement en quantité,

mais encore parce qu’elle n’a pas uniformément - lieu par des additions égales de température à . chacun d’eux. Cette différence paraît provenir de la fixité ou de la volatilité des parties composantes des corps liquides ; car, en général, ceux de ces corps dont l’ébullition a lieu aux températures les

lus basses, ou qui contiennent quelque principe susceptible de prendre facilement la forme gazeuse, sont aussi ceux qui se dilatent le plus par une quantité donnée d’addition de chaleur. Ainsi, par une même augmentation de température , le mercure se dilate beaucoup moins que l’eau, qui entre en ébullition à une température de beaucoup inférieure à celle qu’exige le mercure, et la dilatation de Palcool est beaucoup plus considérable que celle de l’eau, parce que le terme de son ébullition est moins élevé. L’acide nitrique se dilate aussi beaucoup plus que l'acide sulfurique, non seulement parce que le premier de ces acides entre en ébullition à une température moins éleyée , mais encore parce qu’une portion de cet acide a de la tendance à prendre la forme d’un fluide élastique. Cette règle de la dilatation des liquides est au moins celle que j’ai reconnue dans tous ceux que j'ai examinés jusqu'à présent sous ce rapport, et j'en conclus qu’on peut considérer comme un fait assez général, que plus la température nécessaire pour faire bouillir un liquide est élevée, moins il y aura de dilatation produite dans ce liquide par une addition de chaleur; ou, en d’autres termes, que l’expansibilité des liquides est à peu près en raison inverse de leur température d’ébullition. » Thomson Chemistry, 5th. edit., vol. I, pages 66 et 67; et traduction française, vol. I, pages 78 et 79. an

Le docteur Thomson, après avoir ainsi établi eette loi relativement à la dilatation des liquides, àjoute : « Une autre circonstance mérite, à cet

égard , une attention particulière. L’expansibilité de chacun de ces corps semble augmenter avec la température; ou, en d’autres termes, plus la température d’un liquide est voisine de son terme d’ébullition, et plus grande est la dilatation que ce liquide éprouve par l’addition d’un degré de chaleur ; et, d’un autre côté, plus la température d’un liquide s'éloigne de celle à laquelle il commence à bouillir, et moins il y a d'augmentation produite dans un volume par l’addition d’un degré de chaleur : îl en résulte que l’expansibilité des liquides augmente d’autant plus lentement que le terme d’ébullition est plus élevé.

« La table qui suit présente la dilatation de différens liquides depuis la température de 0° jusqu’à celle de 100°, en ‘supposant le volume de ces Liquides à oo = 1. » Mêsnes volumes et pages; Système , 1 — 67; et traduction française, Î — 79-

Pesanteurs Termes d’ébulli.

spécifiques. tion, centigrade,

« AtcOGL LS DEL LU ONENUE 5 ib RO ES NERO Acide mitr. (pes. spéc. 1,40). 0,1100 = + 119,04 Huiles) fixes il Ju: URL 10,080 TEE 315,5 Éther sulfurique.......... 0,070 = 7 36,67 Huile de térébenthine...... 0,090 = +5 2156,66 Acide muriatique.( pesanteur

spécifique 1,137)....... 0,060 = -; 10277 Acide sulfurique ( pesanteur

spécifique 1,85)...... .. 0,060 37 926,66 Éau saturée de sel commun. 0,05 75 107,22

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