chapitre de l'Évangile de St. Jean : “ Le Verbe “s’est fait chair
D. Sur quoi se fondaient les Pélagiens en niant le péché originel ?—R. Ils établissaient leur erreur sur ces paroles du dix-huitième
chap. du prophète Elzéchiel : ‘ Le fils ne por-!
# tera pas l’iniquité du père.”
D. Quelle a été la source de toutes ces er- :
reurs ?—R. Ça été la présomption qu'ont eue des particuliers à vouloir préférer leur interprétation à celle de toute l'Église.
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D. Luther et Calvin ont-ils aussi préféré leur interprétation particulière à celle de l'Église ? R Ts ont fait en cela comme tous Ceux qui se sont égarés avant eux.
D. Faites-nous en voir un exèmple dans Calvin. R. L'Église entend ces paroles du Sauveur : ‘ Prenez, ceci esi mon corps,” dans le sens naturel, et Calvin & mieux aimé les prendre dans le sens figuré.
| D. Faites-nous en voir un exemple dans Lu-
| her. — L'apôtre dit au troisième chap. de l'épitre aux Romains,
que ‘ l'homme esi justi- &« fé par la foi sans les œuvres de la loi,” or, Luther a entenqu ces paroles dans un tout autre sens que l'Église.
D. Comment l'Église a-t-elle toujours entendu ces paroles ?—R. Elle a toujours entendu que l’homme n'est point justifié ni par les œuvres de la loi naturelle ni par les œuvres de la Joi judaïque, mais par la foi en Jésus-Christ, et par les œuvres qui procèdent de la foi, etqui ont la grâce pour principe.
D. Et Luther, en quel sens a-t-il entendu ces
aroles ?—R. Il a prétendu que l'homme esi justifié sans les œuvres de la foi chrétienne, ce qui est contraire À une infinité de passages de l'Écriture.
D. Luther et Calvin ont-ils gardé partout la même méthode ?—R. Il n'y à pas d'article contesté, nonr lequel ils n'en aient usé de même.
D. Les partisans de Luther et de Caivin se-
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ront-ils excusables devant Dieu d’avoir préféré ? l'interprétation particmhère de Luther et Cal. ; Église ?—R. Non, ils seront
vin à celle de inexcusables., . } D. Chaque particulier qui se croit plus de lumière que toute l'Église pour juger sainement du sens des Écritures, pourra-t-il justifier devant Dieu sa présomption ?—R. Non, il ne pourra jamais la justifier, eu D. Quel raisonnement faites-vous sur cela
pour. presser les adversaires *—R. Ou vous
eroyez pouvoir vous tromper dans l'explication | que vous faites de l'Écriture, ou vous vous croyez infaillibles. | :
D. Que leur diriez-vous s'ils avouaient pou-
voir se tromper ?—R. Votre foi est donc incertaine et chancelante, et par conséquent ce n'est pas une foi divine. | | ji /D. Que leur diréz-vous s'ils. prétendent: ne pouvoir se tromper en expliquant l'Écriture ? —R, Il faut donc que vous disiez en vous même : l'Église peut bien se tromper en expliquant l'Écriture, mais moi je ne puis me iromper. | : ;
* D. Que s'en suit-il de 1à?—R. Il s’en suit qu'ils restent dans la perplexité, ou qu'ils tombent dans une obstination insoutenable.
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., D. Dités-nous ce que l’on a remarqué toutes les fois qu’il s'est élevé quelque hérésie consi dérable dans. le christianisme.—k, On y. a ioù jours remarqué cinq choses.
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D. Qu'a-t-on remarqué. en premier lieu ?-— R. On a remarqué que tous les hérésiarques ont osé blâmer l'Église d'être tombée. dans déé erreurs. peruicieuses. | .,. , . !
