‹ Manuel de controverse [microforme]Chapitre 2 sur 37 · ORNE · texte numérisé non relu

ORNE

toutes les religions ? net Réponse. Non, car il n’y en a qu’une qui

vienne de Dieu; c'est la A pe chrétienne, D. Mais suffit-il au moins d’être chrétien ?—

R. Cela ne süffit pas encore ; il faut l'être

Dewanps. Peut-on se sauver également dans

, comme Jésus-Christ a voulu qu'on le fût: il

faut PRE à son Eglise.

D. N'y a:t-il pas plusieurs Eglises ?—R. Oui,

mais il n’y en a qu'une qui soit véritable, “Il

‘ n’y à qu'une foi, nous dit la sainte Ecriture, Si n’y a qu'un Seigneur-et: qu'un baptême” (Eph. 1v, 5); “il n’y a qu'un troupeau et qu'un pasteur ” (Jean, x, 15). D'ailleurs Dieu ne peut se contredire, et la révélation qu'il a faite aux hommes ne peut avoir qu’un sens véritable.

L'Eglise donc qui dans son enseignement donne .

le sens véritable de cette révélation est la seule véritable Eglise.

D. Que pensez-vous donc de ceux qui professent ces doctrines nouvelles et contradic-

toires qu’on apnelle la protestantisme

DUR VAUIRU 677 Abe OU

dis qu'ils s'égarent, et que s'ils veulent encore se sauver, ils doivent chercher la véritable Eglise, et entrer dans son sein, selon cette parole de saint Paul : “ Eprouvez tout, et attachez-vous “ àce qui est bon” (1 Thess., v. 21.) u

D: Etsils vous répondent ae demeurent dans leur religion parce qu'ils y sont nés ?— R. À ce titre, ils pourraient être tout aussi bien païens, turcs ou juifs, OU même n'avoir aucune religion. ,

D. Qu'est-ce que le protestantisme ?—R. Une religion nouvelle, inventée et propagée par un homme nommé Luther. ee) |

‘D, Pourquoi l'appelez-vous une religion nou- . velle ?--R. Parce que, si on considère le pro-

testantisme comme un corps dé doctrine, jamais une telle foi, ni une telle morale n'avaient été connues, enseignées, Crues par aucune secte jusqu’au temps de Luther. | n En quelle année Luther est-il né ?—R. En

D. Quelle était sa patrie? —R. Islèbe, dans la Seigneurie de Mans eld.

D. De de religion étaient son père el sa mère?—R. Îls étaient catholiques romains.

D. Et son grand-père avec tous ses ancêtres ? R. !s étaient de même tous catholiques.

-D. Quelle était alors la religion de toute l'Europe ?—R. On y croyait partout comme les catholiques d'aujourd'hui. M ARLES

“D: Combien de temps Luther a-til été catliolique Tui:mème ?—R. Jusqu'à l'âge de trente CR ne à Na 0 Los

ayant donné une indulgente, Lut | de ce que la commission de précher cétte in-

. D. De quelle profession étaitil?—R. El était. religieut. its NIV

D; De quel ordre ?—R, Augustin déchaussé.

D. Avait.il aussi, fait les vœux ordinaires de religion ?—R. À l'âge de vingt-trois ans il At vœu de pauvreté, de chasteté et d’ohéissance.

D. Étaitil obligé de garder ces vœux!—R.

Sans doute, puisqu'il ne les fit qu'après y avoir mêûrement pensé, et avec pleine liberté. … .

"D, Que dit: le Prophète? (Ps. 49.) —R. “ À “ complissez les vœux que vous faites au Sei-' “ gneur.” Es COR

, Que dit le Seigneur ? (Mum. c. 30 v. 3.) —

R. “ Si quelqu'un fait un vœu au Seigneur, i & pe rendra pas vaine sa parole, mais il acc0m- Lh fie tout ce qu'il a promis.”

D. Luther a-til pue ces vœux ?—R. Non; il les a violés tous les trois.

D. Comment donc ?—R. Il apostasia etépouga Catherine de Bore, auparavant religieuse,

D. A-t-on jamais oui dire qu'un te homme ait été regardé comme inspiré de Dieu 7.R Jamais cela ne s’est entendu.

D. Qu'est-ce: qui porta Euther à combattre l'ancienne doctrine Sea PU et à en inventof une autre ?--R. L'envie et la jalousie.

D: Comment cela ?—R. pape Léon X

thèr se choqua

dulgence fût donnée à l’ordre de Saïint-Domi-

ce | . D. À quoi le porta cette jalousie ?-—R. A dé- - crier les indulgences autant qu'il put”

D. Luther eût-il été digne de blâmeé s’il se fût contenté de reprendre les abus quise glissaient par l'indiscrétion et l’avärice de quelques gens ?—R. Non, sans doute.

