XII. Economies que Von peut faire
Quoique nous ayons, dans notre devis, porté les prix les plus modérés (1), et que nous nous soyons renfermés dans l'absolu nécessaire, on pourrait construire cette église à un moindre prix :
V Dans la maçonnerie à 10 fr. le mètre cube , les charrois entrent pour environ un tiets, qu'on économiserait si les paroissiens les faisaient dans les momens où les travaux ne pressent pas. La main d'œuvre du maçon et de son aide ne revient
(I) Il ne faut pas perdre de vue ce que nous avons dit dès le commencement de cettç Y* section y pag. 431 , que nous ne pouvons donner que des prix approximatifs qui varient selon les lieux; qu'il est, par conséquent, essentiel de prendre des informations auprès des ouvriers consciencieux, sur les prix ordinaires de chaque chose dans la région qu'on habite et où Ton veut faire unt construction.
le mttrc cube ; il y a des eiidi oits où el que 10 ou 12 fr. , et si les paroissiens euK- mêmes, elle reviendrait k biei compte.
5* Daus tous les prix désignés en d ou mètre courant, soit pour charpente menuiserie ou autres , on fait entrer i de béaéllce pour l'entrepreneur, el ; pour l'architecte ; c'est donc encore i qu'on peut économiser en faisant les régie. Cependant , à moins qu'on n*; vriers bien sûrs el bien entendus , il c utile d'avoir un architecte pour éviter dcnces et les accidens.
4' Le mètre cube de pierre de taille Ôo fr. à Beiley. La taille proprement c
et tes travaux des églises > 4^7
construire les fermes^ placer les planches pour les tuiles 9 etc., n*entre que pour un quart dans la construction des toitures a tuiles courbes^ et pour environ un tiers dans la construction des toitures à tuiles plates. Par conséquent si les paroissiens avaient du bois et fournissaient les charrois ^ on ferait une économie très- considérable.
7** Il est d'usage qu'en faisant les devis de construction des murailles 9 on compte le mètre tant plein que vide , c'est-à-dire que s'il y a des portes et des fenêtres ; on compte la place qu'elles occupent comme si elle était maçonnée. Le prix de cette maçonnerie supposée et qui n'existe pas^ sert à compenser la peine qu'ont les ouvriers pour placer les pierres de taille des portes et des fenêtres 9 cette pose exigeant beaucoup de temps et de soin. M. Rondelet s'élève fortement contre cet usage [Traité de Vart de 1?âtir, liv. VIII, p. 20.). Il fait un calcul, d'après lequel les propriétaires éprouveraient des pertes considérables, en suivant cet usage , surtout s'ils faisaient construire leurs bâtimens en pierre de taille. Nous nous contenterons de donner un renseignement qui nous a été fourni et qui peut être utile : pour poser les pierres d'une fenêtre qui a 7 pieds de haut sur 5 de largeur , il faut deux journées de maçon à 3 fr. , et deux journées de manœuvre à 2 fr. , en tout 10 fr. ; or 9 la fenêtre laisse un espace vide de 35 pieds ^
468 Notions ginéraies sur tes devii ^^ environ une loise carré* qui coûterait iS ou aofr. Il y a donc bénéHcc de 8 ou lo fr. pour ï'enlrepreneur sur chaque fenûtre. Quand elles soul grandes et nombreuses, c'est wa objet considérable. Aussi le gouvernement aujourd'liuî ne suit j»as cet usage pour les Lâlimcns publics, cl ijcancoup d'architectes s'en éloignent dans leurs detia.
8' Dans les pays uii les pierres sont rares et fort chères , on pourrait ob tenir une économie considérable en faisant une partie des murs en pi/ii qui ne coûte que i fr. le m6tre carré de 5o cenlimèlres ou i8 pouces d'épaisseur, tandis qui: la maçonnerie de même dimension coûte 5 fr. 11 y a quelques églises dans la Dresse construites de la sorte; mais nous ne conseillons pas d'employer cette économie pour les églises ; on pourrail en faire usage seulement pour les presï>ytère9 cl les maisons d'école.
g" Si, au lieu d'une église à crois laliuc, on construisait une chapelle de mËme dimension > en supprimant les deus bras de la croi\ , on ferait une économie considérable; au lieu de dix ; gles en pierre de taille , on n'en laisserait que dcui sur la façade I et II; les huit angles supprimé* coiitenl 730 fr. On supprimerait les deux grands aies qui sont à l'entrée; des chapelles, la voûte, la toiture, le pavé; au lieu de trois murs qui les forment, il n'en existerait que deux; ce serait une économie d'cvw'wd^'SiCioo tt.
[-,-i ■:■:: ^.V;^ YS-X
<./(ii>V
et les travaux des églises, 4^
III. Devis estimatif de V église représentée par la planche I bis et ta planche II bis.
Cette église est une véritable basilique divisée vA\ trois nefs par deux rangs de colonnes. (Voyez ce qui est dit page 173 et suivantes.)
