‹ Manuel de chimie théorique et pratiqueChapitre 52 sur 178 · KC10'-M = KI0'4-C · texte numérisé non relu

KC10'-M = KI0'4-C

Les iodates sont peu solubles. Quelques-uns d'entre eux se décompo-

lODATES. 95

sent par la chaleur, comme les chlorates et bromaté», en abandonnant de l'oxygène et laissant de riodureK105=Kl-f-0'. D'autres se décomposent, à la manière des chlorates et bromates correspondants, en perdant de Toxygène, de Tiode et en laissant un résidu d*oxyde :

Mg(105)» = MgO-f-P-f-0».

Connue les chlorates et les bromates, les iodates font explosion, par la chaleur ou la percussion, quand on les mélange avec des corps combustibles. Leurs solutions sont généralement décomposées par les agents réducteurs, en donnant de l'iode libre.

Il existe des iodates acides intéressants au point de vue théorique parce qu'ils sont un exemple d'anhydrosels d'acides monobasiques. On connaît les iodates potassiques suivants :

KIO^ ou 1.' 1 ^ iodate de potassium ordinaire.

2(K10*).P0* ou ^ ^j 1 0' anhydro-biiodate de potassium.

(10*)' ) KIO'.PO* ou ^ ir\ 0* anhydro-triiodate de potassium.

[92 a. L'existence de ces anhydrosels qui n'ont pas leurs correspondants parmi les chlorates et les bromates et qui n'ont leurs analogues que dans les sels des acides polybasiques, s'accorde, avec l'existence du trichlorure d'iode, pour faire envisager l'iode comme un élément tribasique.

D'autres faits viennent encore plus directement à l'appui de cette manière de voir; c'est l'existence de certains dérivés organiques découverts par H. Schûtzenberger et dans lesquels l'iode occupe en réaUté la place de 5 atomes d'hydrogène. Tel est l'acétate d'iode,

3CW01 Y

CWIO«= "^ 05.

Tandis que l'acide chlorique peut être envisagé comiiie ^ 0,

l'existence des anhydro-iodates peut faire admettre l'existence d'un acide iodique tribasique, dont l'acide iodique ordinaire serait un anhydride, de la même manière que le glycide est un anhydride de la glycérine.

lCW)"l (C^H*)"' \

H. 1 0' (Glycide) = ^ ^^, 0^ (Glycérine) — H*0.

(lœ)' 1 0. (Ac. iodique mo- ^ (10)"' I 0^ (Ac. iodique tri- ^^^ H) nobasique). ~" H'j basique?)

Les anhydro-iodates correspondent donc à des acides dérivés, par élimination d*eau, d'un acide iodique condensé. De même que l'acide sulfurique donne un anhydride correspondant à Tanhydrosulfate de

potassium ^ j|,|0', ou que le glycol donne des alcools polyétliylé-

niques et la glycérine des polyglycérines, on peut faire dériver de acide iodique tribasique, par condensation et par élimination d'eau, une série* d'acides, par exemple,

3%;|o-4H.O=^('«);jo^o«W'jo.

Le premier de ces acides correspond à Tanhydrotriiodate, ^ j[ j(/,

4(107" I et le second, à l'anhydrobiiodate, ^ j^« j C.

Ces sels et ceux de sodium ont été analysés par Serullas et par

Penny.]

Acide et anhydride periodi4nes9 et periodates.

Page 1