‹ Manuel de chimie, ou précis élémentaire de cette science dans l'état actuel de nos connaissancesChapitre 27 sur 69 · LE · texte numérisé non relu

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ment après l’avoir fondu; lorsqu'on le réduit en poudre, il est d’un rouge foncé ; il n’a ni saveur ni odeur ; il se raye et se pulvérise facilement.

Le selenium exposé à l’action du feu s’y ramollit, devient demi-liquide à 100° centigrades et se fond complétement à une température de quelques degrés au-dessus. Pendant son refroidisse-

ment, il se conserve long-temps dans un état mou

et demi-liquide, comme la cire d'Espagne; on peut le pétrir entre les doigts et le tirer en longs fils,

qui ont beaucoup d'électricité et qui sont sensiblement translucides, s’ils sont plats et minces. Ces fils, vus par la lumière transmise, sont rouges; mais par la lumière réfléchie, ils sont gris et avec éclat métallique. Lorsqu'on chauffe le selenium dans une cornue, il commence à bouillir à une température au-dessous de celle d’une chaleur rouge ; il prend la forme d’une vapeur d’un jaune foncé, couleur qui cependant n’est pas aussi intense que celle de la vapeur de soufre; mais elle l’est davantage que la couleur de la vapeur de chlore. La vapeur se condense dans le col de la cornue , et y forme des gouttelettes noires, qui se rassemblent et se réunissent en gouttes plus grosses, comme dans la distillation du mercure.

Si l’on chauffe le selenium dans l’air, ou dans des vaisseaux assez larges pour que la vapeur puisse être condensée par l’air froid, il se produit une fumée rouge qui n’a aucune odeur particulière et qui est condensée sous la forme d’une poudre rouge de cinabre, donnant une espèce de fleur, comme cela a lieu avec le soufre dans les mêmes circonstances. Une odeur de radis se manifeste seulement lorsque la chaleur devient assez forte pour déterminer l’oxidation du selenium.

Le selenium s'allie à la plupart des métaux.

On connaît deux combinaisons définies du selenium et de l’oxigène. Le protoxide est gazeux et a une saveur caractéristique de radis. Le peroxide

ou acide sélénique est sous la forme de très longues aiguilles tétraèdres. C’est par Paction de l’acide ! hydrochloronitrique sur le selenium que lacide sélénique est le plus aisément formé.

Le selenium s’unit à l'hydrogène, au soufre et au phosphore; on ne l’a point encore combiné avec le chlore, l’iode, le fluor, l'azote, le carbone et le bore.

$. VII.— 6 ÉLÉMENS MÉTALLIQUES PRODUISANT DES OXIDES PEU CONNUS JUSQU'A PRÉSENT.

24. Osmium. — Ce métal, découvert en 1803, par M. Tennant, dans le platine brut, est d’un gris foncé et assez brillant.

On n’a pu jusqu’à présent parvenir à le fondre, et il ne parait pas susceptible d’être attaqué par les acides.

Il s’allie avec plusieurs métaux et s’amalgame ! avec le mercure.

L’osmium s’oxide facilement, en le chauffant à Vair; il exhale alors une odeur qui lui est particulière , et cet oxide paraît céder son oxigène à tous les métaux , excepté l’or et le platine.

29. Rhodium.— Ce métal, découvert en 1804, par le docteur Wollaston, dans le platine brut, est d’an blanc tirant sur le gris.

Il est jusqu’à présent infusible et insoluble dans tous les acides.

Il s'allie facilement avec la plupart des métaux, mais il ne s’amalgame pas avec le mercure.

Le rhodium s’oxide en le réduisant en poudre et en le chauffant graduellement jusqu’au rouge avec le contact de l'air. Cet ôxide exposé à la chaleur conserve la couleur noire.

26. Zridium, __ Ce métal, découvert en 1803, par M. Tennant, dans le platine brut, est d’une couleur blanche semblable à celle du platine; il est infusible et inattaquable par tous les acides,

fe

Ïl s’allie avec quelques métaux.

L'iridium se combine avec l’oxigène , mais cet oxide se forme difficilement et cède volontiers son oxigène.

27. Urane. — Ce métal, découvert en 1789, par Klaproth, dans un minéral de Saxe, nommé pechblende, est d’un gris foncé très brillant; il est assez mou pour être facilement entamé par le couteau et assez cassant.

Il est attaqué par plusieurs acides.

On ne connait encore aucun des alliages de l’urane avec les autres métaux.

