‹ Manuel de dessin industriel à l'usage des maîtres d'écoles primaires d'après la méthode de Walter Smith. [microforme]Chapitre 44 sur 58 · EXERCICE XVI—Arrosoir · texte numérisé non relu

EXERCICE XVI—Arrosoir

Znstructions—On doit dessiner cet exemple-ci dans l’espace à droite, et de la même grandeur que li copie. Tirez une ligne centrale 1-2 dans le milieu de l'espace et divisez-la

le montrent les étoiles de la copie. Les lignes 3-4 et 5-6 sont chacune égales à la moitié de 1-2. Tirez-les, ainsi que les côtés 3-5, 4-6.

Ceci donne le corps cylindrique de l’arrosoir. Dessinez son sommet par une simple

courbe de 3 à 4, et marquez l'ouverture près de 3. Ajoutez les anses et la gueule, en mesurant leurs dimensions au jugé de l’œil et en les comparant avec la largeur et la hauteur, 3-4 et 1-2.

en trois parties égales, comme Ainsi l’anse à gauche projette au-delà de 3-5 presque 1x moitié de |

oo

3-4, et verticalement el e projette un peu au-dessus de 3 et se termine un peu au-dessous de la seconde étoile, sur la ligne 3-5. Analysez de la même manière la position de la gueule avant de l1 dessiner.

Voilà une copie dont la forme d’un caractère simple peut être reproduite avec succès par les élèves sur le tableau noir. On peut quelquefois corriger un travail très-imparfait dans les cahiers, en faisant dessiner à plusieurs reprises le même exemple par la classe. Ainsi, commencez par le dessiner sur des ardoises, puis dessinez-le une seconde fois en grand sur le tableau noir,

chaque élève faisant le dessin de la même grandeur

que le maître, et enfin, faites-le dessiner aux élèves dans leurs cahiers. ÆF répétant les leçons deux ou trois fois de cette manière, on améliorera notablement le travail du cahier.

? 13. EXERCICE XVII—Le pot à l’eau d'Oxford

Instructions—La construction qu'on donne ici, aussi bien que la même du cahier, indique de quelle manière il faut commencer cet exercice, L'élève doit comp'éter le diagramme du cahier, ce qui fera une copie de la même grandeur que l'illustration. 11 doit dessiner le pot à l’eau deux fois aussi grand que l'illustration donnée dans l’espace assigné, Au centre de cet espace, tirez une ligne centrale 1-2, deux fois aussi longues que la même ligne de la copie. Tirez 3-4 et 5-6 égilement deux fois aussi longue, c’est-à-dire que chaque côté de la ligne centra'e

du dessin, sera une ligne aussi longue que la totalité de 3-4 ou de 5-6 dans la copie. Puis, tirez 3-5, 4-6. Tirez ensuite les horizontales ; ajoutez la gueule à 3 et arrondissez les angies à 5 et 6 Puis dessinez l’anse.

Ces deux objets, l’arrosoir et le pot à l’eau, demontrent un principe de bon dessin, qu’on doit graver de bonne heure dans l’esprit des élèves : c’est que les objets dont l’ensemble n’est pas symétrique possèdent probablement quelques parties syinétriques, lesquelles ne sont que des détails, telles que les anses et les gueules. Le dessinateur cherche les parties symétriques, et les dessine les premières, ce qui assure la balance et l’accord dans les portions plus importantes de l’objet.

Ici se présente dans le dessin de choses le même élément sur lequel on insiste tant dans le dessin sur copies plates ou d'ornements, savoir : la base géométrique. De même que l’arrangement géométrique exact des parties dans un ornement plat est un de ses caractères essentiels, de même il y aura, dans l’apparence d’un objet, des portions où la géométrie solide se rencontre comme base ; et la connaissance qui nous met à même de dessiner les solides géométriques, nous permettra de dessiner tous les objets quelconques qui auront les solides géométriques pour base de leurs formes ou de leur construction.

8 14. EXERCICE XVIII—L'’acanthe ornementale.

Znstructions —La grandeur de la copie doit être deux fois égale à l'exemple. Tirez dans le centre | de l’espace à droite une verticale 1-2 deux fois aussi longue que 1-2 de la copie. Divisez-la en deux parties égales, et par la division tirez 3-4 égale à 1-2. Prenez ces lignes comme diagonales d’un carré, et tirez le carré. Décrivez la co 1rbe depuis 3 en passant par 2 jusqu'à 4. Puis, complétez la grande gousse en ajoutant les lobes

de la pirtie en forme de feuille au-

dessus de 3, 2, 4.

