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vonme 3 à 2. Cette table présente encore l'huile fixe comme ayant une quantité d'expansion plus
rande que celle de l’éther; et quoique le terme d’ébullition de l'huile fixe soit environ dix fois celui de l’éther, à compter de zéro. L’éther et l’huile de térébenthine se dilatent dans la mêmé proportion, et cependant leurs termes d’ébullition diffèrent de 120°. L’acide muriatique et l'acide sulfurique se dilatent aussi d’une même quantité, quoique leurs termes d’ébullition et leurs tendances à prendre la forme élastique soient très
différens. Enfin , l’eau se dilate moirs que Pacide
sulfurique, tandis que son terme d’ébullition est considérablement plus Das. |
* Le mercure, dans ses dilatations , suit la marche
des métaux fluides ; et par conséquent , il ne peut être convenablement comparé aux liquides hui-
leux , aqueux ou spiritueux.
Dans les métaux solides, les dilatations semblent
être d’autant plus grandes, qu’ils ont moins de
ténacité et de densité, pourvu qu’elles soïent exactement mesurées par l’appareil de Smeaton, ce dont cependant j'ai quelque raison de douter. L’antimoine et le bismuth offrent des exceptions remarquables à cette position générale. La moindre courbure ne. les baguettes se dilatant, fera évidemment paraître les dilatations trop petites. Si la dilatabilité métallique varie avec quelque fonction inconnué de densité et de ténacité, comme cela est probable à priori, nous devrions nous attendre à ce que la dilatation augmentât avec la température. Cette manière de voir coïncide avec
. les résultats suivans de MM. Petit et Dulong.
Températures par dilatation Expansion en volume, ? de Pair. du fer. ducuivre, düplatine.
\ Li L 1 De o6%'a r00° cent... ... 72 194 379 -De 6° à 500° cent. quan- Hs | sur 1 tite moyenne. :s...90 ES | FFT TT
En triplant ces dénominateurs, nous avons les-
dilatations linéaires exprimées en fractions.
Fer. Cuivre. Platine.
o : a 1 L De o° à. 100° cent. TT TE HET a à 300° LE Le SEE De o° à 300° cent. ST SE RS
À Multiplier les généralités qui, par induction, peuvent conduire à la persuasion, c’est-à-dire grouper ensemble les faits qui ont quelques qualités
importantes communes à tous, c’est l’objet prin-.
cipal de la physique; mais imaginer des phéno-
mènes, ou entortiller les phénomènes réels pour leur donner la forme propre à faire préjuger ja
constitution des choses, c'était le vice des écoles .
péripatéticiennes si admirablement exposé. par Bacon; vice dont les spéculations de M. Dalton, sur les lois de la chaleur, nous offrent, suivant MM. Petit et Dulong, de notre temps, et dans l’état de nos études, un exemple frappant.
M. Dalton a le mérite d’avoir le premier prouvé que les dilatations de tous les uides aériformes, lorsqu'ils sont isolés des liquides, ont uniformément lieu par le même accroissement de température; et ce fait, d’une grande importance pour la chimie pratique, a été pleinement confirmé par les recherches indépendantes, et également OTiginales, de M. Gay-Lussac sur ce sujet, avec un appareil perfectionné et plus exact. Ce chimiste physicien démontra que 100 en volume à 0° centigrades, deviennent 1,375 à 100° centigrades. Il s'ensuit que l’accroissement de volume pour chaque degré centigrade est de o, 115= 0,0037= 7. Ainsi donc, pour réduire un voiume quelconque de gaz à une température donnée , il faut multiplier la différence thermométrique en degrés centigrades par 0,00379 ou 5757» et soustraire le produit du volume connu , si le gaz doit être chauffé à une température supérieure à la température
DE CHIMIE. é i 0Q
“ donnée; ou bien le produit doit être ajouté, si je
gaz doit être refroidi au-dessous de cette tempé- . rature. Les vapeurs, lorsqu'elles sont chauffées hors du contact de leurs liquides respectifs, ohéissent à la même loi que les gaz; découverte dont on est redevable à M. Gay-Lussac.
Nous parlerons actuellement de l’anomalie que l’eau présente dans ses dilatations par des changemens de température, et nous terminerons par des applications pratiques aux faits qui précèdent.
Les académiciens de Florence, et après eux le docteur Croune, observèrent qu’en plaçant dans ‘un mélange de glace et de sel marin la boule d’un tube de thermomètre de verre rempli d’eau, ce liquide s’abaissait progressivement dans la tige jusqu’à un certain point; après quoi, Le refroidissement continuant d’avoir lieu, il était accom- pagné d’une ascension du liquide, indiquant dilatation de l’eau. Ce phénomène remarquable fut. pour la première fois étudié avec beaucoup de soin par M. Deluc, qui placa le terme apparent de la plus grande densité de l’eau à 40 degrés de l’échelle de Fahrenheit (+ 4°,44 centigrades ); et ilestima qu’à partir de ce point, la dilatation de Veau varie également par un changement égal de ‘température, soit en augmentation ou en diminution, M. Deluc ayant négligé, dans ses expé-
* riences , la correction nécessaire à faire pour l'effet de la dilatation du tube de verre qui contenait Veau, il fut reconnu depuis, par sir Charles. Blagden et M. Gilpin, qu’en tenant compte de cette dilatation, le terme rée/ de la plus grande densité de l’eau était à 39 degrés Fahrenheit (+ 3°,89 centigrades). ;
Résultats des Expériences de MM. Blagden et Gilpir.
Volume |Pesanteur de l’eau. |specifique.
Pesanteur Volume
ke Température.
spécifique.| de l’eau. P
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