1° Il faut d'abord mesurer le tour de l'église de la manière que nous avons indiquée dans le devis précédent; on trouvera 141 mètres ccurans.
La fouille pour les fondations étant de 60 cen« timètresde largeur et d'un mètre de profondeur, coûtera 33 c. le mètre courant (1), i4i coûteront. . . • 46 53
141 mètres de maçonnerie pour une fondation d'un mètre de profondeur et Qià centimètres d'épaisseur, coûteront (2) .... 853
2** La façade , depuis I jusqu'à II, a 9 mètres de largeur et i5 m. 5o e. de hauteur jusqu'au
A reporter, • 8990. 53 c.
(1) 66 centimètres sont les deax tiers d'un mètre; 33 centimes sont aussi les deux tiers de ce que coûte uu mètre cube de fouille pour la fondation. (Voj'ez pag. 432.)
(2) Le mètre cube de maçonnerie coûte 10 fr. ; les deux tiers doivent coûter 6 fr. 33 c.
47" Fiotiotis générâtes tur les devis
Report. . Sggfr.SSc, fronton, ce ({ui produit une surfucc de 10 m. 48 c. ; cette maçonnerie n'ayant que 5o centimètres d'épaiaseur, elle coûteras fr, lemÈtre c.ivré. Toldl .... 607 5o
Le fronton a 9 m, de largeur et a m. z'i c. de hauteur, ce qui donne ao in. 07 c. dont il faut ne prendre que la moitié (1) lo m.
o3 c, à 5 fr 53 48
Façade des deux nefs latérales 1 H G G,l H L L, elles ont chacune 4 n»' 5o c. en largeur et 10 m. en hauteur, ce qui donne, poiir chacune , 45 m. carrés de maçonnerie. Total pour tes deux 190 mètres de maçonnerie à 5-fr. . 4^0
Le soubassement de toute la façade en pierre de taille, longueur iS m., hauteur 1 m.yky
fr. 5o c, coûtera i35
A reparler.. . 0,144 fr.Sic,
(I) Od n'en prend que I* moitié , parce qu'en maltipliani la hauteur par la longueur, on a la mesure d'un carré tout entier , et que le froulon est en triangle ei n'eat ^e la moiiié d'nn cacré.
I et (es travaux des églises. 471
I Report, . 2,i44fi'* ^>c.
Quatre marches en pierre dé taille : la première a 6 m. ^ la deuxième a 5 m. 54 c.^ la troisième a 4 m. 66 c. ^ la quatrième a 4 m.; total 20 m. ^ à 7 fr. 5o c.^ coûte i5o
Deux pilastres en pierre de taille K K, qui ont chacun 10 m. 5o c.
de hauteur et 1 m. de largeur ^ total 21 mètres carrés 5 à i5 fr. ^ coûtent • , 3i5
L'entablement a 9 m. de longueur^ 1 m. Soc. de hauteur > ce qui fait 16 m. 20 c. ^ à 1 5 fr. , coûte 245
La corniche qui est sur l'entablement a 10 m. 5o c. ; celle qui forme le fronton a 6 m. de chaque côté^ ce qui fait 12 m. ^ ti}tal 22 m. 5o c.^ à i5 fr., coûtent . . 537 5o
La grande porte a 12 m. 5o c.
de tour, à 9 fr. , coûte . . . 112 5o
La corniche qui est au-dessus de la porte a 7 m., à 12 fr. coûte 84
3' Les murs II III, III IV, présentent un développement de 28 m., qui n'a que 10 m. de hau-
A reporter. . 3,386 fr* 5 ic.
/l73 Notion» générales sur tes devis
Repart. . 3,58(ifr. 5 leur, ce ijui donne a8o mètres carrés de maçouuerie , k 5 (r. ,
coulent ■i4oo
Les mura I VI, VI ei V, ont le même développement et cuAtent
Le mur du sanctuaire a aom. de tour et i3 m. âuc. de hauteur, ce qui donne 3-0 ni. de maçonnerie, à 5 fr., coule 1,350
/j" Il faut un mur de roitdation sous les colounes qui a un ini.'tre de largeur cl aulaiil de profun- ^
deur, la longueur intérieure de chaque cCté , depuis la façade jusqu'au sanctuaire, est de a? m., ce qui fait 4^ mètres, . . .