D. Qu'a-t-on remarqué en second, lieu 1— R. On a romarqué que les pere avec leurs adhérents se sont séparés de l'Église.
D. Qu'a-t-on remarqué en troisième lieu ?— R. On a remarqué qu'ils ont enseigné de nouveaux dogmes inconnus avanteux. ;, : :;, D. Qu’a-t-on remarqué en quatrième lieu ?— R. On a remarqué qu'ils ont.donné leur nom ou le nom de leurs dogmes à ‘leurs sectateurs, D. Qu'’a-t-on remarqué en cinquième lieu ?— R. On a remarqué qu'aucun d'eux n'a pu proû:
ver sa mission légitime. jet EE . D. Trouve-t-on les mêmes choses à rematquer dans Luthér et Calvin ?—R. On ÿ a trouvé les mêmes choses qu’on a remarquées dans tous les chefs de partis Ru
J). Luther et Calvin. ont-ils blâämé l’Église d'être tombée dans des erreurs pernicieuses ? —R. Jls ont fait en cela comme Arius, Macédonius, Nestorius et Eutichés. "7 RU
D. Luther et Calvin ont-ils donfié leurs noms à lours sectateurs ?—R. Les Luthérieñs tiènnent leur nom de Luther, les Calvinistes de Calvin, comme les Ariens d'Arius, les Macédoniens de Macédonius, ete."
D. Comment prouvez-vous qué Luther à,en-
seigné de nonveaux, dogmes. qui avant lui
étaient inconnus. dans le. ChFstianisme ?R.
On ne peut nommer aucun paÿs, auéun dio”
éèse, ni aucune ville où lon ait cru avant Lu-’ ther qu'il n’y a que messe est une abomination, la confession une torture de conscience, l’invocation des Saints une idolâtrie, le purgatoire une superstition et à
le pape l’Antechrist.
Ye:
D. Quelles remarques a-t-on toujours pu faire | toutes les fois qu'il s'est élevé une nouvelle doctrine dans l'Église ?—R. On a pu nommer!
l'auteur qui lui a donné le commencement, & dire le lieu et le temps où on l’a vu naître, nommer les premiers adversaires qui l'ont combat- | tue, et dire le concile qui l'a condamnée.
‘D. Donnez-nous un exemple.—R. C'est ains:
que l'on sait qu’Arius a été le premier à enseipe que le Fils de Dieu était moindre que son ère. i
D. Sait-on le lieu où il l’a enseigné ?—R.
C’est à Alexandrie, ville d'Egypte.
D. Sait-on l’année de la naissance de cette doctrine ?—R. C’est en l'an 815.
D. Gait-on ceux qui ont été les premiers à la combattre ?—R. C'est particulièrement le patriarche Alexandre et saint Athanase. .
D. Saiton par quel Concile cette doctrine a été condamnée ?—R. Par le premier Concile de Nicée,
D. Peut-on marq
chant la doctrine également.
uer legs mêmes chose
de Luther ?—R. On 1
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deux sacrements ; que, la fn
D. Sait aissance D. Sait D. Sait cette doc
Rsités aux
D. Sai R. C'est D. A connaiti ther ?— D. Di brassé fort pet:
D. D suivi L doctrin:
5 Luther
et de tt D. À lien en à rétabli C'est tiques, pecte.
R. La enseig
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que son né ?—R.
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naissance 92—R. C
| D Saivon qui a été le premier à Leette doctrine ?—R. Ce sont to sites auxquel
R. C'est le Concile de Trente.
connaîir ther ?—R. À trois différentes marques.
suivi Luther avaient été élevés
D. Saitun le lieu où celle doctrine a pris
est à Wittemberg, en Saxe.
D. Sait-on l'année ?—kR. C'est l'an 1517.
] combattre
outes les univer-
les Luther en avait appelé.
D. Sait-on le Concile qui l'a condamnée ?—
D. À quelles autres marques peut-on encore e la nouveauté de la doctrine de Lu-
D. Dites ia première.—R. Ceux qui ont em-
D brassé la doctrine de Luther étaient d'abord en
fort petit nombre.
D: Dites la seconde.—R. Tous ceux qui ont dans une autre
doctrine.
D. Dites la troisième.— À. La doctrine de
artout beaucoup d'étonnement
et de trouble.
D. Ne pourrait-on pas dire que. Luther p'a
\ien enseigné de nouveau, et qu'il n’a fait que
É rétablir l'ancienne doctsine des apôtres ?—R.
C'est là une réponse commune à tous les hérétiques, et qui par là doit être justement suspecte.
. Comment réfutez-vous cette réponse ?— R. La”doctrine des apôtres ne peut CEsser d'être enseignée dans l'Église, avant Luther on n'avait aucune connaissance de la doctrine de
À Luther, la doctrine de Luther n’est donc pas la
doctrine des apoires.
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