Notions et oùscrvalions
et autres ornciacns plus du moins riches qo'oa appelle des jJeïic/cnti/ï, nom qui vient sans doute de ce que ce remplissage na part pus du soi, mais il est , pour ainsi dire , suspendu entre les piUere qui soutiennent les grands arcs ; les angles où sont les pendentifs s'appellent aussi fourches ou paniichca. Si les pendentifs se terminaient en ligne droite, comme on le voit dans la figure 7 s 1( drime qu'on élèverait par - dessus aurait uni lignri; oclugotie , c'est-à-dire à Imil eûtes (1) l'iusicurs dûmes ont eu cette forme dans le eommcncemens. Ainsi, le dûme de l'^^glise di Saint-Vital à Havenne, qui date du C siècle, es octogone ; celui de Sainte -Marie des Fleurs es octogone, ainsi que celui de l'iSglise des Chartrcu: à Lyon. La grande diflicullé est de donner au cou ronnement qui règne sur les grands arcs formd par les piliers et les pendentifs une forme ronde ^fin d'élever par-dessus un dûme rond. Or ^-oil ce que Michel- Ange a exécuté avec le plus heai talent dans l'église de Saint-Pierre du Rome ; i a élevé en l'air un dûme rond qui a les même que le Panthéon , à quelque ehos
[) La nguj'e 10 fdU aperccvc lie (i , D, 11D dei graiiila arcs dedans et depi piadcatifi dans les point
sur* ta construction des églises, 3y i
près (i). Depuis Michel- Ange beaucoup d'autres dômes ronds ont été élevés , mais aucun n'a eu de si grandes dimensions. (Voyez ce que nous avons dit page 548 , art. III. )
Il faut conclure de tout ce que nous venons de dire que la construction des dômes est extrêmement chère et présente beaucoup de difficultés. On peut cependant en construire d'une manière économique en charpente y surtout quand ils ne sont pas dans de grandes dimensions. Quand une église se trouve engagée au milieu de plusieurs maisons qui empêchent de prendre des jours ^ le dôme présente une ressource agréable et même nécessaire : c'est ce qui est arrivé dans la construction de la petite église de la Visitation à Bourg 9 dont le jour principal est produit par le dôme qui a été construit entre la nef et le sanc* tuaire.
Les dômes absorbent singulièrement la voix du prédicateur ^ et dans les églises éclairées de cette manière 9 il faut placer la chaire de façon que la voix du prédicateur soit répercutée avant de se perdre dans le dôme.
XI. On peut donner aux églises plusieurs autres formes qui se rapprochent plus ou moins de celles
(I) Le Panthéon a 132 pieds de diamètre et le dôme de Sain^Pierre ea a I3(^.
373 ' Notiom et otiervations
qae nous venons de décrire. On troave » ptti exemple 9 quelques églises entièrement carréd dont les quatre côtés sont égaux ; cette forme eà peu gracieuse et peu commode ; elle est usitéf parmi les Grecs. Quelques-unes sont octogonef 1 c'est-à-dire à huit côtés. Il y en a trois connuesi celle de Saint- Vital àRavenne,celle de la MadUmà delta SatuU à Venise (1) ^ et celle qui est sur la montagne des Oliviers en Palestine , construite soi l'emplacement où la tradition porte qu'était N.-S. J;-G. lorsqu'il monta au ciel.
S ni.
Observations générales sur la forme et ta construction des églises,
I. Quelle que soit la forme que l'on donne à une église 9 nous engageons beaucoup MM. les curés et leurs paroissiens à clioisir un plan régulier» et à ne pas y faire des additions bizarres de chapelles et d'ornemens qui choquent le goût et semblent faire de la maison de Dieu un objet de
(I) Cette belle église fat construite par le sénat à la suite d'un vœu fait pour être délivrés de la pesta , au milieu du !?• siècle. Ainsi il y en a deux fort belles à Veuise, construites parle même motif, celle-ci et celle du Rédempteur dont nous avons parlé page 332v
su» ta construction des églises. ZjZ
râprice et de fantaisie. On ne doit jamais oublier [ae l'église étant la maison du premier Maître de paroisse 9 elle devrait être la plus propre ^ la is décente ^ la plus régulière y la plus belle de ites. Cette disposition contribue plus qu'on ne |ît au respect qu'on doit avoir dans le lieu it.