La fouille des fondations, à ^o c. par mètre cube, coûtera . . 18 f)
La maçonnerie de ces fondalions, à 10 fr. le mèlrc cube, coûtera ^Ou
Chaque culoune ayant C mètres cubes de pierre de taille , à 60 ou 70 fr. le mètre, reviendra à environ 400 fr, ; il y en a dauze> elles
A reporter. . 8,oi4fr, yi
et les travaux des églises. . 47^
Report. . 8^oi4fr*9ic.
coûteront, en pierres dures, environ 43oo
Les poutres placées sur les colonnes pour former l'architrave 5 auront 12 pouces d'équarrissage et 23 mètres de longueur de chaque côté , total 46 m. de longueur, ce qui donne un cubage de lâfi pieds, à 1 fr. 5o c. , c'est . . . aaa
L'entablement sur les colonnes sera en plâtre et coûtera 9 fr. le mètre courant; 4^ mètres pour les deux côtés coûteront . • . 4^4
La corniche prolongée sur la porte intérieure de la façade , qui a 8 mètres de longueur, à 9 fr., coûtera 7a
5"" La nef principale étant plus élevée que les nefs latérales, il faudra construire un mur au-dessus de l'entablement des colonnes, qui aura 23 m. de longueur d'un côté et 5 m. de hauteur, ce qui donne 1 1 5 mètres carrés de maçonnerie , à 5 fr. , et coûtera . . 676
Même mur de l'autre côté. . 5yS
A reporter. . 145672 fi\<^vc»
476 Notions générâtes sur tes devis
heport. . a6,G55fr,iif
La toiture du clocher a 48 m.
de surface , à 8 fr. le mèlre. . . 384
Si an lieu d'une coupole, le clocher se terminait en flèche qui partirait de la corniche et aurait 10 mètres de hauteur, chaque façade produirait 5o mètres, les quatre produiraient lao mètres, àSougfr. lera.,y6o. . . .
Q' 11 y a dans Ttiglise dix croisées qui ont les mêmes dimensioDs et coûtent le même prin que celles du dois précédent , c'est à dire en total, pour la pierre, le bois et les vitres, i,485 86
La porte en bois, la serrure, les pentures, comme au devis précédent. Total 3^^
La petite porte, item, ... 60 5o
La marche pour monter dans le sanctuaire a 10 mètres de longueur à 9 fr go
l'arc qui sépare le sanctuaire de la nef coûterait le même prix que dans le devis précédent. ■ . i5o
J reporter. . 2Q,oyotr. 77c
et tes travaux des églises. 477
Report, . 29,070 fr. 77c.
La sacristie coûterait aussi, comme dans le premier devis , . 63a 5o
Total, , . ' 29,703 fr. 27 c,
10* On peut appliquer sur ce devis la plupart des observations qui terminent le devis précédent, pour diminuer la dépense ; mais il y a pour celuici une économie à faire sur les colonnes de l'intérieur de l'église , c'est qu'on pourrait les faire eu briques. On soutient l'arChitrave avec des piè* ces de bois placées perpendiculairement , autour desquelles on met un rang de briques placées à la distance nécessaire pour donner à la colonne la grosseur qu'elle doit avoir à raison de sa hauteur; les briques ordinaires peuvent servir, mais on peut en faire faire exprès en forme de coin« Le chapiteau jse fait en plâtre j mais la base doit être en pierre de taille* Chaque colonne, par ce moyen, ne revient qu*i environ 100 fr.
11* Si, au lieu d^exécuter le pla'ï» d'une basilique à colonnes, on avait construit une basilique lombarde , dont les trois nefs sont formées par des piliers carrés surmontés par des 4rcs (Voyez la figure 5 de la planche qui présente plusieurs plans d'églises) , il en aurait coûté beaucoup moins, puisque chaque pilier carré et la moitié de Tare qui le surmonte , le tout en pierres d9 faille , ne ireyieot qu'ai emiroxi \te It,
4^8 Noiions aur tes réparations
SFXTION VII.
Notions et oùscrvations sur tes ri'parationt n faire aux églises, aux sacristies et hm clochers.
La iiéccsailé de construire de nouvelles église) de nouveaux clochers et de nouvelles sacri^< diminue un peu parce que déjà la plupart dr. paroisses ont rempli sur cela l(?s devoirs qui Im sont imposés; mais la nécessité de réparer iDSf ces édilices se renouvelle tous les jours et il noni paraît utile de placer ici quelques observaliem importantes, en rappelant d'abord ce que fiacrit à cet égard le décret du 3o décembre 1%
Extrait du décret sur tes fabriques , du 5o dieemire 1809, sur tes réparations d'égiixt. (le clociier» et de presbytères.
iji. L< Les marguillicrs, et spécialement le trf- "soricr , sout tenus de veiller à ce qne toutes la Hféparations soient bien et prompiement faitt». Il Ils auront soin de visiter les bàtimens avec dc^ «gens de l'art, au commcncemeat du printemp" i>et de l'automne.
• Us pourvoiront sur-le-champ , et par éconn- "mie, au\ réparations Ipçaliveg ou autr^qa'
à faire aux églUes, etc. 479
>» n'excéderont pas la proportion indiquée en Tarticle 12 (i)^ et sans préjudice ^ toutefois 9 des «dépenses réglées pour le culte.
42. » liOrsque les r^ar.ations excéderont la » somme ci-dessus indiquée ^ le bureau sera tenu » d'en faire rapport au Conseil ^ qui pourra or- » donner toutes les répara ti(xns qui ne s'élèveraient »pas à plus de cent francs dans les conamunes «au-dessous de mille âmes^ et de deux cents » francs dans celles d'une plus grande population.
