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D. Qu'est-ce qu'un Concile général ou œcuménique ?—R. C’est une assemblée d’évêques, à laquelle sont invités tous les évêques du monde chrétien, et qui est présidée par le Pape ou par ses légats, ou du moins confirmée par lui.
D. Qu'est-ce qu’un Concile particulier, national ou provincial ?—R. C'est une assemblée d’évêques, à laquelle sont invités tous les évèques d’une province ou d’un royaume.
D. Un Concile peut-il errer en matière de foi ?—R. Les Conciles généraux et œcuméniques sont infaillibles en matière de foi, mais non les Conciles particuliers.
D. Pourquoi dites-vous que les Conciles généraux sont infaillibles ?—R. Parce que si un Concile général venait à se tromper, toute PEglise serait dans l'erreur, ce qui ne se peut.
D. Pourquoi dites-vous que toute l'Eglise serait dans lerreur au cas qu’un Concile général vint à se tromper ?—R. Parce que les évèéques assemblés représentent toute l'Eglise, de même que les Etats représentent tout un royaume, é D. De quelle manière faut-il regarder les décisions des Conciles généraux ?—R. Comme des oracles rendus par le Saint-Esprit.
D. Rapportez-nous les paroles que saint Pierre prononÇa dans l’assemblée des apôtres au
chap. 15 des Actes des Apôtres.—R. ‘Il a sem- ‘* blé bon au Saint-Esprit et à nous de ne vous ‘imposer aucun autre fardeau.”
D. Est-ce un grand péché que de refuser de se soumettre aux Conciles généraux ?—R. C’est
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faire voir un orgueil et une opiniâtreté insoutenables ; c’est tomber dans le schisme et dans l’hérésie.
D. Pourquoi dites-vous cela ?—R. Parce que c’est préférer son sentiment particulier au sentiment universel de l'Eglise, et au jugement de tant d’habiles gens.
D. Ne pourrait-on pas dire qu’on est obligé à recevoir les décisions des conciles quand elles sont conformes à la parole de Dieu, mais non hors de là ?—R. Cette réponse est insoutenable.
D. Pourquoi cela ?—R. En faisant cette réponse on témoignerait être dans la pensée que l'Eglise peut enseigner quelque chose de contraire à la parole de Dieu, ce qui ne se peut.
D. Pourquoi dites-vous encore que cette réponse est insoutenable ?—R. En répondant ainsi on s'établit juge de ceux que Dieu a établis pour juger des différends de Religion.
D. Combien y a-t-il de Conciles généraux ?
—R. Il y en a dix-neuf. |
D. Où s’est tenu le premier Concile œcuménique ?—R. À Nicée, en 325.
D. Où s’est tenu le second ?—R. A Constantinople, en 381.
D. Où le troisième ?—R. À Ephèse, en 431.
D.Où le quatrième ?—R. À Calcédoine, en 451.
D. Combien s'est-il tenu de Conciles généraux à Constantinople ?—-R. Quatre en tout.
D. Combien y en a-t-il eu à Rome ?—R,. Six en comptant. celui du Vatican.
D. Combien à Nicée ?—R. Deux.
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D. Combien à Lyon ?—R. Deux.
D. Nommez encore d’autres endroits où 1l s’est tenu des Conciles généraux.—R. Il s’en est tenu un à Vienne en Dauphiné et un à Florence.
D. Quels sont les deux derniers Conciles généraux?—R. Le Concile de Trente et celui du Vatican. |
D. Pourquoi mettez-vous le Concile de Frente du nombre des Conciles gnsreuz ?—R. Parce que tous les évêques de la Chrétienté y ont été invités, et qu'il a été présidé par les ‘égats du Pape et confirmé par lui.
D. Combien y a-t il eu de cardinaux ?—R. Six.
D. Combien de patriarches ?—R. Trois.
D. Combien d’archevéques ?—R. Trentedeux.
: D. Combien d’évèques ?—R. Deux cent vingtuit.
D. Les ministres luthériens et calvinistes ontils aussi été invités d'y assister ?—R. On les a fort pressés d'y venir, et on leur a offert pour cela toutes les sûretés qu’ils pouvaient désirer.
D. Est-ce une raison aux Protestants de rejeter ce Concile pour n’y avoir pas été ?—R. Non, car il n’a tenu qu’à eux de s’y trouver.
D. Les Protestants sont-ils obligés en conscience de se soumettre au Concile de Trente ? —Oui, car ils ont été jugés par leurs juges légitimes. |
D. Qui a droit de juger de la doctrine ?—R.
Ce sont les évêques et le Pape.
D. Pourquoi cela ?—R. Parce que Dieu les a établis pour cela. 4
D. Rapportez-nous les paroles de saint Paul aux évêques dans le chap. 20. des Actes des Apôtres.—R. ‘ Prenez garde au troupeau sur le “quel le Saint- pol A vous a établis évêques ‘ pour gouverner l'Eglise de Dieu.”
D. Quelles remarques faite-vous sur ces paroles ?—R. Les évêques ne pourraient gouverner l'Eglise comme il faut s'ils n'étaient point en droit d'approuver la bonne doctrine, et de condamner la mauvaise.