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Enfin, le docteur Hope publia, en 1804, Edimburg, Phil. Trans., une suite d’expériences sur ce sujet, qui écartèrent la complication résultant, dans la question, de la dilatation des solides. Il fit voir que de l’eau, étant exposée à une atmosphère qui Ja gèle, dans des vases cylindriques de verre élevés, ses molécules plus froides se précipitent au fond du vase jusqu’à ce que la température de la masse soit descendue à 39°,5 Fahrenheit (+ 4°,16 centigrades); alors les particules plus froides se trouvant à sa surface, M. Hope varia lexpérience, en entourant d’une zone de glace la partie pins , le milieu et le fond des cylindres ; et, dans chaque cas, des thermomètres très sensibles, placés à la surface et au fond de l’eau, indiquaient que la température 39e5 Fahrenheit (+ 4°,16 centigrades) coïincidait avec le maximum de densité. Nous pouvons considérer le terme de + 40,44 centigrages assigné par les chimistes français, et qu’ils ont adopté, en détermi-
nant leur étalon dès poids et mesures, comme suffisamment exact.
La force avec laquelle les corps solides et liquides se dilatent ou se resserrent par la chaleur et le froid est si prodigieuse, qu’elle renverse les plus forts obstacles. On remarqua, il y a quelques années, au Conservatoire des Arts et Métiers, à Paris, que les deux murs de côté d’une galerie s’étaient écartés Pun de l’autre par la poussée au-dehors que leur faisaient supporter le toit et les planchers. On pratiqua, dans chacun de ces murs, plusieurs ouvertures opposées les unes aux autres, et l’on y introduisit, à distances égales, de fortes barres de fer traversant d’un mur à Vautre. Les extrémités de ces barres de fer, extérieurement à chacun des murs, étaient garnies de disques de fer épais, qui y étaient fixés au moyen de vis et d’écrous. Ces barres suffirent pour maintenir les murs dans leur position actuelle. Mais il eût été au-dessus de tout effort de la force humaine de les rapprocher. Alors on imagina de chauffer , au moyen de lampes, toutes les barres d’un côté, qui, en conséquence, éprouvèrent de Vallongement. Les disques de fer à l’extérieur étant ainsi dégagés de leur contact avec les murs, il devint possible de les placer plus loin sur les extrémités des barres. Les lampes étant retirées, les barres, en refroidissant , se contractèrent, et tirèrent sur le mur opposé. Les autres barres devinrent en conséquence moins serrées à leurs extrémités, ce qui permit de visser les disques plus en avant sur elles. Les barres qui avaient été chauffées d’abord, l'ayant été de nouveau, on procéda de la même manière. On parvint, par ces moyens ainsi successivement répétés, à rétablir les murs dans leur position verticale; et il eût été facile de ramener leur courbature en dedans, si l’on avait voulu leur donner cette disposition. La
galèrie existe encore avec ses barres, pour attester
la réussite de ce moyen ingénieux du Conservateur, M. Molard.