» Néanmoins ledit Conseil ne pourra 5 même »sur le revenu libre de la fabrique^ ordonner les M réparations qui excéderaient la quotité ci-des- »sus énoncée^ qu'en chargeant le bureau de f^re «dresser un devis estimatif 9 et de procé4er à «l'adjudication au rabais ou par soumission , «après trois afliches renouvelées de huitaine en «huitaine,
43. (( Si la dépease ordinaire , arrêtée par le » budget 9 ne laisse pas de fonds disponibles , ou «n'en laisse pas de suffi^aus pour les réparations ,
(1) C«t article porte que toutes les dépenses extraor* dinaîres aa-delà de 50 francs dans les paroisses audessous de nille Aqies , et de 100 francs à%jiê les paroisses d'une plus grande population , doirjent étr^e soumises «n Conseil, j»4(>rie nfM }fi ycéê^i^v ut le h^xfi^n nfi pcn^
Wfil^t pas j^ QXAMfJ^ ijB^S Wf
4^ Soîian» tao* let réparatUms
le bureau en fera aon rapport aa ConseU, et celni-ci prendra one déUbératioB tendant à ce qu'il y soit pourra dans les formes pecscritcs an chapitre IV du présent ré^ement {Voyez fims ha$ art. 93) : cette délibération sera enwyée par le président an préfet.
44* * I^n ^ 1a prise de possession de chaque curé ou desserrant, il sera dressé , aux frais de la commune et à la diligence du maire , un état de situation du presbytère et de ses dépendances. Le curé ou desserrant ne sera tenu que des simples réparations locatives et dëgradatioos survenues par sa faute. Le curé on desserrant, ou ses héritiers ou ayant cause, seront tenus desdites réparations locatîves et dégradations.
92. » Les charges des communes relativement n au culte sont :
1* » De suppléer à l'insuflisance des revenus » de la fabrique pour les charges portées à l'artij» de 37 ;
3* » De fournir au curé ou desservant un pres- »bytère., ou, à défaut de presbytère, un loge- » ment , ou , à défaut de presbytère et de logement , » une indemnité pécuniaire ;
3* j» De fournir aux grosses réparations des édi- » lices consacrés au culte.
93. » Dans le cas où les communes sont obligées »de suppléer à Tinsuifisance des reveoui des fit-
à faire aux égiùes, etc. Ifii
» briques , poiir les deux premiers chefs, le budget » de la fabrique sera porté au conseil municipal «dûment convoqué à cet effets pour y être déli- » béré ce qu'il appartiendra ; la délibération du » conseil municipal devra être adressée au préfet » qui la communiquera à l'évêque diocésain pour » avoir son avis. Dans le cas où l'évêque et le préfet » seraient d'avis différens , il pourra en être référé , Dsoit par l'un, soit par l'autre^ à i^otre ministre «des cultes.
94. » S'il s^agit de réparations de bâtimens 5 i»de quelque nature qu'elles soient, et que la » dépense ordinaire, arrêtée par le budget, ne «laisse pas de fonds disponibles, ou n'en laisse «pas de suffisans pour ces réparations , le bureau » en fera son rapport au conseil , et celui-ci pren- » dra une délibération' tendant à ce qu'il y soit «pourvu par la commune ; cette déli)>ération sera » envoyée par le trésorier au préfet.
95. » Le préfet nommera les gens de l'art par «lesquels, en présence de l'un des membres du «conseil municipal et de l'un des marguilliers , il «sera dressé , le plus promptement qu'il sera pos* «sible, un devis estimatif des réparations. Le «préfet soumettra ce devis a«i conseil municipal «et, sur son avis, ordonnera, s'il y a lieu, que » ces répara^BS isoient feUes aux frais de la coni- «mune^ et, cH'^onséipienee, qu'il soit procédé
- hs réparations Notio"»»*'^' la forme acoouto-
•"*'' ' SlTe conseil «'«"^^tUU^ ^'^'''''. 9^- " . réduction »ar quelq« ^,„ le
«*^rl : reconnaUtalV P^/^^^^^^atlon e.
^" • An conseil t»^^" ^ -^i enverra, 6^^ •
**'^'''"er au ptéfet, et <^«^";" ^.'^e des cutte. . , s'adresser au J »„ ""***" statué e«
-^'^«'^'^^I^Tol-rsoorappor^^^^^^^
«^«^"''l'Ï^état ce qu'il appan^en ,i^otrc conseil
.^ (es répai-û'"'"
à faire aux ^9^ ^^ téj^t'^t^''^ rcla
presbyte''''' «=»
'"'' ''^•^''" u . ,8oq recommani^-
f" ",'û .»»« *" <"'^' :"',»> orolre le «S
à faire aux églises, etc. 4^5
toitures et qui sont occasionés quelquefois par une simple tuile dérangée. Les clochers demandent une attention toute particulière ^ parce qu'ils sont ébranlés par le molivement des cloches ^ ce qui fait que le mortier se détache peu à peuples pierres se débharnent^ l'eau et la neige s'introduisent entre les joints ^ la gelée les ébranle encore et quelquefois les déplace > surtout du côté du couchant et du midi. C'est pour cela que dans certains pays^ on passe une ou deux couches d'huile de lin ou de noix sur ces deux façades. On passe également de l'huile sur les pierres de taille d'un édifice lorsqu'elles sont en molasse ou pierres tendres pour les conserver et les préserver dç l'action successive de l'humidité et de la gelée ; cette dépense en évite de plus considérables.