[. Quand on fait une église neuve , on doit se
[enir également qu'on travaille pour le bien
^us et pour plusieurs siècles ; il faut par con-
tt choisir de beaux et bons matériaux. Sans
n prépare de nouvelles dépenses aux gêné»
futures , quelquefois même à la générar
►résente , qui a la douleur de voir l'édifice
important de la paroisse tomber en ruine
$user les principaux habitans dfavarice et de
imonie envers celui de qui nous tenons tout.
impies magnifiques élevés par nos aïeux
\ pag. 178 et suiv. ) , la générosité des Juifs
>oque de la construction du tabernacle et du
de de Jérusalem (voy. pag. 112 et suiv.) 5 et
le celle des païens (voy. pag. 102, i32, etc.),
>»ient «ervir de modèles et remuer notre cons-
rnce.
[II. Il est reconnu que la population va en igmentant dans la France^ Cette augmentation surtout croissante"sensiblement dans certaines [aroisses. Il faut donc qu^une église soi^ toujours
3^4 WoUonê et oùêervations
aiiei grande pouF contenir les fidèles préfleni; niais il faut prévoir l'augmentation qui peut survenir. Quoique nous ayons la douleur de voir encore un certain nombre de personnes s'éloigner des olfices divins > nous devons croire que cette aberration d'esprit et de cœur ira toujours en s'aflaiblissant. Nous avons vu la foi diminuer pea à peu^ par reflet des mauvais livres : l'impiété allait croissant 9 au point de démolir les églises et de rétablir l'idolâtrie. On rougit depuis quelques années de cette espèce de délire , on répare et on reconstruit les églises , les masses y sont revenues avec empressement 9 les hommes éclaii'és ont applaudi à ce retour, plusieurs l'ont encoiiragé par leurs exemples, et le nombre en augmente tous les jours. S'il en est qui par respect humain ou par d'autres motifs s'en éloignent encore, il est impossible qu'iU ne finissent pas par reconnaître que c'est préparer la voie à une nouvelle révolution , à de nouveaux malheurs, que de professer les principes qui ont été la source de tant de désordres. Livrons-nous donc à la douce espérance que bientôt nous serons tous chrétiens catholiques, et donnons à nos églises des dimensions analogues à celte espérance. Quand on est en construction il en coûte peu d'alonger quelques inui*s et la dépense n'est pas en proportion de l'espaec qu'on se procure.
sur ta construction des églises. ^yê
On espère quelquefois racheter la petitesse de l'église en construisant des tribunes ; mais cette ressource est nuisible aux belles proportions du vaisseau 9 elle est contraire aux règles de l'architecture; mais elle est plus contraire encore au bon ordre 9 parce que c'est là souvent que se retirent , pendant les ofïîces divins ^ les hommes qui s'y rendent par d'autres motifs que ceux qui sont inspirés par la foi.
