IV. Le prix du mètre courant de pierre de taille
(I) Un mètre cube d'eau pèse 1,000 kilo (voy. la pag. 38 ) , c'est-à-dire plus de 20 quintaux ( voy. pag. 78 } ; un demi-mètre cube d'eau pèse plus de 10 quintaux ; le fable étant plus pesant que l'eau , un demi - mètre de sable pèse aussi beaucoup plus de 10 quintaux : cm che?al traîne dé 15 à 18 quintaux.
(2) Uo mètre cube de pierre dure pèse environ 2,600 kilo ( Toy. pag. 37 ) , c'est-à-dire plus de 52 qmiotaoi ; le tiers pèserait de 15 à 16 quintaux.
de divers ouvrages. 435
ordinaire pour les portes et fenêtres est d'environ 6 à 7 fr. Quand la pierre est tendre , elle coûte moins. Chaque montant de fenêtre ou de porte doit avoir au moins un lancet, c'est-à-dire une pierre placée vers le milieu 5 qui a environ 80 centimètres de longueur 5 qui se prolonge dans la muraille.
Le prix du mètre courant pour les angles est aussi de 6 à 7 fr. Ils doivent avoir 80 centimètres de longueur.
La maçonnerie en pierre à parpain^ c'est-àdire qui occupe l'épaisseur du mur et parait des deux côtés 5 coûte par pied cube 2 fr. y ou le mètre cube de 5o à 60 fr. pour un mur de 66 centimètres.
Des colonnes d'ordre ionique de 19 pieds de hauteur, y compris les bases et les chapitaux^ coûtent environ sSp fr. en pierres tendres , et environ 400 fr. en pierres dures toutes posées (i). Si elles étaient d'ordre dorique , elles coûteraient moins.
Pour extraire la pierre de taille^ il en coûte par mètre cube 6 fr. 5o c.
On donne ordinairement au maître de la carrière 5 pour chaque mètre cube 5 75 c.
(I) C'est ce qu'elles ojfit coûté à Sainf-Etienne-du-Boifl, prises à plus de trois lieues de dist^oce^ en pierres dures.
li^ IVûtions sur te» prîx
Le prix du charroi dëpood de l'éloignement de la carrière. (Voyeï plus haut, n° II, ce qui a él^ dît durable.) Mais il en coûte un peu plus pour ce trausport, à cause des précautions à prendre.
V. Le prix d'un mÈtre supcrlîcïcl de crépissage en mortier est de 5o c. , et lorsqu'il est poli avec la planchette ) il coûte j5 c.
Le quintal ou 5o kilo de plâtre coûte à Belle;, à Bourg, à Grenoble, à Lyon , environ a fr.
L'enduissage en plâtre coule, par mette superficiel, de 4o à 5o c.
VI. Les plafonds en plâtre bâtard, c'est-à-dire mêlé avec du mortier, y compris les liteaux, coulent de 8 à 9 fr. la toise de 7 pieds 1/9 , et par mÈlrc carré ou superficiel environ 1 fr. ^o 011 5o c. Ces plafonds en plâtre bâtard sont moins iolides que ceus qui sont entièrement en plâtre.
Lorsqu'ils sont en plâtre seul et glacés , la toisr de 7 pieds i/a coûte de 9 à 10 fr., et le mètre carré I fr. 60 ou 7.'» c. Si l'ouvrier fournissait les chevrons ce serait le double.
Les voûtes cintrées coûtent également de 9 i 10 fr. la toise carrée de 7 pieds i/a , sans compter les cintres en bois. Quand l'ouvrier fournît ces cintres, c'est un peu plus du double [1).
(!) Cm Toètea cintrées s'appellent à la PhQihcn de Lormt ; elles ïotiï (otI U^ties -, on çeut leur doaaer
de divers ouvrages. 45^
Les voûtes cintrées en briques plates ou en tuf coûtent 4 ^r* le mètre ; mais il faut que les murs de l'église soient forts, parce que ces voûtes poussent beaucoup.
Les corniches en plâtre coûtent 5 ou 6 c. par pouce de hauteur le pied courant.
Les cloisons ou galandages en briques ou en tuf 9 montés en plâtre et enduits en mortier, coûtent par mètre superficiel , avec les essetiers ou montans en bois et les briques ou les tufs, environ 2 fr.