II. Il faut faire une attention particulière aux paroles qui terminent cet art. 4^ que nous venons de citer : Les marguiiiiers pourvoiront sur-ie-r champ aux réparations iocalives ou autres,.,, sans préjudice toutefois des dépenses réglées pour le culte. Le premier emploi qtie la fabriqua ' doit faire de ses fonds est de fournir aux dépenses essentielles du culte : pain 5 vin ^ cire 5 blanchissage, linge, ornemens, etc. (Voyez l'art. 57 du même décret.) C'est l'évêque qui règle ces dépen- * ses en approuvant le budget (i^û/.art. 47J- Les conseils municipaux n'ont pas le droit de r,îen chan-
ffl \ Notions sur tes réparations
Çer à ce qui a été réglé par>]*évèqae , ib ne peuvent que faire des représentations motiTées qui doivent être adressées â l'évêque. (iéid, art. 96.} Si révequc n'adopte pas lés rais<los da conseil municipal 9 celui-ci peut s'adresser an préfet fui enverra toutes les pièces aa ministre des cultes « et c'est le conseil d'état qui foge en dernier ressort. II nous a para nécessaire de rappeler celle marche législative , parce qae , depuis qaelqnef années surtout 9 les conseils manicipanx ont cni devoir s'en affranchir au grand préjudice des Mi- Aces religieux.
III. MM. les margnilliers ne doiv«mt passe cmtenter de visiter souvent les églises et les presbytères, mais ils doivent se hâter de faire faire les réparations, quelque peu importantes qu'elles paraissent, surtout quand il est question de toiture. En difTérant, on s'expose à voir se former peu à peu des dégradations considérables 9 qui compromettent les édifices et occasionent plui tard des dépenses énormes. Les conseils municipaux sont intéressés, sous ce rapport, à venir ao secours des fabriques le plus tôt possible 9 et à réclamer des fonds auprès du gouvernement quand ils n'oDt pas de ressources, ou quand ils n'en ont pas de suffisantes. Mais il est essentiel de lenr rappeler qu'ils ù'obtiendront des fonds que d'après un devis dressé par un homme de l'an 9 qoi sp^
à faire aux ég lises, etc. . 4^5
cifiera robfet de la dépense v et que ni le maire , ni le conseil municipal , ni la fabrique 5 n'ont le droit de changer la destination de ces fonds.
lY. En général, il est important de ne faire aucune réparation majeure sans consulter un architecte ou du moins un maître maçon .expérimenté, qui fasse le devis estimatif du travail, autrement on s'exposerait à faire des réparations inutiles et même quelquefois dangereuses; il est à craindre /également qu'on ne soit entraîné^ dans de folles dépenses qui mettent le, curé et la fabrique de la paroisse dans l'embarras.
V. Les architectes, les entrepreneurs et les ouvriers, aiment mieux construire à neuf que réparer > en cela , ils ont quelquefois raison ; mais on peut craindrç aussi quelquefois qu'ils ne cherchent leur intérêt particulier. Il faut donc exa^ miner avec/ soin les motifs sur lesquels ils s'appuient pour démolir ce qui existe et le fsûre à neuf. On est parvenu , dans ces derniers temps , à faire des réparations qui paraissaient impossibles. On peut citer pour exemple ce qui s'est passé dans l'église de Saint^ermain-des-Prés, à Paris. On a renouvelé les fondemcns et les premières assises de pierre des piliers de cette église , après avoir soutenu avec des étais la voûte et la toiture. Il est plus difficile en province de faire de pareilles entreprises; cependant on pourrait en citer d'é-
486 Notions sur Us réparations
quivalentes. Il nous suflit de recommander aux ecclésiastiques de ne jfimais prendre sur eux des opérations aussi hardies ^ mais de laisser £aire les architectes et les ouvriers.
VI. On ne doit faire aucune réparation majeure sans prévenir Tautprilé ecclésiastique; on ne doit surtout rien changer à la forme de l'église ni déplacer aucun autel , ni même ouvrir ou boucher une fenêtre 9 sans l'avoir consultée : attenda que les ornemens, les colonnes 5 les inscriptions) les monumens^ les armoiries intéressent les souvenirs historiques de la paroisse , on ne doit eo détruire aucun. Lorsqu'on répare le pavé , il iaat éviter d'enlever 'les pierres tumulaires ou même de les changer de place.
