TRANSPORT A OK 0 R A N 0 K S O1STAN0.RS
hôpitaux qui peuvent recevoir dos évacués. La com« mandanturo do la tète do ligue d'étapes procède d'après o os données à la répartition des malados entre los hôpitaux, prépare los moyens ot lo matériel de transport, détermine le point de départ du train, l'heure Au départ ot l'heure do l'arrivée sur les points do passade ot aux points destinataires, et fournit aux ambulances à évacuer, aux hôpitaux destinataires et aux oommandanturos do toutes les étapes initiales et intermédiaires les renseignements nécessaires. Pour chaque transport par voie terrée, il est constitué escorte militaire et une escorte médicale, cotte dein nière, tonnée au moyen du personnel de l'assistance volontaire, et mise par l'inspection générale des étapes a, la disposition de la eommandanture de la toto de ligne d'étape. Pour 100 blessés ou malades, le règlement tixe à l ou médecins, 2 aides ot 18 intirmiers le personnel nécessaire. Le chef de l'escorte utilitaire reçoit du lazaret evaeuatour un f'tat dos blessés évacués. Quand cette organisation est insuffisante, on établit en certains points de jonction de lignes des eomm*Vvf\>»,« rfVwrrtMtion spê-l ciales. Cela eut lieu, pondant la dernière guerre, sur un ordre du minisire de la guerre prussien, en date du 1? septembre 1870, ot portant création des commissions d'évacuation de \\ issembourg ot de SarrebrUek; à ces commissions, relevant directement du ministère, lurent adjoints une station de pansement et un réfectoire, ainsi qu'un dépôt de malades pour f>00 petits blessés et une ambulance d'étape de lits. La commission fut composée d'un officier, d'un médecin, d'un employé militaire et
d'un agent des voies ferrées. En vertu de l'instruction du 2 septembre 1870, le rôle de cette commission fut le suivant : 1° Y officier veille à ce qu'aucun train de blessés ne passe sans escorte militaire, maintient l'ordre militaire parmi les arrivants et les partants, et a la surveillance militaire du dépôt de malades et de la station de pansement; 2° le médecin veille à ce qu'aucun train ne passe sans escorte médicale suffisante, fait le triage des blessés à leur arrivée et dispose du personnel et du matériel de santé; 3° l'employé militaire tient à jour la situation des hôpitaux de l'intérieur (lazarets de réserve), des lits qui y sont disponibles et des malades qui y ont été dirigés, il rend compte à des époques déterminées du nombre de malades dirigés sur chaque lazaret et envoie les avis nécessaires aux réfectoires situés sur la route, et aux hôpitaux destinataires ; sous les ordres du médecin, il est chargé du service administratif du dépôt de malades et de la station de pansement ainsi que de l'alimentation des blessés et malades de passage; 4° Y agent des voies ferrées désigne parmi les lignes disponibles, celles qu'on utilisera le plus avantageusement, et veille à ce que chaque train partant observe strictement l'itinéraire indiqué et à ce que le matériel nécessaire soit toujours disponible.
A chaque commission sont affectés un certain nombre de lignes et un rayon déterminé d'hôpitaux, afin que les diverses commissions ne se gênent pas mutuellement et puissent plus facilement diriger chacune son service. Il est à désirer qu'à l'avenir ces commissions soient plus nombreuses et qu'à chacune
soit attaché un personnel voyageant toujours le même. Cela permettrait d'arriver plus facilement à satisfaire les demandes des ambulances au moyen des offres des hôpitaux, transaction qui est bien plus difficile qu'on ne pense. L'essentiel, d'ailleurs, est une bonne organisation du service et une bonne impulsion émanant de l'autorité centrale, sans préjudice d'une certaine latitude, d'un certain degré d'initiative laissés aux organes locaux.
L'organisation du service des évacuations incombe à l'administration et exige le concours des médecins. Quant à rétablissement des échelles de transportabilité, c'est la mission exclusive du médecin.