L’urane exposé à nos feux de forge les plus violens éprouve à peine un commencement de fusion; mais en le chauffant au rouge, avec le contact de l’air, il éprouve une sorte de combustion, devient ardent comme un charbon embrasé, et se convertit promptement en une poussière noire grisâtre, qui ne change plus par la continuation de la chaleur. Cette poudre est le protoxide d’urane. Le peroxide d’urane est jaune et s’obtient en le précipitant par la potasse de la dissolution nitrique du protoxide. On ne connaît encore que ces deux combinaisons définies de l’urane et de l’oxigène.

L’urane se combine avec les substances vitrifiables, en les colorant en brun ou en vert. Sur la porcelaine , avec le fluor ordinaire, il produit une couleur orangée.

28. Titane. — Ce métal, découvert en 1707, par M. Gregor, dans le sable ferrugineux de la vallée de Menachan dans le Cornouailles, est d’une couleur de cuivre foncée, avec un grand éclat métallique, cassant , et en petites écailles très élastiques. Il se ternit à l’air et s’oxide facilement par la chaleur, en prenant alors un aspect bleu. Il détone avec le nitre et il est éminemment infusible. Tous les acides concenirés ont une action très énergique sur ce métal, qui, suivant M, Vauquelin, est volaülisé par une chaleur intense.

Le titane s’allie difficilement aux autres métaux, et on a essayé sans succès de l’allier avec l’argent, le cuivre, le plomb et l’arsenic; mais avec le fer on obtient un alliage gris entremélé de particules jaunes brillantes, et qui est infusible.

On connaît jusqu’à présent trois combinaisons définies du titane et de l’oxigène; le protoxide est bleu , et s’obtient en exposant le métal à l'air; le deutoxide est rouge, et se trouve dans la nature ; le peroxide est blanc, et peut s’obtenir en fondant l’oxide rougé dans un creuset avec quatre fois son poids de potasse ct en dissolvant le tout dans l’eau ; il se précipite aussitôt en poudre blanche qui est le peroxide de titane.

L'oxide de titane se combine avec les substances vitrifiables et les colore en jaune ou en brun.

29. Cerium.—— Ce métal, découvert en 1804, par MM. Berzelius et Hisiger, dans la mine de cuivre de Batsnaes, en Suède, est d’un blanc grisâtre; il est lamelleux , très cassant et presque infusible, cependant on parvient à en sublimer de petites portions.

On n’a encore allié le cerium qu'avec le fer, et l’on a essayé sans succès de l’unir avec le plomb.

En chauffant le cerium jusqu’au rouge, avec le contact de l'air, il s’oxide et devient blanc.

On ne connaît jusqu’à présent que deux combinaisons définies du cerium et de l’oxigène, Le protoxide est blanc et le peroxide est d’un brun rougeûtre.

$. VIII. — 13 ÉLÉMENS MÉTALIIQUES FOR- MANT, AVEC L'OXIGÈNE, LES BASES ALCA— LINES ET TERREUSES.

30. Potassium. Cet élément fut découvert en 1807, par sir H. Davy, en soumettant la potasse (protoxide de Potassium ) à l’action d’un appareil voltaique de deux cents doubles plaques d’environ

p+ | DE CHIMIE. 199 un décimètre carré; l’oxigène se sépara au pôle positif, et de petits globules de potassium appaurent à la surface négative.

MM. Gay-Lussac et Thenard découvrirent bientôt après qu’on peut se procurer le potassium en plus grande quantité, en faisant chauffer jusqu’au blanc des tournures de fer dans un canon de fusil recourbé et en faisant arriver lentement en contact avec ces tournures, tout accès de l’air étant interdit, de la potasse pure fondue. Le potassium se rassemble dans la partie froide du tube.

Le potassium a la couleur et l’éclat du mercure, quand il est récemment coupé, mais il se ternit promptement à l’air. Pour le conserver sans altération , il faut l’enfermer dans de petites fioles et le recouvrir d’huile de naphte bien pure. Il est solide à la température ordinaire de l’atmosphère,

et assez mou pour être facile à pétrir entre les

doigts, ce qui ne peut se faire sans danger qu’autant que sa surface est couverte d'huile. Lorsqu'on jette du potassium dans l’eau, il surnage et brûle rapidement avec une belle flamme d’uu rouge vif mêlé de violet. L’eau est alors convertie en une dissolution de potasse.

Le potassium entre en fusion à 58° centigrades et se volatilise rapidement ; il s’allie à la plupart des métaux, et ces alliages sont aigres.