VIL Quand ou fait blanchir l'églîsç, on doit éviter de passer de la chaux épaisse sur les sculptures, de couvrir les inscriptions^ les dates 9 etc.; en général , il vaudrait mieux passer sur les murs une couleur paille bien légère ou un gris de lin bien clair, qu'une couleur blanche.
VIII. Les prix que nous avons indiqués pour construction, ne sont pas toujours les mêmes quand il s'agit de réparations; dans ce dernier cas, il en coûte un peu plus et il faut, s'il est possible, faire ces sortes de travaux en ré^^iC} plutôt que de les mettre en adjudication ; mais alors il est à propos de fixer le prix des journées el de fixer aus?>VVe wovcùiv^ ^'\^^\vt^%^^x^^^g^^
à faire aux églises, etc. 4^7
IX. Quand un bâtiment a éprouvé les effets d'un incendie > les pierres calcaires se calcinent et se changent en chaux : il faut donc renouveler les murailles qui ont éprouvé l'action du feu ^ lorsqu'elles sont construites en pierre calcaire 9 conune cela arrive dans nos cantons. Si les murailles sont en grès, en schiste, en briques, en cailloux, ou même en pisé, le feu en altère moins la solidité.
X. Quand une muraille est rongée par une humeur qui la corrode et lui occasione une espèce de pourriture, il faut chercher pair où arrive cette humeur corrosive et démolir toute la partie qui en est imprégnée (1).
XI. Quand une muraille est humide , on peut employer deux remèdes différens : le premier serait d'enduire le mur avec le mastic de Pouiliy dont il a été question page 4^^^ ^^ ^^^^ autre dans la composition duquel il entre des substances huileuses; le second serait d'ouvrir le mur dans les endroits d'où l'on a lieu de croir^ que vient l'humidité , et de mettre tout le long une couche de mastic ; on pourrait aussi l'entourer d'un fossé et d'un mur comme nous l'avons dit page 355,
(I) Il est fait mention dans le Lévitique, chap. XIV, de la lèpre àm marailles, qa*ou désigne qnelqdefois de nos jours spas le nom de chancre.
^ SoiimmâsmrU
s£cno5 Tm
Xûliatu et obêerraîionâ sur te tonnerre et le
paralonnerre.
Le goaTememeDt ayant à cœur de molt^lier les paratonnerres et témoignant le désir d'en Toir établir sur les élises et sur les elocbers, nous aTons pensé qu'il était à propos de donner quelques renseignemens à cet égard , dans rinléret des ecclésiasiiques et des fabriques. Nous dirons un mot sur le tonnerre et sur les causes qui le produisent , sur ses terribles effets, sur les moyens (îo s'en préserver et sur la construction des paratonnerres.
Notions et oùservations sur te tonnerre et sur tes causes qui le produisent.
On appelle ordinairement tonnerre le bruit roulant qui se fait entendre au milieu des orages, surtout pendant l'élc 9 et qui^ ordinairement, est précédé d'un éclair.
La foudre est une matière enflammée qui accompagne quelquefois le bruit du tonnerre et cause d'affreux ravages dans les lieux où elle tombe. Les physiciens admettaient /lutrefois des foudres asccudaules ^uv ^\Vùi!v(î.\A. dw sein de la
et ie paratonnerre, 489
terre (i), et d'antre» descendantes qui partent du sein des nuages 9 éclatent en l'air en sillonnant le ciel et les nuages, ou frappent les montagnes 5 les forets et les bâtimens, surtout quand ils sont élevés et chargés de fer, de cuivre et autres matières métalliques.
Quelle est la cause du tonnerre et de la foudre? On a long-temps varié sur la manière de répondre à cette question. On s'accorde aujourd'hui généralement à dire que l'électricité' est l'agent prln- ^ cipal de ce météore, et on le prouve par des. expériences fort curieuses qu'il faut lire dans les. auteurs de physique (2). Il nous sufïira d'en citer deux ou trois pour faire mieux comprendre* ce que nous diVons sur les paratonnerres. lliiM. NoUet et Franklin, ayant soupçonné q^e l'électsicité était pour beaucoup dans l'action et les effets du
(1) Saîi9 rejeter anjourd'liui les foudres ascendantes, on en parle peu. Beaucoup de faits cependant semblent en constater Texistence assez fréquente.
(2) Voyez sur cela les Leçons de physique de M.,NolIet, tora. VI , ou ses Recherches sur V électricité ^ on le Précis historique et expérimental des phénombnes électriques ^ par M. Sigaud de la Fond. Ce dernier ouvrage est le plus instructif. Parmi les antcurs phis modernes, M. Biot nous a paru Ie« plus clair dans son Traité de physique expérimentale y tom. II.