Les essetiers pour cloisons ou galandages coûtent en sapin , tout placés, environ i fr. le mètre courant.
VII. Le carrelage en briques coûte par mètre carré, lorsque l'ouvrier fournit tout, de 2 fr. à 2 fr. 5o c.
Le dallage en pierre dure coûte par mètre carré, lorsque l'ouvrier fournit tout , de 6 à 9 fr.
tontes sortes de formes. Qaand elles sont à anse de pannier , elles coûtent un peu piqis que cintrées en berceau. Cette dernière forme est plus convenable pour les églises; elle peut même économiser la charpente. Il faut pour cela faire reposer les lattes et les toiles sur les cintres en bois ; ou le pratique ainsi quelquefois pour des maisons particulières , et alors les galetas fournissent facilement des chambres.
^ Notions sur tes prix
rni. Quaiid OD fait faire les susdits ouvragcià la journée , on paie ordinairtment :
Pour la jouruée d'un tailleur clv pierre, desfr. 5o c. à 3 fr. 5o c. , selon la liaisoa. Us taillent de 6 à 8 pieds carrés de pierre dure par Jour. Q en coùlc 5o c. par pied carré.
Fourcellc d'un plâtrier,de même, de afr. Soc. à5fr.
Pour la journée d'un maître maçoa , 5 fr.
Pour celle d'un ooTricr, selon la saison et U longueur du jour, de 3 fr, à a fr. ^o c.
La journée d'un manœuvre , selon la saison cl la longueur dn jour, se paie de 1 fr. 35 C. à 1 fr.
Charpente et toiture.
Le mètre carré d'une charpente en tuiles plates, y comprb les fermes, les lattis, les tuiles, les clous, les pointes, etc. , coûte de 7 à 8 fr. , et en tuiles courbes, de 5 fr. 3o c. â 6 fr.
Le pied cube du bois de chêne en ^ume (voy. pag. ji et ^3) coûte ordinairement d'un fr, jS c. à 2 fr. , et 3 fr. si l'équarrissage était d'un pied.
Celui du bois de sapin vive arête de 5 mètres de long sur un équarrissag:e de 3 ou 4 décimètres, a fr. sS c.
de divers ouvrages. 4^9
Si l'équarrissage était de 5 ou 6 décimètres^ il coûterait davantage.
Un plancher ordinaire > quand l'ouvrier fournit tout , poutres, chevrons, planches de sapin, clous, coûte de 5 à 7 fr. le mètre carré.
Le mètre superficiel de planches blanchies, de 12 lignes d'épaisseur, avec rainure et languette, coûte en chêne environ 5 fr.
£n sapin , il coûte de 5 fr. 5o c. à 4 fr. ; en volige , 2 fr. Si c'était en planches brutes , un peu plus de la moitié de ces divers prix.
Le mètre carré en lattis bois de chêne , coûte environ 1 fr. 5o c. ; en bois de sapin , 1 fr. 20 c.
Le prix des chevrons de 2 pouces d'équarrissage bois de sapin est, par mètre courant, de 40 à 5o c.
Celui des chevrons bois de chêne , même grosseur, par mètre courant , est de 5o à 60 c.
Dans une toise carrée de toiture , il entre 260 tuiles plates; dans un mètre il en entrerait le quart ; elles coûtent de 3o à [\o fr. le millier.
Il faut 4o tuiles creuses pour un mètre superficiel de toiture ; ces tuiles coûtent de 4^ ^ ^o f^le millier.
Les journées du charpentier sont de 2 fr. 5o c. ù 3 fr. , selon la saison.
Celles du garçon , 2 fr. à 2 fr. 5o c.
Celles dja couvreur, 2 fr. à 2 fr. 5o c.
\\a Nolioni lUT tes prïjr
s ni.
Mentiiserie.
La menuiserie avec assemblage, pour porlu, armoires , croisées , etc. , de i a lignes d Ypaisseui, coûte eu l>ois dur i fr. le pied carré ; en safîa, enviroD 60 ou 70 c. Pour rayous, cloboos, etd la moitié moins.
Les corniches en boiB dur, 5 c. par pouce de hauteur jiir uu pied de longueur. Ainsi une corniche de 8 pouces de faautcur se paie 4u c. le pied courant.
Les grandes portes d'église sont orâlnairement à deux buttans et doivent avoir 6 ccntioaùlrcs ou 3 pouces d'épaisseur ; en bois dur et ouvrage otdinaii'O, ou en fait payer le pied carré de 2 fr. à 3 fr. 5o e.