Cet exemple montre de quel prix sont les lignes de construction pour la proportion. La gousse d’acanthe n’est pas d’une très-simple proportion ; mais elle est ici sur une base géométrique des plus simples, le carré, dont chaque partie sert à fixer la position d’un trait important.

$ 15. EXERCICE XIX—Rosace-acanthe

Instructions —On produira une rosace carrée, ayant dns chaque quart du carré une cosse en forme d'acanthe, en répétant le quart donné dans les trois-quarts restants du carré. Commencez par tirer la longue ligne extérieure de la cosse, qui commence près des extrémités du diamètre, et passe pour toucher le petit cercle placé au centre du carré, dans les trois-quarts non remplis; puis, remplissez les pointes ou bor dures des lobes latéreaux, et enfin, celles du lobe central,

Le maître peut laisser les élèves qui dessinent bien cet exemple, mettre une demi-teinte sur le fond, c’està-dire, sur la portion du carré non comriise dans les formes d’acanthe. Faire une demi-teinte, c’est tirer des parallèles, en laissant la largeur d’une ligne entre elles. Ce n’est pas dessiner en demi-teinte que de barbouiller une surface par des lignes qui courent de tous côtés. Les lignes doivent toutes prendre la même direction verticale, horizontale ou oblique, et alors la surface paraîtra plate. Si on ne peut obtenir ce résultat d’abord, qu’on s’exerce sur l’ardoise ou le tableau noir, car qu’on se souvienne que c’est gâter n’importe quel dessin que d’effacer une demi-teinte fautive. Si on permet d’user de ce moyen, il faut que chaque ligne soit tracée fermement tout de suite, et non pas pour être effacée.

$ 16. EXERCICES pour la page 17 du livret-—-Leçons de

tableau noir—Feuilles et fleurs conventionnelles

Instructions—Divi: ez la page en deux parties inéga'es par une verticale, en faisant la moitié de gauche légèrement plus grande. Au centre de l’espace gauche tirez une verticale 1-2, laissant une marge, d’un demi-ponce au haut et au bas du cahier. Divisez 1-2 en quatre parties égales à 3, 4, 5. Par 1 et stirez des horizontales éga'es à la moitié de la verticale 6-7 et 8-9. Décrivez la courbe depuis 6, en passant par 4, jusqu à 2, et puiscelle depuis 7, en pas-ant par 4, jusqu’à 2. Puis dessinez la feuille depuis 7 jusqu'à 5, ajoutez cel'e au-dessous de 6 jusqu'à

mt

5, sans oublier Ce faire les pointes de la feuille aigues, et les lobes arrondis. Entre I et 3, dessinez la fleur, le centre à mi-chemin entre Iet 3. Répétez cette fleur entre 8 et 9 comme centres, et dessinez les tiges des feuilles et des fleurs.

Le mode ordinaire de procéder en esquissant un dessin de contour, c’est de dessiner le côté gauche le premier ; mais dans ce cas-ci, où la feuille complète se trouve être du côté droit, il vaudra mieux commencer par la feuille droite. La fleur du point 8 doit cependant être dessinée avant la fleur du point 9. On peut demander, comme exercice au logis, que les élèves s'attachent à cet arrangement de feuilles et de fleurs, tout en prenant un autre sujet de dessin. Ainsi, la belle-de-nuit, le géranium, le convolvulus et beaucoup d’autres plantes communes seraient de bons sujets de dessin, avec un arrangement emprunté de celui qui se trouve ci-dessus.

$ 17. Leçon de dictée—Ornement conventionnel

Instructions—Dans l’espace à droite, tirez une verticale centrale de la même hauteur que celle de la leçon de tableau noir sur la même page. Divisez cette ligne 1-2en quatre parties égales à 3, 4, 5, sans oublier de la diviser d’abord en deux part'es égales, puis chaque partie en deux, ce qui fait ainsi quatre parties égales. Par 4, tirez une horizontale 6-7 égale à deux part'es de la vert'cale, moitié de chaque côté. Décrivez des courbes simples de ret de 2 à 4, de chaque côté de 1-4 et de 2-4, avec des lauteurs

égales à un huitème de leurs bases.