4o pieds de long et qui était isoLis (i] moment d'orage , le lo mai , sa barre fortemeot élcctrisée par les nuages, nu meniqu'il en sortait de superbes aigrei ques , et qu'on en tirait des étincelles < plusieurs pouces de long; Cette cxpéi pétée par MM. Franklin, CantoD, de R
(I) Pour bicD comprendre ce mot dont te préientera plusienrs foii, il faat se- aoa' raita/az, les aninMnl, l'eao, les Tapeurs, i lectricUd facilemeot par comi^nication , le verre , le* titiata , le boia sec , l'aîr lujreçoivent que tris-diffieilementi on isole d qa'on vent électriser, ea le plaçant sur i àe la r^«iD«, elc, et ea l'empêchant d'£tr avec lei mélaui ou les autres sabstances i
et le paratonnerre, 49*
autres, produisit des effets effrayans et très-dan* gereux (i). Pour prévenir le danger, M. de Romas mit un cordon de soie à Textrémité de la corde par laquelle il conduisait son cerf- volant, et il tirait ces étincelles avec un excitateur , c'est à dire un fil de fer ou de laiton, mastiqué au milieu, à l'extrémité, d'une baguette de verre de 12 ou 1 5 ' pouctts de longueur (2) ; avec cet instrument, il conduisait l'électricité où il voulait sans éprouver de danger.
Le P. Bcccaria , professeur de physique à Turin, ayant dressé plusieurs barres de fer semblables à celles de M. Dalibard, s'aperçut que de temps en temps des corps légers, des pailles, des feuilles de métal, etc. , étaient attirés par les barres de fer et que , d'autres fois , ces objets étaient repoussés; il en tira la conséquence que certains
(1) M. Kirchman, ou RichmaD, «eloo notre maDière de pronoDcer, professeur de physique à St.-Pétersbourg ^ ayant en Timprudence d'introduire dans sa chambre Textrémité inférieure d'une de ces barres de fer, il fut frappa d'une explosion subite et trouvé mort à côté de sôti appareil, le 6 août 1753. Les circonstances de sa mort sont détaillées danls le précis de M. Sigand de la Fond cité plus haut. ,j),..-i
(2) Cet instrument ressemble à un scorpion dont le ûi de fer représente les palpes on pinces , et U baguette de verrè le corpt«
49^ Notions sur te tonnerre
nuag;e5 avaient beaucoup d'électricité et la communiquaient à la terre. ; que d'autre» en avaient moins et en recevaient de la terre. Ce phénomène a été observé par tous les physiciens; tous ne Font pas expliqué de la même manière, mais tous, assez généralement y admettent dans les nuages "une électricité qui attire et une électritité qu| repousse ;. les uns appellent la première électricité négative et la seconde électricité positive ; d'autres les çtppellent électricité résineuse, électricité vitrée. Quoiqu'il en soit du nom^ le fait est important et jette du jour sur les explications qu'on donne des effets du tonnerre. Les nuages n'ayant pas la même dose d'électricité, celui qui en a davantage en communique à celui qui en amoins.. Cette communication produit une étincelle ^ une lumière subite et un pétillement, conmie cela arrive dans les conducrteurs de la machine élec» trique quand ou en tire une étincelle, avec rénorme différence qui doit exister entre nos petits instrumens et le vaste laboratoire que la Providence met en jeu. Le résultat est le même si ou suppose que les nuages n'ont pas le même genre d'électricité. La vitrée et la résineuse, en passant d'un nuage à l'autre, produisent une étincelle et un pétillement. C'e^ ainsi qu'on es* saie d'expL'quer l'éclair et le brait du tonnerre.. Le roulement vient ^ disent quelques-uns, de la
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multiplicité des étincelles que se communiquent les nuages; selon quelques autres, de l'écho produit 'par les montagnes et par les nuages euxmêmes 9 d'autres disent que ces roulemens proviennent, d'un vide produit par l'inflammation du gaz hydrogène et de matières sulphureuses et bitumineuses .qui sont suspendues dans l'atmosphère : ce sont ces matières qui , lorsqu'elles sont agglomérées en plus grande quantité , produisent la foudre et tous les terribles effets dont bous allons parler.
Notions sur tes effets de ta foudre^
Les effets que produit la foudre sont aussi variés qu'effrayans. Elle fond et calcine les métaux les plus durs 9 met le feu aux matières combustibles, renverse et brise en éclatles arbres les plus élevés, ébranle et ruine les plus vastes édifices , prive de la vie dans un moment les animaux les plus forts et les hommes les plus robustes, etc. ; mais tous ces effets sont modifiés d'une manière si singulière , on pourrait même dire d'une manière si capricieuse., qu'il y a de quoi embarrasser et déconcerter les savans les plus éclairés et les plus obstinés à en rechercher les causes r La foudre met en fusion une épée sans laissçr aucune trace
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de son action sur le fourreau ; quelquefois c'est le fourreau qu'elle attaque sans toucher à Tépée; elle fait fondre Tor^ l'argent et le cuivre dans une bourse sans l'endommager 5 surtout si elle est en soie ; elle perce un mur, enlève une pierre qu'elle transporte à plusieurs toises de distance; elle passe entre la peau et l'habit d'un individu sans lui faire aucun mal , et va sortir par la semelle de ses souliers ; plusieurs personnes sont dans la même chambre, quelques-unes sont foudroyées ^ les autres sont intactes; on cite des femmes enceintes dont l'enfant a été atteint et commit brûlé par la foudre , tandis que la mère a été épargnée ; quelques personnes ont été privées de' la vie sans aucune lésion apparente, d'autres ont été calcinées subitement. Il en est dont la peau a été enlevée en tout ou en partie , quelques-unes ont été transportées à plusieurs pas de distance, etc. On ferait un gros volume de tous les effets extraordinaires produits par la foudre et que l'on trouve consignés dans les auteurs les plus graves, tant anciens que modernes (1).