Les petites portes en bois dur de 4 cenlimètra ou I pouce i/a se paient ordinairement i Ce. 5o£. le pied carré.
Les croisées qui sont en bois dur et bien conditionnées se payent 1 fr. aS c. le pied carré; lorsqu'elles fîont à verre dennaiit , 1 fr.
Table de communion en bois à petits barreaux, hauteur 2 pieds (i pouces, bois dur et travail ordinaire , se paie environ 1 fr. le pied. Si le travail était plus compliqué ce serait 1 fr. aS c.
de divers ouvrages^ 44^
S IV
SerrureHe.
Le fer en barre non travaillé se vend de 25 à 5o c. la livre ; travaillé sans ornement 5 de .60 à 70 c. la livre.
Le prix des pentures (1) à équerres, avec leurs gonds , est ordinairement de 76 c. le demi-kilo.
Celui des pentures droites est de 6q c
Les espagnolettes 9 soit pour portes ^ soit pour fenêtres de 8 à 10 lignes de diamètre, se paient 1 fr. 25 c. le pied courant, et quand elles ont 12 ou i5 lignes, 2 fr. 25 Cr .
On distingue dans une serrure ta haite qui est ordinairement en fer et de diverses dimensions; le pêne, c'est le morceau de fer que la clé fait avancer ou rentrer quand on veut ouvrir ou fermer la porte ; la gâche est une pièce de fer dans laquelle le bout du pêne entre quand on ferme la porte, quelquefois la gâche est un simple ^rou fait dans la pierre ou dans le bois.
Tout le monde connaît la forme d'une clé et la
(I) On appelle penture une barre de fer plate, repliée par un bout, de maoière à recevoir le mamelon d'un gond. Vulgairement la penture s'appelle quelquefois épaty barre f coq,
44a Koliorts mr Us prix
manière de s'en servir. On distùiguc danelacle l'anneaU) la lige et le pannclon avec lequel oi fait avancer ou reculer le pêne pour ouvrir m fermer. Il y a dans le panntlon des vides plus oi moins multipliés , plus ou moins compliqués, qui correspondent à de peliLs morceaux de fer dislxibues dans la boite de la serrure et qu'on appelle gardes, parce qu'ils empËchcut que les autres clés puissent tourner dans la boite et f^irc avance: et reculer le pGne. Les ((«rt/csont diverses formes; celles qui se croisent, dont l'une esl attachée si la partie antérieure de la boite , et l'autre sur la partie postérieure, sont les plus sûres, parce qu'il est alors plus diUicilc d'ouvrir la serrure avec des crochets. La dilîiculié est aussi plus grande quand la clé est forée, quand elle se termine en forme de S.
Il serait à désirer que les serrures de tabemacica, d'armoires, de sacristies et de troues, fussent couditîonuëes de la sorte.
On apiicUe serrure à clcneht celle à laquelle 011 ajoute un pêne séparé, qu'en pousse avec la main pour se fermer en dedans,
On appelle serrure à Aec de canjie celle dont le pCne est poiBsé par un ressort et se ferme lonl seul ; on l'ouvre alors ou avec une olive qu'on fait tourner, ou avec une petite clé appelée passepartout. On ouvre de même les serrures à loçvet ou cadote.
de divers ouvrages. 44^
Une bonne serrure de 7 ou 8 pouces de long sur 4 ou 5 de large , fermant à deux tours > coule de 12 à i5 fr. toute posée.
Le prix des boulons ou clous à vis dont on se sert pour assujettir les pentures et les serrures ^ est ordinairement de 25 c. chaque 9 et celui des gros clous de 5 c.
Une bonne serrure à un tour et demi de 5 à 6 pouces de long se paye ordinairement de 8 à lofr.
Un loqueteau , 4 ^^»
On met ordinairement aux croisées 5 liches de 4 pouces que Ton paie ^5 c. chaque.
Le prix des tables de communion en fer varie selon k travail; il y en a de y 5 à 90 c. et même d'un franc à 1 fr. 10 c. le demi-kilo.
Les grilles en fil de fer qu'on met devant les fenêtres des églises coi^tent le pied carré environ 2 fr. 5o c. 9 peintes à l'huile ^ à deux couches.