On connaît deux combinaisons définies du potassium et de l’oxigène; le protoxide ou la potasse est blanc ; le peroxide est jaunûtre.

Potasse. — Lie potassium exposé à l’air absorbe Voxigène , et il se recouvre dans quelques minutes d’une croûte de potasse, qui, en absorbant l’eau, la

| décompose rapidement, et dans très peu de temps

le tout devient une dissolution saturée de potasse.

Il existe plusieurs moyens d’obtenir la potasse. Si, après avoir réduit en cendres une quantité suffisante de bois, on les lessive jusqu’à ce que

l’eau qui en sort n’ait plus aucune espèce de sa-

Poe | re

veur, et qu’ensuite on évapore jusqu’à siccité Îa liqueur du lavage préalablement filtrée, on aura pour résidu de cette évaporation de la potasse; dans cet état elle est, à la vérité, mêlée avec plusieurs autres substances qui l’accompagnent ordinairement, mais dont on la débarrassera en majeure partie en la chauffant au rouge. On peut l’obtenir parfaitement pure de la manière suivante :

Mélez cette potasse, déjà préalablement purifiée, en la chauffant au rouge, avec deux fois son poids de chaux vive et dix fois son poids d’eau pure, faites bouillir ce mélange pendant quelques heures dans un vaisseau de fer propre, ou bien , abandonnez-le pendant quarante-huit heures dans un vasede verre, en le remuant au besoin; filtrez alors, et faites évaporer très promptement la liqueur dans un vaisseau d'argent , jusqu’à ce qu’elle soit assez concentrée pour prendre, par le refroidissement, la consistance du miel. Ajoutez-y alors de l’alcool en quantité égale au tiers de la potasse employée, agitez bien le mélange; mettez-le sur le feu ; faites bouillir pendant une minute ou deux; et alors versez-le dans un vaisseau de verre fermé avec un bouchon de liége. La liqueur se séparera peu à peu d’elle-même en deux couches. Celle inférieure contient les matières étrangères, en partie dissoutes dans l’eau, et en partie à l’état solide, et la couche supérieure est une dissolution d’un brun rougeâtre, de potasse pure dans l'alcool ; décantez cette dissolution alcoolique dans une bassine d’argent, et faites-la évaporer, jusqu’à ce qu’il se forme une croûte à sa surface, et que la liqueur au-dessous ait acquis une consistance à devenir solide par Je refroidissement. Versez alors la liqueur dans un vase de porcelaine; elle se solidifiera, en se refroidissant, en une belle substance blanche, qui est la potasse pure; on la brise pour

Ja renfermer aussitôt dans une fiole bouchée bien exactement.

Ce procédé est dû à Berthollet; celui proposé d’abord par Lowitz, de Pétersbourg, est moins dispendieux; il consiste à faire bouillir ensemble, comme dans le procédé ci-dessus décrit, de la potasse et de la chaux vive. On filtre la liqueur; on l’évapore jusqu’à ce qu'il se forme une pellicule à sa surface ; on la laisse ensuite refroidir, et on en sépare tous les cristaux qui s’y sont formés, et qui sont tous des sels étrangers ; on continue alors l’évaporation dans un vaisseau de fer, en enlevant soigneusement avec une écumoire du même métal la pellicule à mesure qu’elle paraît à la surface; lorsqu'il ne s’y en forme plus et que Ja matière a cessé de bouillir, on la retire du feu, et on la remue continuellement avec une spatule de fer pendant qu’elle refroidit. On la dissout alors dans le double de son poids d’eau; on filtre la dissolution et on l’évapore dans un vaisseau de fer, jusqu’à ce qu’on s’aperçoive qu’il s’y dépose des cristaux réguliers : si la masse se consolide en se refroidissant, on y ajoute un peu d’eau, et on la chauffe de nouveau; lorsqu'il y a une quantité suffisante de cristaux formés, on décante la liqueur, devenue d’une couleur très brune, qui les surnage; on la garde dans une bouteille bien bouchée, jusqu’à ce que la matière brune se soit déposée, qu’on puisse l’évaporer de nouveau, et en obtenir encore des cristaux. Dans les manipulations chimiques, la potasse obtenue par ce dernier procédé, s’appelle potasse traitée à la chaux, ou rendue caustique. Dans le premier procédé de Berthollet, le produit obtenu est de la potasse purifiée à l'alcool.

