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SULFATES. , S

Les solutions des sulfates neutres de lithium, sodium, potassium, ammonium, calcium, magnésium, manganèse et argent sont neutres aux papiers réactifs; mais les solutions des autres sulfates neutres ont une réaction sensiblement acide.

Les sulfates anhydres de lithium, sodium, potassium, baryum, strontiuui, calcium et plomb ne sont pas modifiés parla calcination ; les autres le sont plus ou moins et laissent un résidu formé entièrement ou partiellement d'oxyde métallique, à Texception des sulfates de mercure et d'argent qui laissent pour résidu le mercure ou l'argent à l'étal métallique. Les sulfates de magnésium et de zinc exigent une température trés-élevée pour être décomposés.

Les solutions étendues des sulfates alcalins et alcalino-terreux, notamment la solution de sulfate de calcium, sont décomposées lentement au contact des matières organiques, en produisant un sulfure ou un suif hydrate. Tous les sulfates sont décomposés lorsqu'on les calcine avec du charbon ; ceux de lithium, sodium, potassium, thallium, calcium, strontium, baryum et plomb sont transformés en sulfures ; ceux d'argent et de mercure donnent le métal à l'état de liberté ; les autres laissent un résidu d'oxyde ou d'oxysulfure. La plupart des sulfates neutres sont inattaquables par les acides chlorhydrique ou azotique ; mais les sulfates alcalins échangent un atome de métal contre de l'hydrogène, et se transforment ainsi en sulfates acides. L'acide chlorhydrique transforme en chlorures les sulfates d'argent et de plomb ; pour ce dernier, il faut opérer à l'ébuUition pour le transformer entièrement. Les anhydrides phosphorique, borique et silicique, calcinés avec les sulfates, les décomposent tous plus ou moins complètement, en mettant en liberté de l'anhydride suUurique, ou, plus souvent, de l'anhydride sulfureux et de l'oxygène.

Il existe un grand nombre de sulfates basiques de métaux diatomiques ; on peut les envisager comme des sels normaux dans lesquels de Teau de cristallisation est remplacée par de l'oxyde métallique , ou comme de Tacide sulfurique hydraté dans lequel, non-seulement l'hydrogène de l'acide, mais aussi celui de l'eau d'hydratation, est remplacé par un métal. C'est ainsi que l'on connaît un sulfate basique de zinc Zn"SO*.Zn"0 correspondant à l'hydrate sulfurique cristallisable H'SOMi'O, ou au sulfate de zinc monohydraté Zn"SOMl*0; il existe un sulfatetrimercurique Hg''S0*2Hg''0 correspondant au deuxièmehydrate sulfurique H»S0*.2H«0 , et un sulfate tricuivrique Cu"S0*.2Cu"0.3H*0 correspondent au sulfate normal cristallisé CuS0*.5H*0. On peut encore obtenir des sulfates plus basiques. La plupart de ces sulfates basiques sont insolubles dans Teau ; le petit nombre d'entre eux qui sont solu^

blés sont décomposés par une grande quanlitè d'eau en sulfates neutres et oxydes ou hydrates métalliques.

j3. Les disulfates, c'est-à-dire ceux dérivant de deux molécules d'acide sulfurique H*(SO*)*, comprennent, outre les sulfates doubles mentionnés plus haut, quelques sulfates de métaux tétratomiques, tels que les sulfates de platine Pt*''(SO*)*, de stannicum,de tantale, etc. Ces sulfates sont peu nombreux et peu importants.

7. Le sulfates simples des métaux tri- et hexaéquivalents dérivent d'une triple molécule d'acide sulfurique Ii*(SO*j*. La complication relative que l'on observe dans la constitution des sels à métal triatomique, provient de ce que le caractère triéquivalent de ces métaux s'adapte difficilement au caractère biéquivalent de Tacide sulfurique. Ainsi l'atome Bi'", par exemple, représente la plus petite quantité de bismuth pouvant entrer dans une combinaison ; mais cette plus petite quantité remplace 3 atomes d'hydrogène, il faut donc pour que cet atome de bismuth puisse exercer son affinité, une molécule et demie d'acide sulfurique, soit pour 2 atomes de bismuth, 5 molécules diacide sulfurique , en sorte que la molécule de sulfate normal de bismuth renferme 2 atomes de bismuth remplaçant les 6 atomes d'hydrogène dans trois molécules d'acide sulfurique, c'est-à-dire Bi'"*(SO*)'. De même l'atome ferricum Ffe" ou aluminicum AU" ou (Al')" étant hexatomique et indivisible, exige 3 molécules d'acide sulfurique pour pouvoir se substituer à 6 atomes d'hydrogène. Les principaux sulfates normaux à éléments triatomiques et hexatomiques sont les suivants :

Bi"'» (SO*)*

Sb'"« (SO*)*

Mmnvi (S04)5 ou (Mn«)vi(S0*)5

Ccrvi (S0*)3 ou (Cr*)vi(S0*)5

Ffe*» (SO*)*. 9H«0 ou (Fe«) vi(S0*)5. 9H«0. (Coquimbite.)

Ccrvi (80*)». i5H«0

Allv (S0*)5. 18H«0 ou (Al«) vi(b04)5. i8H«0. (Alun de plume.}

Ces sels sont solubles dans l'eau et ont une réaction très-acide. La chaleur les décompose en oxydes métalliques et anhydride ou acide sulfurique. On connaît, indépendamment de ces sulfates normaux, un grand nombre de sulfates hexatomiques basiques insolubles. La liste suivante indique la composition des sulfates ferriques basiques bien définis, les mieux connus:

Coquimbite fibreuse 2Ffe(S04)». FfeO*. a;H*0

Fibro-ferrite *, . . Ffe;S0*i5. FfeQs.lSH'O

Sulfate tribasique Kfe(S0*)3.2Ffe05. 3H«0

Sulfate hexabasique Ffe(S0*)5.5Ffe0*. 6fi«0

bulfate neuf fois basique Ffe(SO*)5.8FfeO*.12H*0

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