On ne fait pas entrer dans ce prix le cadre eu fer qui soutient le grillage et qui coûte environ 60 c. la livre.
Prix de ta tôle 3 du fer^ttancj du cuivre j du ptomt et du zinc laminés ^ c'est-à-dire en feuilles.
I. Les grandes feuilles de tôle ont ordinairement en longueur -environ un mètre et eu largeur <iw*
!Solions sur Us prixviron 5o c. Elles se vendent de 60 à yS c. la lÏTïe» el placées en luyaux de poêle 90 c. ÏSl livre. La coudes se paient de 1 fr. aS c. à 1 fr. So c. la \i\Tt. Pour les pcLils poêles , on paie la tôle mince tie ^5 à 90 c. le pied courant ; pour les coudes, c'est 1 fr. la pÏL'ce.
II. ta feuille de fer-blanc ordinaire a 13 pouces de long et g de large ; elle se vend non ouvragée, de ^a à âo c. Le fer- blanc pLus fort ^ dit à deui crois et travaillé en tuyau, chaiueau, etc.,peiiil à deuï couches sur les deux faces, se paie tout placé de 65 à j5 c. le pied courant , la feuille en lûugi et i fr. i5 c. la feuille en travers.
III. Le cuivre laminé, d'une ligne d'épaisseur, pèse 18 livres ou 9 kilo le aif;tre carré , et se veud 5 fr. 5o c. le kilo ; c'est par conséqncDt ûo fr. pat mètre carré , plus 1 fr. 5o c, pour la pose sur une tcrrusse.
IV. Le mètre carré de plomb lamiiiéj d'une ligiK d'épaisseur, pèse 5i livres ou aS kilo 1/3 ;lf Bittre carré revient à i5 ou 16 fr. , y compris U pose, les buudures, etc. , ijuand on le iu«i sur uui; terrasse ou sur un toit-
V. Le zinc d'une demi-ligne d^épaisseur suflll pour couverture de toit et de terrasse; or le mètre carré pèse 18 livres ou 3 kilo, et revient à 8 fr. tout posé. C'est le même prix que le mastic de SieyaseU mais celui-ci dure davantage j et on peut
de divers ouvrccgu, 44^
économiser un tiers du prix quand on le place ou le fait placer soi-même.
S vi.
Prix approximatif despeintures pottr (es portes,
tes fenêtres, etc^
La peinture des portes , des fenêtres 9 des ar^ moires^ etc. 9 s'appelle peinture d'impression.
La journée des peintres de ce genre est comptée ordinairement à 4 fr* 9 c'est-à-dire 4o c. par heure.
On distingue trois espèces de peintures 9 3avoir9 à la colle 9 au vernis et à lliuile. La peinture à la colle a pour base une colle faite avec des débris de peau mince qu'on prend chez les faiseurs de gants ou chez les cordonniers; on met dans un vase de terre ces morceaux de peau 9 et on y ajoute de Teau qu'on fait chauffer doucement ; la peau se fond peu à peu et se change en colle qui sert à divers usages 9 mais notamment à recevoir des ocres et autres objets colorans. Mais on ne peut employer les couleurs à la colle que dans Tintée rieur des maisons 9 sur les murailles 9 les pla/fonds9 les planchers 9 les portes intérieures^ les plinthes 9 etc. Cette colle revix^nt à i5 ou 20 c. la livre.
> La peinture au vernis également ne peut servir que dans l'intérieur des bâtimens. On vend le
446 l^'olions sur les prix
vernis chez les oiarcliands , ainsi qne les coiileurï qu'on y met. Le vcinJs à l'esprit de vin, quieslk plus beau et qui stche en peu de temps, se \eni environ de 5 ù 7 fr. la pinte ou le litre. Quaud « vernis ert uni uvec ilcs couleurs toutes préparées, il s'appelle tucidvnique, et se vend de 6 à -fr. la livre et par conséquent de 13 à i5 fr. le IjIfè; mais ou n'en trouve de préparé de la sotte qut dans les grandes villes.
Le vernis gras, qui a beaucoup d'odeur et k «èche lentement, se vend environ 5 fr. la piotc ou le litre.
La peinture à l'huile est celle qu'on emploie ordinairement pour les objets exposés à la pluie ot aux intempéries de l'air; elle conserve le l>Db et le préserve de l'action de l'hnmidité et de celk dcB vers. Comme ce genre de peinture est le plus facile à exécuter, nous allons donner les prix approximatifs des matièi-es qu'on y emploie, en favear des ecclésiastiques de la campagne qui voudraient eux-mêmes en faire l'application.