La potasse, obtenue pure, est une substance cassante de couleur blanche. Elle jonit éminemment des propriétés alcalines. Son odeur est analogue à celle qui se répand lorsqu’on éteint la chaux vive; sa saveur est singulièrement âcre, et elle est si excessivement corrosive, qu’à quelque partie du corps qu’elle soit appliquée, elle la détruit presque

instantanément. C’est à raison de cette propriété qu’on la appelée caustique ; sa pesanteur spécifique est de 1,7085.

Le peroxide de potassium s’obtient en chauffant le métal dans le gaz oxigène; il y a combustion très énergique dont le produit ou peroxide est un corps solide de couleur jaune. Il est fusible à une température plus élevée que celle nécessaire pour fondre la potasse à l’alcool, et cristallise en lames par le refroidissement. Lorsqu’on le met en contact avec l’eau, il se produit une vive effervescence, et le peroxide est réduit à l’état de potasse en abandonnant l’excès d’oxigène qu’il contenait.

Le potassium s’unit avec le chlore, l’iode, Phydrogène, l’azote, le soufre et le phosphore ; on ne l’a point encore combiné avec le fluor, le carbone et le bore.

31. Sodium. — Cet élément fut découvert en 1807 par sir H. Davy, de la même manière que le potassium, et MM. Gay-Lussac et Thenard l’obtinrent par un procédé analogue à celui que nous avons décrit pour la préparation du potassium; mais 1l faut un pouvoir voltaïque plus grand et un plus haut degré de chaleur pour décomposer la soude que pour opérer le même effet sur la potasse.

Le sodium a l’aspect du plomb quand il est récemment coupé ; 1l se ternit à l’air plus lentement que le potassium, auquel il ressemble dans un grand nombre de ses caractères; mais, lorsqu’on le projette sur l’eau, il ne s’enflamme pas; il y produit seulement une vive effervescence.

Le sodium entre en fusion à la température de 90° centigrades, et pour se volatiliser il en exige une beaucoup plus élevée que la potasse. Il s’allie avec quelques métaux.

On connaît deux combinaisons définies du sodium et de l’oxigène ; le protoxide ou la soude est d’un blanc grisâtre ; le peroxide est de couleur orange verdâtre.

Soude. — Le sodium exposé à l’air absorbe l’oxi-

DE CHIMIE, 203 gène et se convertit, à sa surface, .én soude qui ab- Isorbe et décompose l’eau, en sorte que le tout devient une dissolution saturée de soude; cet effet, lanalogue à celui de l’air sur le potassium, a lieu plus lentement. ; : On'appelait autrefois la soude alcali minéral, parce que, sous le nom de ratron, on la trouve nafive dans des sutures ou croûtes minérales. La substance impure du commerce appelée barille est le résidu de lincinération du sa/sola soda. On distingue par le nom de felp ou caillotis, le produit en ‘cendres de plantes marines, telles que les algues, les fucus, etc.; cet article de commerce est encore plus impur, comme tenant à peine au-delà de deux ou trois pour cent de soude réelle, tandis que la barille en contient quelquefois jusqu’à vingt. Pour ‘obtenir la soude pure on fait bouillir une dissolution de carbonate de soude pure avec la moitié de son poids de chaux vive; et après que la liqueur a déposé , on la décante claire, on l’évapore dans un vaisseau de fer décapé ou d’argent, jusqu’à ce que le liquide coule comme de l'huile; en le recevant alors sur une plaque de fer poli, il y prend l’état concret, sous la forme d’un gâteau blanc, dur, qu’il faut briser aussitôt en morceaux , qu’on renferme étant encore chauds, dans une foie bien bouchée. Si le carbonate de soude n’est pas parfaitement pur, alors, après l’action de la chaux vive, et la concentration de la lessive qui a lieu de suite, il faut la mettre en digestion avec de l'alcool, qui ne dissoudra que la soude caustique pure, en laissant les sels hétérogènes. En distillant ensuite l’al- ‘cool dans un alambic d'argent, l’alcali peut être alors obtenu à l’état de pureté.

Cette substance solide, blanche, n’est cependant pas de la soude absolne, mais un hydrate, dont 100 parties consistent dans environ 23 parties d’eau et 77 parties de soude. Si l’on expose à l’air un morceau de cette soude, il se ramoilit et devient

pâteux ; mais il ne tombe jamais en déliquescence, en un liquide d'apparence huileuse, comme cela a lieu avec la potasse; la soude, en effet, devient promptement plus sèche à l’air, parce qu’elle en absorbe l'acide carbonique, ce qui la fait passer à l’état d’un carbonate efflorescent.