IV. Il n'est pas à propos qu'une église soit trop éclairée ; une mystérieuse obscurité invite au recueillement. C'est pour cela que nos ancêtre^ mettaient aux fenêtres des vitraux peints qui af-' faiblissaient la lumière et la faisaient arriver aux yeux toute imprégnée de sujets de méditation ( voyez page 247 )• On supplée à la lumière du jour par celle des cierges et des lampes qui fixent l'attention d'une manière plus directe sur l'autttl quand on célèbre le saint sacrifice , sur le Saint- Sacrement quand il est exposé y sur des chapelles ^ des tableaux et autres objets de dévotipn partie culière. Il est cependant à propos que les fenêtres d'une église soient grandes et placées à une certaine hauteur^ parce que les jours qui viennent d'en haut font mieux ressortir les tableaux et les autres ornemens. On met aux fenêtres d'église de petits carreaux de vitres unis les uns aux autres avec des lames de plomb. Il est à désirer qu'on
S<f6 Ifoiionê el otservations
ne s'écarte pas de cet usage , afin que les fenStres d^Ùne église soient différentes de celles d'une maison ordinaire ; il y a d'ailleurs une économie, parce qu'il en coûte moins pour replacer un petit carreau qu'un plus grand. Nous recommandons instamment de ne pas mettre de fenêtres à l'apside 9 derrière le grand autel; il vaut mieux les mettre de côté 9 soit pour la commodité du prêtre célébrant» soit pour que les ornemens de l'autel paraissent mieux , soit pour avoir la place d'un tableau derrière le grand autel.
y. n y a des formalités à remplir pour la coins* truction et les grandes réparations d'une église ; il faut dresser un plan , faire un devis estimatif , obtenir l'approbation du gouvernement si le devis va au-delà de vingt mille francs, et celle de M. le préfet si le dcfvis est au-dessous; il faut ensuite mettre le devis en adjudication. Tout cela entraîne des lenteurs et des dépenses. Cependant nous conseillons fortement à MM. les curés de ne pas s'écarter de cette marche , surtout quand îJ y a des epposans dans la paroisse. Lorsque tous les habitans sont d'accord et font avec plaisir des souscriptions volontaires, des corvées et autres subventions, on pourrait quelquefois s'écarter des formalités et on économiserait à peu près le tiers de la dépense ; mais il est arrivé si souvent que MM. les curés ont été dans l'embarras dans
sur ta construction des égtises. Zyy
ces sortes d'occasion, que ce sera toujours avec peine que nous les verrous se mettre en avant, quand nous n'aurons pas la preuve qu'ils n'ont rien à risquer, et que les principaux de la paroisse sont unanimement de concert avec eux.
Dans tous les cas nous conseillerons toujours de consulter un architecte quand on veut construire une église neuve , mais un architecte qui connaisse les usages de la religion catholique et qui ne nous fasse pas des temples païens ou protestans dans lesquels rien ne s'accorde avec la foi que nous professons et les règles qui nous sont prescrites par les saints canons. ( Voyez ce qui est dit plus haut pages 52$ , 552.)
SECTION II
Notions sur tes sacristies»
I. On entend par sacristie le lieu oii les prêtres s'habillent pour célébrer les saints mystères et assister à l'ofRce divin; dans les petites paroisses, c'est aussi le lieu où l'on tient les ornemens, les vases sacrés et tout ce qui est nécessaire pour parer l'église et les autels. Nous avons fait observer, en parlant du temple de Jérusalem 9 pag. 121, qu'il était entouré de bâtimens dans lesquels on conservait les vêtemens et les vases d'or et d'argent qui étaient employés par le prêtre pour l'immo-
StS Nouons sur ù» sacrûties,
Idlion lia victimes. Dis les |)r;:micrs siècles de l'églis - oii uvait soin , en consli-uïsaot des églises, d'y adosser des Lûlimeiis qui étaient dcsliiiés à recueillir les ministres des autels avant la célébration dis saints tnvsltres , et duns lesquels on Gonscnait les vases et les ïtteniens sacrés (i);od appvliiilccehàllfacnssecretarium, vcstiarivin, ëacrarium , œrarium; le nom de sacristie ne leur a été donné que dans le i3' siècle.
IL Les sacristies sont regardées comme faisant partie de l'ëgliâc ; on y dit-ssait quelqiiefub un autul pour célébi'cv des messes particulières ; on y leiiait la réserve sous les deus espèces, qu'on plaçait dansunc armoire pratiquécdansle mur (i). On y tenait quelquefois les synodes diocésains, quelquefab même des conciles (5),