La foudre agissant ainsi sans loi bien connue 9 il ne faut pas être surpris de la crainte qu'elle
(I) La plupart des auteurs de physique citent quelques-uns de ces faits -, on en -trouvera un assez grand noiribre rapporté dans le Manupl de météorologie.
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inspire , et il y a peut-être plus d'irréflexion que de sagesse à faire profession de ne pas craindre le tonnerre et surtout de le braver. On pourrait citer plusieurs exemples de personnes qui ont été victimes de cette témérité. Un pen*uquier qui craignait le tonnerre 9 ayant fermé la fenêtre d'une 4^hambre pu il allait raser le maitre de la maison dans un moment d'orage y oelui-ci trouvant cette {jeur ridicule , se lève subitement pour, ouvrir la fenêtre ; la foudre tombe dans le même moment et le couvre de plaies comnte s'il avait été écorché vif; il est à présumer que la foudre fut attirée par le courant d'air qu'occasiona subitement le mouvement de la fenêtre quand on l'ouvrit.
Quoi qu'il en soit , la peur du tonnerre n'q|t pa» destituée de fondement (i). £llç tient d'ailleurs
(I) Il faut cependant convenir qu'assez ordinairement CD craint la foudre au moment où le danger est passé. C'est le bruit du tonnerre qui fait peur : or, quand on entend le tonnerre', c.*est. une preuve qu'il est loin. On peuft même calculer à quelle distance il se trouve, en comptant le nombre de secondes qui s'écoulent entre l'éclair «t le bruit. Chaque seconde représente une distance de 337 mètres où 1038 pieds, ou 173 toises.Quand on n'a pas de montre à seconde, on peut compter les pulsations du pouls qui mesurent à peu près une seconde , à moins qu'elles ne soient accélérées par la fièvre ou par la peur.
4^6 Notions sur le tonnerre
quelquefois à l'Arganisalion physique de certaines personnes qui sont plus sensibles aux impressions de l'électricité les unes que les autres; ahisi, les femmes 9 en général 9 sont, plus souvent dominées par la crainte du tonnen*e5 parce qu'elles sont plus faciles à électriser. On assure que Voltaire, avec toute sa philosophie , 4;raignait beaucoup le tonnerre et faisait appeler M, Hugonet 9 son curé^ quand le temps était orageux (1). A>outons que la peur du tonneri*e est dans l'ordre de la Providence qui s'est ainsi réservé des phénomènes extraordinaires qu'elle fait paraître de temps en temps pour rappeler aux hommes leur dépendance et leur faiblesse ; aussi le tonnerre est appelé dans les divines Ecritures la voix de Dieu : IntonuU de cœio Dominus et Jttissixnus dédit vocem suam, ps. 17; Vox Domini super aquas, Detes majestatis intonuit , ps. 28. Voix puissante qui brise les cèdres du Liban , vox Domini confringentu cedros ; voix quelquefois accompagnée de feu et de flamme, voa; Domini intcrcidentis flanimam ignis; voix qui fait trembler le désert , vox Domini concutientis desertum; voix qui pénètre les forêts les plus épaisses et qui ramène au teni-
(I) WfOyez dans la Biographie du département tle V Ain,^ tom. I''r, ariicle Voltaire, pag. 149. Ce souveuir est conservt'^ par la tradition du paysr
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pl6 dn Seigneur ceux qui s^en éloignent, voco Domifii revelahit condensa et in tempio ejus on%nes dieent gioriain (iéid*)* D est certain que le plus grand homme parait bien petit quand il est entouré par la foudre et qu'il sent, malgré lui V que rien n'est capables de le soustraire à la puissance dé celui qui a droit de dire au tonnerre et aux éclairs de marcher et qui, en revenant , lui répondent : Nous ayons exécuté vos ordres et nous sommes prêts à le faire encore. Revertentia dieent : Adsumds. Job. 58, v. 55 (i).
Précttutions à prendre contre ta foudre
Quoiqu'il n'y ait aucun moyen assuré pour se préserver de la foudre quand le moment marqué par la Providence est arrivé , il est cependant permis de prendre quelques précautions , comme il est permis et même nécessaire de prendre des remèdes quand on est malade.,