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D. Luther fit-il paraître plus de modération envers l’empereur et le pape ?—R. Non; il les traita avec la même indignité.
D. Comment parlait-il de l’empereur ?— .
R. Il disait, entre autres choses, que le Turc:
18 à avait dix fois plus de vertu et de bon sens que ‘l’empereur. à
D. Comment parlait-il du pape ?—R. IL le traitait de bête, de loup furieux, contre lequel on devait s’armer de toutes parts.
D. Que concluez-vous de ces façons de parler, qui sont si fréquentes chez Luther, que tous ses ouvrages ne paraissent qu'un tissu d'injures ?—R. Je conclus que ce n’était pas un homme envoyé de Dieu pour réformer l'Eglise.
D. Sur quoi fondez-vous cette conclusion ?
—Sur ce qu’on ne voit pas en lui la moindre marque de l'esprit de Dieu; bien loin de là, on y voit un esprit tout opposé.
D. Le parti ne pourrait-il pas dire qu’on se met peu en peine du maitre, pourvu que la doctrine soit bonne, que ce n’est pas sur l’autorité de Luther qu’on l’appuie, mais sur lautorité de la parole de Dieu ?—R. Si la doctrine protestante est bonne, il faut que Dieu se soit servi de Luther, comme d’un instrument propre à rétablir la foi : or, cela ne se peut croire prudemment ; donc on ne peut pas non plus prudemment croire que la foi protestante soit bonne. |
D. Ne pourrait-on pas objecter aux Catholiques qu’il y a eu des papes qui ne valaient guère mieux que Luther ?—R. Le Sauveur a eu soin de prévenir cette objection, au chap. 25 de $. Matthieu. |
D. Rapportez-nous les paroles du Sauveur.
—kR. ‘ Les Scribes et les Pharisiens sont assis
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sur la chaire de Moyse, observez done et faites tout ce qu'ils vous disent, mais ne ‘faites pas ce qu'ils font.” D. Quelle différence mettez-vous entre les gpes et Luther ?—R. Les papes de conduite éprochable ne laissaient pas d’être pasteurs êgitimes, ayant succédé à leurs prédécesseurs ; bais Luther s’est porté pour réformafeur sans cune mission.
4 D. Apportez encore une autre différence— . Ges pâpes n’ont rien enseigné de nouveau ;. hais Luther a été le premier à enseigner une loctrine dont on n'avait aucune connaissance avant lui.
+ D. Après avoir fait voir que l’auteur de la. Réforme prétendue n'est pas de Dieu, faites Yoir aussi que son entreprise ne vient pas de. ieu ; quelle a été l’entreprise de Luther ?— R. Il a entrepris en premier lieu de convaincre PEglise de s'être trompée. En second lieu ïl s’est séparé de l'Eglise, en faisant bande à part avec son nouveau troupeau.
« D. Une entreprise telle que celle-là peut-elle venir de Dieu ?—R. Non, car Dieu n’a jamais ommandé de faire le procès à l'Eglise, mais e l'écouter avec respect.
4 D. Rapportez-nous les paroles du Sauveur, ‘en saint Matthieu, chap. 18.—R. ‘ Quiconque 7° n’écoute pas l'Eglise, regardez-le comme un Ÿ‘* paien et comme un publicain.” F D Quelle est l'Eglise que Luther a accusé
d'avoir erré? est-ce l'Eglise particulière de E 7
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Rome seulement, ou est-ce l'Eglise univer!“ selle ?—R. C’est l'Eglise universelle qu'il a os‘ blâmer.
D. Comment le prouvez-vous ?—R. Avant Luther il ne s’est trouvé aucune société chré tienne qui ait cru ce que Luther a enseigné depuis; g'est donc contre l'Eglise universelle qu’il a osé S’élever. |
D. Est-il sûr et incontestable qu'avant Luther il ne se soit trouvé aucune société chrétienne qui ait enseigné la doctrine de Luther * —R. Luther en convient lui-même. î
D. Re nous ses paroles. (Tome 2. [A 9 b.)—R. ‘ Combien de fois ma conscience n’a-' Moine pas été alarmée ? combien de fois ne me suis-je pas dit à moi-même: Prétends-tu* 4 être Le seul de tous les hommes qui soit sage ?X ‘ prétends-tu que tous les autres se soient À ‘trompés pendant une si longue suite d’an-! À nées!” |
D. Qu'est-ce qui faisait le plus de peine à t … Luther, dans le temps qu’il méditait le nou- ! (: veau système de sa doctrine ?—R. C’est un !
reste de respect, qu'il ne pouvait s'empêcher # de conserver pour l'Eglise.
D. Comment s’exprimait-il sur ce sujet ? ? | (Tom. ?. f. 5.)—R. ‘ Après avoir vaincu toutes & les autres considérations, je n'ai pu vaincre
qu'avec beaucoup de peine celle qui dit qu il ‘ faut écouter l'Eglise.”
D. Que pensait Luther de son entreprise ? 1 pouvait-il se rassurer contre ses propres dou- | tes?—R. “ Je ne suis pas assez hardi, disait-il. |
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A Ut CO AN FRERES LS
ise univers “ pour oser assurer que c’est au nom de Dieu
e qu'il a ostt “ que j'ai commencé toute cette affaire ; je ne « voudrais pas sur cela soutenir le jugement
—R. Avant#* de Dieu.” (Tom. 1. f “us b.)
DCiété chrél
D. Que dites-vous FA schisme que Luther a causé dans l'Eglise ? peut-on croire prudem- 1 ment que ce soit là l'ouvrage de Dieu ?— l'avant Lu# R. Non, car Dieu a défendu aux chrétiens de Clété chré.i faire schisme entre eux.
le Luther * D. Rapportez-nous les paroles de lApôtre, * au chapitre premier de la première aux Corin- (Tome 2, f 4 thiens—R. ‘ Mes frères, je vous prie de faire . Clence n’a-° “ en sorte qu'il n’y ait aucun schisme parmi de fois ne “ vous.” rétends-tu* D. Quelle idée Luther avait-il lui-même du soit sage ?% schisme, lorsqu'il n’était pas encore si fort se soient | 6 échautfé contre le pape ?—R. Il disait qu’il ne uite d’an-* | pouvait être permis, pour quelque sujet que ce fût, de se séparer de l'Eglise romaine.
> peine à : D. Rapportez- nous les paroles de Luther. t le nou- * (Tom. 1. f. 116. b.}—R. “ IL ne peut y avoir de
‘est un ? “ sujet, quelque important qu’il soit, qui
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