Il existe entre la soude et la potasse une telle analogie, qu’on avait confondu ensemble ces deux espèces d’alcalis, jusqu’à l’époque où Duhamel eut prouvé le premier, en 1736, que la base du sel marin est la soude , et que cette base diffère de la potasse ; et ses conclusions, à ce sujet, furent conlirmées par Margraf en 1958.

Les effets de la chaleur sur la seude sont absolument les mêmes que ceux qu’elle produit sur la potasse ; son odeur et sa saveur se rapportent exactement à celle de la potasse; son action sur les corps des animaux est la même.

Le peroxide de sodium s’obtient aisément en chauffant le sodium dans le gaz oxigène, où il brûle avec un grand éclat, et le prodait de la combustion ou peroxide est un corps solide fusible à une température beaucoup plus élevée que celle nécessaire pour fondre le peroxide de potassium. Mis en contact avec l’eau , il est converti en soude, en dégageant l’excès d'oxigène qu’il contient.

Le sodium s’unit avec le chlore, l’iode, le soufre et le phosphore; mais on ne l’a pas encore combiné avec le fluor, l’hydrogène, l'azote, le carbone et le bore.

32. Lithium. — Cet élément , récemment découvert à laide de l'électricité voltaïque, par sir H. Davy, n’a pu être obtenu par MM. Arfwesdan

et Gmelin > Qui se sont occupés de recherches sur ladiflène, où oxidede hthium.

La litl

ithine se trouve dans un minéral provenant

de la mine d'Uto, en Suède, appelé petalite par

NT. Dandrada » qui le distingna le premier.

L'oxide de lithium, où hithine, est une substance

blanche qui jouit des propriétés alcalines. Elle reste parfaitement sèche à l'air, dont elle n’absorbe pas l’humidité ; mais elle s’y combine avec l’acide carbonique.

Le lithium s’unit au chlore et au soufre; on ne l’a point encore combiné avec l’iode, le fluor, Phydrogène, l’azote , le carbone, le bore, le soufre et le phosphore.

33. Calcium. — La découverte de cet élément fut faite par sir H. Davy, en 1807, à l’aide de l’électricité voltaïque; mais il ne put parvenir à en reconnaître les propriétés.

Ce métal est d’un blanc d’argent, solide, et beaucoup plus pesant que l’eau ; chauffé à l'air, il brüle avec splendeur et produit un oxide qui est la chaux vive.

Le calcium s’amalgame avec le mercure et s’allie au potassium et au sodium.

Chaux. — On se procure ordinairement la chaux, pour les opérations de chimie, du marbre de l’espèce la plus blanche, ou du spath calcaire, par une longue exposition de ces corps à une forte chaleur rouge. C’est une substance blanche médiocrement dure, d’une pesanteur spécifique de 2,3. Elle exige, pour sa fusion, un degré intense de chaleur, et l’on n’est point encore parvenu à la volatiliser: sa saveur est caustique , astringente et alcaline ; elle est soluble dans 460 parties d’eau, suivant sir Humphry Davy; et, selon d’autres chimistes, dans 760

arties ; sa dissolubilité n’est point augmentée par la chaleur. Si l’on arrose d’un peu d’eau seulement de la chaux récemment faite, cette eau est rapidement absorbée avec développement de beaucour de chaleur et dégagement de vapeur. Cet effet est ce qui constitue le phénomène appelé extinction de la chaux. La chaleur provient, suivant Pexplication qu’en donne le docteur Black, de la consolidation de l’eau liquide dans la chaux , formant un hydrate, ainsi qu’on appelle actuellement la chaux

éteinte : c’est un composé de 3,56 parties de chaux avec 1,125 d’eau, ou à très peu près, dans le rapport de 3 de chaux à r d’eau. Cette eau peut en être chassée par une chaleur rouge. L'eau de chaux est astringente et un peu âcre au goût ; elle change en vert les couleurs bleues végétales, les jaunes en brun, et elle rétablit la couleur pourpre ordinaire du tournesol rougi par un acide. Lorsque l’eau de chaux reste exposée à l’air, elle attire par degrés l’acide carbonique, devient un carbonate insoluble, et l’eau de chaux n’est plus que de l’eau pure. Si l’on place de l’eau de chaux sous le récipient de la machine pneumatique où se trouve renfermée une soucoupe remplie d’acide sulfurique concentré, l’eau sera par degrés enlevée à la chaux, qui se solidifiera en petits cristaux prismatiques hexaèdres.

Le calcium s’unit au chlore, à l’iode, au soufre et au phosphore; mais on ne l’a point encore combiné avec le fluor, l'hydrogène, l'azote , le carbone et le bore.

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