On se sert de l'Iiuile de noix , de i'huile d'ieillci et de l'huile de lin , paico qu'elles sont siccatives, c'est-à-dire qu'elles se sèchent en peu de temps, tandis que l'huile d'olive conserve sa fluidité pendant très-long- temps.
Ces huiles coîitent de jS c. à 1 fr. la livre , selon la laison et le pays où l'on se trouve.
de divers ouvrages. 447
La iitarge qu'on emploie quelquefois pour les faire sécher plus vite , coûte de 60 à 70 c. ki livre (1).
Le mélange de chaux ou de blanc èe Troyes avec du noir de fumée produit un gris plus ou nioins foncé ^ selon qu'on met plus ou m:oins de noir.
Le blanc de Troyes ou d'Espagne se vend de ix) à i5 c. la livre.
Le noir de fumée se vend 5 à 6fr. la livre ^ mais il est fort léger et il en faut peu.
Le blanc de céruse coûte 76 ou 80 c. la livre.
L'ocre rouge se vend 20 ou aS c. la livre. L'ocre jaune se vend un peu moins.
La graine d'Avignon qui sert aussi pour le laune, se; vend 2 fr. 5o c. la livre.
Le vert- de-gris en poudre coûte environ 3 fr. La terre verte commune 9 1 fr. 5o c.
Le tourne-sol en pain pour la couleur bleue coûte 1 fr. 5o c. Le bleu liquide un peu esoins.
Le bleu mêlé avec le jaune produit le vert.
La terre d'ombre pour la couleur brune coûte 5o c. la livre 9 et la terre de Cologne pour la même couleur^ 1 fr. la livre.
(I) n faut mettre cette Iitarge dans ùo petit sac qu'on sUspend dans Kfauik pendant qu'on la fait bouillir et qu'on retire ensuite.
Sm-
Le* titrma. penb ca mnem^m
foor raocts, pdib p-ttMaii»,ée SmàSm^ le noiètre carr^ ; poar I« I^drs à çinniL |miim a^e», dr! IM j 3>ci fr. le iMtre carre.
Pmu fxi trois eipèxe» fc «ilrus •■ ^ Bcal
de divers ouvrages. 449
établir positivement le prix qu'en convenant des couleurs et des dessins.
Les vitres ordinaires^ adaptées à des cadres en bois^ reviennent à 6 et 7 fr. le mètre carrée et en détail à 5o c. le carreau y placé et mastiqué ^ quand il est de 10 à 12 pouces de longueur sur S à 9 pouces de largeur. Quand les vitres sont plus grandes , elles coûtent davantage , surtout si c'était des verres blancs appelés verres de Bohême ; le carreau qui aurait 20 pouces de longueur sur 16 de largeur et d'une ligne d'épaisseur^ coûterait tout placé 1 fr. 80 c. S'il était de 22 pouces sur 18 de largeur et une ligne et demie d'-épaisseur, il coûterait tout placé environ 5 fr..
MM. les curés n'ayant pas de vitriers dans les campagnes et le mastic de leurs fenêtres ayant quelquefois besoin d'être renouvelé 9 surtout l'hiver, pourront facilement le faire eux-mêmes en broyant du blanc de Troyes et mieux du blanc de céruse avec de l'huile de lin. Nous avons donné le prix dans le § précédent..
SECTION VI
Notions sur tes devis estimatifs de hâtimens à
construire^
Nous donnerons d'abord quelques notions gé-* nérales sur les devis» les adjudications^ les récep^
45o Isolions générâtes sur tes devis tiom d'œuvres, et bous ajouterODS les devis EStiinalifï de deux églises.
- SI"-
Notions générales sur Us devis, les adjutiicatio'a et tes réceptions d'œuvres.
I. On entend par devis estimatif d'un bâtimevi la description qu'on en fait, la mesure des pièce qui le composent , et le prix qu'il en coûtera pou/ la maçonnerie, la charpente et tout ce qni est nécessaire pour \e terminer.