D. En quoi donc fit-il mal?-R. En ce qu'il ñe se Contenta pas de reprendre les abus, mais qu'il voulut aussi proscrire les indulgences.

D. Qu'osa-t-il après cela ?--R. 11 fit un écrit de 95 articles, qu'il attacha aux portes del l’église de Wittembere. + D. Que contenaient ces articles ?--R. Bien des choses qui né s’accordaient nullement avec l'ancienne doctrine de l'Eglise. cs

D. Qu'arrivatil ?-—R. Quelques docteurs catholiques réfutèrent avec un peu d’aigreur l'écrit de Luther. |

D. Comment leur répondit Luther ?—R; Avec une hauteur et une insolence indignes d’un chrétien. As |

D. À quoi s’offrit néanmoins Luther au commencement de ces disputes en 1517 ?—R. Il dit qu’il ne préterdait soutenir rien qui ne fût conforme à l’Ecriture ou aux saints Pères, et Ps pts du saint Siége. (Tome 1. ger. edit. Gen.

D. Qu'écrivitil à l'évêque Jérôme: de Bran:

debourg ?—R. Qu'il ne voulait décider sur rien,

et qu'il soumettait toute sa. doctrine: au jugementde PEglse (bi 754 ve

int-Domi- -R. A dé-

ne s'il se

uise glis-

quelques

n ce qu’il US, Mais ences.

un écrit s de| l’é-

-R. Bien lent avec

teurs Cad'aigreur

-R. Avec

nes d’un

au com- ?—R. I ai ne fût Pères, et edit, Gen.

de Bran:

sur rien, au juge-

D. Qu'écrivit-il au pape Léon en 1518 ?—R.

Qu'il écouterait sa décision comme un. oracle sorti de la bouche de Jésus-Christ. (Jbid. f.'58.)

D. A quoi s'offritil à ses supérieurs ?—R. À garder le silence, pourvu qu'on obligeât ses adversaires à le garder de même. 4 4

D. Que concluez-vous de là ?—R. Que pour lors Luther re trouvait aucune erreur dans Îa doctrine de l'Eglise.

- D. Pourquoi cela ?—R. Parce qu'autrement il n’eût pu s'offrir à garder le silence.

& | IL. W “4e D. Qu'est-ce qui se passa à Ausbourg entre Luther et le Cardinal Cajetan ? (1}—R. Le Cardinal exigea que Luther révoquât sa doctrine ; mais Luther refusa de le faire. (Zbid. f. 119.) . D. Que fit néanmoins Luther pour donner quelque couleur à sa désobéissance ?—R. Il en appela aux plus célèbres universités d’Allemagne et à celle de Paris, avec promesse de se

, soumettre humblement à leurs décisions. (1644.

118) de D. S'en tint-il à cet appel?—R. Non; il en

appela peu après au pape. (Zbid. f. 122.)

. D. S'en tintil à ce second appel?—R. Non;

il appela du pape mal informé au pape mieux

informé. (Ibid. f. 205.)

(1)! Théologien célèbre. envoyé par Léon X en Alle Ragne, pour essayer de ramener Luther.

: ps

GEAR AD AA GE reed de 0e

| 10 | D. En demeura-til 1à?—R. Nom

* ‘encore à un concile général. (Ib. 351).

D. Gardà-t-il la résolution qu'il avait prise d'écouter la décision du concile ?—R. Non ;:

car a la diète de Worms il déclara nettement qu'il ne pouvait soumettre sa doctrine à l’examen d'un concile. (/bid. f. 448, 450, 452) ‘1 Di Que concluez-vous de là?-R. J'en con- Clus, en premier lieu, que Luther devait être

‘extrémement inconstant, puisqu'il en appela à.

tant\le différents jüges, sans vouloir s’en tenir à aucun. je |

AE à | D D. Qu’en concluez-vous en second lieu?

. R. Qu'il se défait beaucoup de sa propre cause

puisqu'il ne voulut jamais qu’on prononçât sur

* sa doctrine.

/ monde chrétien.

D. Qu'en concluez-vous en troisième lieu ?— R: Qu'il était infiniment entêté, puisqu'il préféra son propre jugement à celui de tout le

D: Luther ne disait-il pas qu'il était prêt de

. Céder, à quiconque le convaincrait par lEcri.

ture ?— | pour soutenir plus librement ses erreurs.

D. Comment cela ?—R. Il en appela à l'Rcri-

ture, bien résolu de l'expliquer à sa mode, et. de ne se départir jamais du sens qu'il lui

donnerait, | : à

. D. Quel était on cela son dessein ?—R. Son

dessein était de se parer du beau nom de la

parole de Dieu pour autoriser sés imaginations. D. Comment se fût-il expliqué s’il eût agi de

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Ce n'était à qu'un tour artificieux

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