De 6 et de 7, décrivez des courtes simples jusqu’à 4, de chaque

côté de 6-4, 7-4, avec des hauteurs égales à un sixième de leurs bases. Tirez la ligne droite 1-6 et divisez-la en trois parties égales. Sur les deux tiers du haut comme base, décrivez une courbe simple à la gauche de la ligne, avec une hauteur égale à un quart de sa base, et sur le tiers inférieur de 1-6, décrivez une courbe simple, avec une hauteur égale à un quart de sa base. Répétez cela sur les trois autres lignes 1-7, 6-2, 7-2. Divisez 6-4et 4-7 chacune en deux parties égales, à 8 et 9, et tirez 3-8, 8-5, 3-9, 9-5. Entre 3 et 1, décrivez un cercle dont le diamètre coïncide avec la ligne 3-1, et atteint de 3, un quart de 3-1. Au-dessous de 5, répétez un cercle semblable en descendant la ligne 5-2. A partir du point 8, vers 6, décrivez un cercle sur la ligne 8-6, le diamètre commençant à 8 et prenant un tiers de la ligne entre 8 et 6. Répétez ce cercle dans une position semblable entre 9 et 7. Effacez les parties de la forme losange qui vont derrière les feuilles conventionnelles, et finissez la figure.

Les lignes de construction sont divisées par des points pour montrer chaque proportion au maître. La dictée donnée ci-dessus est tout ce qui est absolument nécessaire ; mais il faut l’amplifier et la répéter souvent,

de manière à donner une jiatelligence claire et complète de la forme décrite. Les illustrations ci-dessus montrent ce que paraîtront dans le cahier les exemples dessinés comme il faut.

Les maîtres s’enquièrent parfois pourquoi nous prenons une proportion si considérable des exercices dans les formes d’ornements plutôt que d’objets. La raison en sera évidente, si l’on se souvient qu’il est peu d'objets qu’on puisse représenter d’une façon intelligente, à moins de les dessiner tels que les yeux les voient, et il faudrait pour cela une connaissance de la perspective qu’on peut à peine s'attendre à trouver chez les enfants, dans les phases primaires et intermédiaires de ce cours de dessin. De plus, ces premiers exercices ont pour but de cultiver la faculté d'imitation et de faire apprécier les belles courbes. Peu d'objets communs ont de belles courbes dans leur contour, tandis qu’on les trouve dans toute bonne ornementatio n.

$ 18. EXERCICE de tableau noir pour la page 18 du livret—Dessin conventionnel tiré de la vigne

Instructions— Avant de commencer à dessiner, divisez la page verticalement en deux parties égales, Le desssin de gauche est destiné au dessin d’après la feuille de vigne, Tirez une ligne centrale, laissant un pouce et demi de marge au-dessus et au-dessous de ses extrémités. Divisez-la en cinq parties égales. Par la première division, à partir du bas, tirez une horizontale égale aux quatre-cinquièmes de la ligne centrale, moitié de chaque

| côté de celle-ci, La vue de front

de la feuil e de vigne occupe une moitié de la lijne centrale. Dessinez-la 11 première, puis les courbes composées qui forment les médianes des feuilles latérales, et ensuite les feuilles el'es-mêmes. Les raisins sont circulaires et le filet du centre est une spirale.

Le maître fera mieux de dessiner sur le tableau une moitié de l’exemple, la moitié gauche, et lorsque les élèves en auront fait autant dans leurs cahiers, il leur fera ajouter la moitié droite, puis consacrera le reste de la leçon à la étitique de chaque dessin particulier. Soyez plein d’indulgence pour l'inégalité d’épaisseur des lignes, et que toutes les corrections portent sur les formes. Sachez apprécier la vraie forme, la beauté des lignes viendra d’elle-même. Pourtant si l’élève parvient à saisir la forme exacte d’un exemple, mais sans faire de belles lignes, on peut critiquer et les lignes et le travail d'exécution en général.

? 19. Forme de fleur conventionnelle

{Instructions —Les exercices, pages 18 et 19 du cahier, ont pour objet d’enseigner, par comparaison, la différence qu’il y a entre une plante traitée conventionnellement et une plante dessinée d’après nature. Que le maître les compare avec la plante de pomme de terre, sur la page opposée, et fasse voir aux élèves en quoi les formes naturelles diffèrent des

formes conventionnelles, Tirez une ligne centrale verticale dans l’espace à main gauche, s'étendant jusqu’à environ trois-quarts de pouce du bord du haut et du bord du bas du papier.

Divisez cette ligne en trois parties, les deux parties du bas étant

égales et celle du haut légèrement plus courte que les autres. Ceci donne les principales divisions, celles du haut pour la fleur, et celles du bas pour la feuille quiest au bas et pour ie point d’où pirtent toutes les feuilles, la fleur et les boutons. Des-inez la fleur sur le tiers supérieur l1 première, puis la feuille en forme de cœur quiest sur le tisrs inférieur. Ensuite, dessinez les médianes des feuilles de côté et des demi-feuilles qui tendent à monter vers la fleur. Complétez ces feuilles, puis ajoutez les boutons et les filets. Ayez soin de conserver aux points extérieurs du dessin la forme ovale. |

Appelez l’attention des élèves sur les divers détails d'une plante qu’on représente ici, savoir: vue de face de la feuille, vue de côté, fleur, boutons, filets.