Les devis soul trts-utilcs et sont même néceisaires , afin de pouvoir comparer la dépense qn'w" est obligé de faire avec les ressources que l'on a. et qu'on ne soil pas exposé au reproche dont parle notre divin Maitre dans l'Evangile ( Saint Luc, XIV, 3oJ : Hic homo capit œdiflûare et no» palvit tionsummare.
Quand les devis sont faits par des hommei instruits et consciencieux, on peut espérer qu'il y aura peu de dilférence entre la dépense présumée et la dépense réelle ; mais il arrive assci souvent qu'on est induit en erreur par ceux qui font les devis et qui, par ignorance ou mauvaise foi, ne ronteoinialtrc qu'une partie de la dépense, en sorte que dans l'exécution elle est beaucoup plus forte qu'on ne l'avait présumé, ce qui met
et les travaux des églises. 4^i
dans un grand embarras 9 surtout quand il s'agit d'églises et d'autres bâtimens publics. Il est donc bien essentiel d'y regarder de près ^ de consulter des personnes de confiance qui s'y connaissent et qui ne soient pas intéressées à l'exécution du devis. Il est à propos même de consulter plusieurs ouvriers sur les prix indiqués pour s'assurer qu'ils ne sont pas exagérés ou trop faibles. Il y a deux manières d'exécuter un devis ^ on peut le mettre en adjudication ou l'exécuter en régie,
IL Pour mettre un devis en adjudication d'une manière légale 9 il faut qu'il ait été approuvé par l'autorité compétente 9 d'abord par le conseil municipalj s'il s'agit d'une église, et ensuite par le préfet, si le prix ne s'élève pas au-dessus de 20,000 francs, et par le ministre, si le prix est plus élevé. L'approbation donnée , on fait afficher dans plusieurs communes et insérer dans les journaux le jour oii l'entreprise sera donnée à celui qui fera l'ouvrage à moindre prix et présentera des garanties suffisantes. Cette manière de livrer les travaux aux entrepreneurs a le grand avantage de faire baisser les prix ; mais cet avantage a deux inconvéniens graves : le premier est d'exposer l'entrepreneur à' des pertes considérables lorsque , par amour-propre ou par quelqu'autre motif, il met les prix trop bas; le second inconvénient, plus ordinaire , est que les travaux sont mal exécut^^^
45a Notions génirates sur tes devis ' et lu'on emploie de mauvais matériaux. Il ta beaucoup du fermelé, de vigilance ut d'expérknn pour empBclier qu'il n'en soit ainsi.
m. La construction d'un bâtiment se fait» régie ou palefntUement et -paT économie, quail celui qui fait bâtir dirige lui-mêiuc les travail. fait le prix avec les ouvriers pour chaque gem de travail , fournit les matériaux , etc. Celle duiiiëre de coustruire diminue beaucoup le prixilH bâlimena; elle convient surtout aux paroisses i|Di font les charrois, qui on t desbois, des carrières, et:. Mais il ne faut pas dissimuler qu'elle a aussi ^ graves ÎDConvéniens: les ouvriers font quelquefoi) leur travail plus lentement pour mullipliei l« journéeS] en aorte qu'il fautljeaucoup d'assiduitt de la part de ceux qui' président pour activer l(* travaux et tenir compte du temps perdu. Non-' rappelons à celte occasion que les journées d'ouvriers sont de la heures en été et de lo heura en hiver, et qu'on a droit de retenir la la' oali 10' partie du prix convenu pour chaque Ijeurf perdue.
IV. Quaud le bâtiment est terminé , l'arcbilecit fait la réception d'ceuvre , qui consbte à nwsurer à la toise ou au mètre les travaux faits, i les comparer au devis et à déclarer qu'il y a codformitc ou différence entre le projet et l'exécution. Il est à propos de ne compléter le paiement dt
et tes tràvauoD des églises, 4^3
l'entrepreneur ou des ouvriers qu'après la réception d'œuvre. Cette précaution est de rigueur pour les travaux qui sont au compte du gouvernement. On retient même le lo* du prix des travaux pendant un an , afin de s'assurer qu'ils sont faits solidement. De plus^ l'entrepreneur demeure responsable de son travail pendant dix ans, conformément à l'article 179a du Code civil.
Sri-
Notions et observations sur la manière de mesurer une église et d'en faire te devis estimatif.
L'église dont nous allons donner lés mesures et le devis est représentée par les planches I5 11^ III f IV. Il faut d'abord en mesurer le pourtour sur le plan représenté par la planche I.