PHOSPHORE
chlorure ferrique et que Ton porte à l'ébullition, le précipité d'abord formé se redissout et Ton obtient une liqueur très-foncée qui, filtrée, donne après le refroidissement de longs prismes rhomboïdaux obliques noirs. Il se dépose en même lemps du soufre avant le refroidissement de la liqueur; lorsqu'on emploie un sel ferreux au lieu d'un sel ferrique, la même réaction se produit, seulement sans dépôt de soufre. Les cristaux noirs ainsi obtenus sont peu solubles dans l'eau, mais très-solubles dans l'alcool et surtout dans Téther. Comme cette combinaison ren^ ferme du fer ainsi que toutes les combinaisons qui en dérivent, nous énumérerons seulement ici celles qu'a obtemies H. Boussin en partant de ces cristaux noirs qu'il nomme binitro-sulfure de fer et qui ont pour composition
Fe'SW(AzO)*=FfeS'^(AzO)«.FeS(AzO)«.H«S.
Le soude bouillante transforme ce composé en nitro-sulfure sulfuré deferetdesodiumfïeS^(kzO)^.'5Na}S qui constitue une poudre cristalline soluble dans l'eau, insoluble dans l'éther. Lorsqu'on traite la solution de ce sel par un acide, il s'en sépare des flocons rouges renfermant FfeS'(AzO*).4H*S (?) et si l'on opère à l'ébullition, il se dépose une poudre noire qui est le nitro-sulfure de fer FfeS'(AzO)* insoluble dans l'eau, l'alcool et l'éther.
Les combinaisons nitro-sulfurées présentent des relations très-remarquables avec une autre classe de composés découverts par M. Playfair, les nitro-prussiates que nous décrirons plus tard. On peut passer à volonté d'une de ces classes à l'autre.]