‹ Manuel de controverse [microforme] (volume 2)Chapitre 15 sur 36 · IV · texte numérisé non relu

IV

1 D. Le Sauveur n’a-t-il pas dit en termes ex- 4 au vingt-sixième chap. de S. Matthieu, v.

27: ‘ Buvez-en tous ? ’—R. Ces paroles s’adres- Saient aux apôtres, et non à tous les fidèles Mpêcher "® D. Comment le prouvez-vous ? —R. Cela se lant à], ‘@rouve par les paroles qui suivent immédiate- 10liques ‘Ment: * Vous vous scandaliserez tous à. mon Que les “sujet ceite nuit.”

L'APpro- w D. Comment le prouvez-vous encore ?—RK. MPar les paroles du quatorzième chap. de St.

[ue le vin

OnClus Marc : Et ils en burent tous,” c’est-à-dire tous tdene MN16s apôtres.

les Ma. A® D. Mais si le commandement de boire n’a Catho. été donné ici qu'aux seuls apôtres, on pourra | je conclure de là que le commandement de man- Xma. 0 ger, n'aura été donné qu'aux seuls apôtres ?—

R. Le commandement de boire et de manger n’a

VOir donné le

s de l’homme, et si vous ne buvez son mg, vous n'aurez pas la vie en vous ?’—R.

Protestants n’ont aucun droit de citer ce age contre les Catholiques.

. Pourquoi cela ?—R. Parce qu’ils prétendent que le sixième chap. deS. Jean ne doit pas htendre de l’'Eucharistie, mais de ta foi en sus-Christ.

D. Mais que répondent les Catholiques à ce ssage, eux qui l’entendent de l’Eucharistie ? R. Îls répondent qu'ils mangent sa chair et bivent son sang, en recevant l’un et l’autre U! gôus la seule espèce de pain.

Vera por

» Or (!

°S et à ler

« D. Qu'y a-t-il à dire aux Protestants lorsqu'ils

n C ' A er PS :

" °à re “en appellent à l'institution de Jésus-Christ ? LA Le l se R. Il faut exiger d'eux qu'ils pratiquent tout ce | moi $ Cestique Jésus-Christ fit en instituant la Cène.

êtres on M D. Que faut-il leur demander nommément ? »s fi dèles —R. Il faut leur demander qu’ils aient à se la-

es ver Les pieds, qu'ils aient à rompre le pain, qu’ils . 1 fassent passer le calice de main en main, qu’ils

(ed An 1} reçoivent la cène après le souper, etqu’ils soient # ave %k 14 douze à une même table.

nt: Ir à D. Ne pourraient-ils pas dire que ces sortes ele } … de choses ne sont pas essentielles au sacrement "ER (à de l’Autel ?—C'est ce que les Catholiques disent L D. M aussi de l'usage des deux espèces.

sh us. D. Comment prouvez-vous que les deux espè- Nier M ces ne sont pas de l'essence du sacrement ?—RP. #7 Siles deux espèces étaient de l'essence du sacreae É$ #7 ment, Jésus-Christ n’eût pas promis à ceux qui 1 LH

ne reçoivent qu'une espèce, autant qu’à ceux qui reçoivent les deux.

D. Comment prouvez-vous encore que les deux espèces ne sont pas l'essence du sacrement ?—R. Si les deux espèces étaiént de l’essence du sacrement, l'Eglise des premiers temps eût pas donné l’un sans l’autre, comme elle a fait si souvent.

D. Quelle autre instance avez-vous à faire aux Protestants, lorsqu'ils insistent sur l'institution de Jésus-Christ ?—R. Il faut leur demander qu’ils aient à baptiser comme Jésus-Christ et les apôtres ont fait.

D. Comment Jésus-Christ et les apôtres ontils baptisé ?—R. Par immersion.

D. Comment baptisent les Protestants ?—R.

Par infusion.

D. Y a-t-il grande différence entre l’immer- Æ * sion et l’infusion ?—R. Plus qu'entre la com- de munion sous une seule espèce et ;a communion % ê sous les deux espèces. .

D. Ne pourraient-ils pas direqued’unemaniè- À re comme de l’autre il y a toujours de l’'eauet 1 les paroles.et que cela suffit ?—R. Cestainsique 4

dans la communion sous une seule espèce se trouvent le corps et le sang de Jésus-Christ avec un symbole visible, ce qui suffit.

D. Ne pourraient-ils pas dire qu’ils ne baptisent pas par immersion pour éviter plusieursin- Æ convénients ?—R. C’est ainsi que chez les Ca- | tholiques on ne donne pointle calice, pour évi- | ter plusieurs inconvénients.

D. Ne pourraient-ils pas dire qu’il n’est pas

La Tec

ŒUX LE sroyable que Dieu qui gouverne son Eglise ait voulu permettre qu’on baptisât mal pendant tant de temps ?—R. On dit de même qu'il n’est pas croyable que Dieu qui gouverne son Eglise, ait voulu permettre qu’on communiât mal pendant tant de temps.

D. Que s’ensuit-il de là ?—K. I] s'ensuit que les Protestants sont obligés d'approuver la

e les ‘acrel’eseMps elle

tion | communion sous une seule espèce.

pr D. Comment prouvez-vous en peu de mots et jé d’une manière invincible qu’une seule espèce

ont. B suffit pour le salut ?—R. 1. Par le témoignage

j de Jésus-Christ ; ?. par le témoignage de lE-

R vlise; 3. par le témoignage de Luther même.

4 D. Quel est le témoignage de Jésus-Christ ? Na 8." Celui qui mangera de ce pain vivra di. + éternellement”; or, les catholipues mangent, ion de ce pain : par conséquent ils ont tout ce qu’il

faut pour la vie éternelle.

ja D. Quel est le second?—R. C'est celui de 15:74 Eglise.

s. D. Comment cela? —R. Plusieurs siècles

se : avant Luther on ne donnait partout qu'une seule espece ; si c’était 1à une erreur, il fau- F drait que toute l'Eglise fût tombée en erreur,

= ce qui ne se peut.

à D. En quels termes s'explique sur cela l’Apologie de la confession d’Ausbourg dans l’arti ‘ ele des deux espèces, p. 235 ?—R. ‘“ Nous excu-

‘ sons l'Eglise de ce qu’elle a souffert la vio- ‘t lence qui lui a été faite de la part des papes ‘ et des évèques.”

D. Se peut-il qu'on enlève à l'Eglise par violence une chose qui soit nécessaire au salut ? —R. Non, cela ne se peut; car les portes de l'enfer même ne prévaudront pas contre l'Eglise.

D. Quel est le troisième témoignage ?—R. C'est celui de Luther.

D. Rapportez-nous ses paroles au T. 2, p. 100. —R. “ Si vous arrivez dans un endroit où tt l’on ne donne qu’une seule espèce, contentez- # vous d’une seule espèce, et ne vous opposez ‘ pas au grand nombre.”

D. Rapportez-nous encore ses paroles au T.

3, p. 274 ?—R. “S'il arrivait qu'un concile or- ‘ donnât de prendre les deux espèces, au mé- ‘ pris du concile, nous n’en recevrions qu’une.”

D. Que concluez-vous de ces trois témoignages, et de tout ce qui a été dit ci-devant ?—R. Je conclus que l’usage d’une seule espèce n’a pu être un sujet légitime de séparation.

D. Que concluez-vous de plus ?—Je conclus que messieurs les Protestants sont obligés de se réunir à l'Eglise catholique.

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