AO-C
Hydrogène
vol.
Hydrate solide.
vol.
Azole
Air atmosphérique
Éthyle
Oxyde de carbone
Oxygène
Gaz des marais
Méthyle
Èthylène
Acide azoteux
Anhydride carbonique
Chlore
Hydrogène sulfuré
Gaz anhydride sulfureux. . . .
Acide chlorhydrique
Ammoniaque
Les gaz peu solubles dans l'eau peuvent en être expulsés complètement par une ébullition prolongée ; les gaz solubles, au contraire, sauf
140 MANUliiL DE CHIMIE.
rammoiiiaque, ne se dégagent pas complètement. Lorsque, par exemple, on fait bouillir de l'eau saturée à la température ordinaire de gaz acide chlorhydrique, sous la pression normale, Tacide chlorhydrique se dégage d'abord plus rapidement que la vapeur d'eau, jusqu'à ce que la température ait atteint 100"*; à partir de ce moment, le liquide renfermé dans la cornue et le liquide distillé renferment Tun et l'autre 20 pour 1 00 d'acide chlorhydrique, et cette composition reste constante pendant toute la durée de l'ébuUition. D'un autre côté, si l'on distille une solution renfermant moins de 20 pour 100 d'acide chlorhydrique, elle perdra d'abord de l'eau par l'ébuUition, jusqu'à ce qu'elle ait atteint ce même degré de concentration.
Suivant M. Roscoê cette constance de composition et de point d'ébuUition ne tient pas à la formation d'un hydrate particulier, mais à ce qu'il s'établit un rapport constant entre la tension de la vapeur d'eau et celle du gaz. Ce dernier rapport varie avec la pression, de sorte qu'à chaque pression correspond un acide d'une certaine composition et bouillant à une certaine température.
Quoique la solubihté du gaz augmente pour chaque diminution de température, on remarque que les gaz peu solubles sont complètement mis en liberté par la congélation de l'eau. Les gaz solubles, au contraire, ne se dégagent pas, mais se solidifient avec l'eau, c'est ce que l'on observe pour l'ammoniaque et les acides chlorhydrique, sulfureux, sulfhydrique et carbonique.
L'action que la pression exerce sur la solubilité d'un gaz a d'abord été caractérisée par Henry, en 1803, qui a énoncé la loi suivante : Dans les mêmes conditions de température l'eau dissout toujours le même volume d'un gaz, que celui-ci soit sous la pression ordinaire ou qu'il soit comprimé. Ainsi, à 1,5** l'eau dissout son propre volume de gaz carbonique, quelle que soit la pression, et, comme le poids d'un gaz est directement proportionnel à la pression qu'il subit, l'eau dissoudra, à une pression double, un poids double de gaz carbonique. Inversement, lorsque la pression diminue, une partie du gaz dissous devient libre. Par conséquent, lorsqu'on place sous la machine pneumatique de l'eau saturée d'un gas^ à la pression ordinaire, ce gaz s'en dégage proportionnellement à la diminution de pression, mais il n'est pas possible, par une simple diminution de pression, d'enlever tout le gaz que l'eau tient en dissolution, surtout lorsque c'est un gaz trèssoluble dans l'eau, parce qu'ici encore, il s'établit un certain rapport entre la tension du gaz et celle de la vapeur d'eau. Une solution d'acide chlorhydrique, par exemple, placée sous le récipient de la machine pneumatique, perd d'abord du gaz acide chlorhydrique, mais