‹ Manuel de controverse [microforme] (volume 2)Chapitre 6 sur 36 · RL ES · texte numérisé non relu

RL ES

D. Quelle remarque a-t-on faite en tout

reprise ? # temps, depuis la naissance du christianisme ?

mpêcher 4 *“ puisse donner droit de rompre l'union de « ‘ l'Eglise.” è sujet ? D Luther a-t il rompu l'union de l'Eglise ? u toutes À —R. Il l’a rompue sans doute, puisqu'il s’est Vaincre } séparé du grand corps des Chrétiens, faisant dit qu’il 4 bande à part avec son nouveau troupeau. de.

es dou- # —kR. Toutes les fois qu'un petit corps s’est dédisait-il, M taché du srl corps des Chrétiens, pour

‘quelques points de doctrine, il s'est” toujours trouvé que le petit corps a donné dans l'erreur et dans l’hérésie.

D. A-t-on vu plusieurs exemples de cela?

—R. On en a vu plus de cent.

D. Les Luthériens et les Calvinistes peu vent-ils espérer que le schisme leur aura mieux réussi qu'à tant d’autres?—R. Raisonnablement ils ne peuvent l’espérer.

D. Pourquoi non?—R. Les gens qui marchent sur les traces de ceux qui se sont égarés, ne peuvent manquer de s'égarel avec eux.

D. Pourquoi avez-vous dit que les moyens dont Luther s’est servi pour établir sa réforme ne sont pas de Die1? Quels sont-ils, ces moyens ?—R. Tous les moyens dont il s’est servi semblent n'avoir été inventés que pour flatter les passions de homme.

D. Rapportez-nous-en quelques-uns. — R.

Premièrement, il permit à tous ceux qui auraient fait vœu de chasteté de se marier.

D. Rapportez-en d’autres—R. En second lieu, il permit aux princes temporels de s’approprier les biens de l'Eglise.

D. En troisième lieu ?—R. Il abolit la confession, les abstinences, les jours de jeûne et toute œuvre pénible.

D. Comment s’y prit-il pour tranquilliser les consciences inquiètes ?—R. Il imagina une foi justifiante, qui devait tenir lieu de tout, comme si c'était assez de croire aux mérites de Jésus-Christ.

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| D. De quel appât se servit-il pour attirer à ‘son parti les esprits suffisants et présomptueux ?

—R. Il flatta leur orgueil, en leur déférant “l'honneur d’être juges de toutes choses.

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Bible en main, et en leur

{ au landgrave | nager sa protection.—kR. Il lui permit d’avoir

D. Comment cela ?—R. En leur mettant la persuadant qu'ils

{étaient capables de décider par eux-mêmes ! tous les points de controverse.

D. Dites-nous ce qu’il permit en particulier hilippe de Hesse, pour se mé-

en même temps deux femmes.

D. Dites-nous le nom de la seconde qu’il épousa d' vivant de la première, qui était Christine de Saxe.—R. Elle s'appelait Marguerite de Saal, et avait été fille d'honneur de l'épouse légitime.

D. Luther fut-il le seul à accorder cette permission, ou y eut-1l encore d’autres docteurs protestants qui opinèrent à l’accorder ?—

* R. Huit des plus célèbres docteurs du parti

| signèrent la dite permission de leur propre

main.

D. S'est-il jamais vu depuis le commencement du christianisme une permission aussi scandaleuse que celle-là ?—R. Non, jamais rien ne s’est vu de pareil.

D. Que dit à cela l’Ecriture ? (Gen. 2. v. 24, Matth. 19. v.5. Marc. 8.)—R. Elle dit que deux ne seront qu'une même chair ; elle ne parle pas de trois. ’ |

D. Quelle remarque faites-vous pour cela ?— R. Que ces Messieurs ont grand tort de nous

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