La feuille est en forme de cœur, la fleur en forme de croix, c’est-à-dire qu'elle a quatre pétales arrangées en forme de croix. L'exemple permet d’étudier la délicatesse de courbure dans les contours des feuilles, et c’est un point qu’on doit faire connaître aux élèves. Le même arrangement pourrait s'adapter au convolvulus, dont les feuilles et les fleurs sont du même genre. Etudiez bien, dans un ouvrage de botanique,

les détails du convolvulus et dessinez-les sur le tableau noir, pour servir de matière à un dessin qui devra être copié du tableau par les élèves, et produire un dessin original basé sur l’arrangement ci-haut. Les arrangements, page 18 du cahier, donnent l’illustration de la forme la plus simple de dessin, c’està-dire, le traitement symétrique d’une plante ou d’un feuillage sur un axe vertical, pour en faire ce qu’on appelle quelquefois un rejeton, et dont on se sert comme décoration de la surface des murs. Lorsqu'elle n’est pas comprise dans des lignes géométriquement arrangées, l’ornementation prend le nom de fowdering ; lorsqu'elle l’est, on lui donne le nom de damas.

$ 20. EXERCICE XX—Plante de la pomme de terre

Znstructions—Le maître devra dessiner cet exercice au tableau de manière à montrer, comment les élèves auront à en copier les diverses parties. Tirez sur le tableau une forme rectangulaire dont Ja largeur soit à la hauteur dans la même proportion que l’espace du livre où l’exemple est à copier, c'est-à-dire, d’un quart de largeur plus haute que large. Supposez que le maitre tire une base de trois pieds pour le rectangle ; les côtés auront trois pieds neuf pouces de haut. Complétez le rectangle. Puis, que le

maître dessine l'exemple dans l’espace ainsi désigné et que l'élève |

en

le suive pas à pas. Expliquez aux élèves que la feuille est une feuille composée, comprenant plusieurs folioles ou pet'tes feuilles rangées le long des côtés de la médiane, laquelle se termine ellemême par une foliole. La première ligne à tirer de la feuille sera la tige ou la médiane qui comprend la tige elle-même ; ce sera par une ligne seulement, s1ins tenir compte des interruptions ou ruptures faites par les folio'es, afin d'arriver à la longueur et à la d'rection de la feuille, Pu's tirez une ligne seu'e pour obtenir 11 position de l\ tige de la fleur. Commençant par le haut de la feuille, tirez chique paire de folioles de la plus grande sorte, et ensuite ajoutez les petites. De la même manière, commencez par la fleur ouverte, et dessinez-la, en remarquant ses c'nq pétales ; puis la fleur vue de côté et les boutons pendants, Enfin, dessinez les boules, ou baies, en ayant soin de reproduire la délicatesse des tiges,

Cette copie est peut-être plus élaborée qu'aucune autre du livre. Il est quelquefois bon de donner aux élèves occasion de montrer ce qu’ils ont appris par la pratique. La plante de pomme de terre ne sera probablement que misérablement copiée, maïs qu’elle soit bien ou mal faite, elle aura assez bon air—caractère particulier de presque tout feuillage dessiné d’après nature. Une copie comme celle-ci donne aux enfants un moyen de prouver leur savoir-faire, et c’est pour cela que, de temps à autre, il est important d'élever le niveau des exemples. |

En matière de dessin, comme dans le domaine tout entier de l’éducation, la variété est plus salutaire, et mêne mieux à une intelligence générale, que l'habitude de s’attacher à un seul sujet Un changement crée un nouvel attrait, sans compter qu’il donne occasion à ceux qui éprouvent une répugnance pour un sujet de chercher le succès dans un autre. Il faut du temps à certaines gens pour découvrir de quel côté sont leurs prédilections. En leur donnant de bonne

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heure des travaux variés, on leur fournira l’occasion de trouver l’objet de leurs préférencesavant qu’ils aient perdu beaucoup de temps. Non pas qu’il soit bon, lorsqu'un élève s’est montré fort dans un genre, qu’il s'exerce dans ce genre seulement; cela lui ôterait l’occasion de s’améliorer dans quelques points faibles de son dessin. Mieux vaut qu’il s’astreigne à faire ce que peut-être il peut ne pas aimer, plutôt que de manquer l’occasion de découvrir une branche de dessin dans laquelle il sera fort.

$ 21. EXERCICE XXI—Fcrmes-types des trois styles

Instructions—On devra dessiner une des trois formes au centre de l’espace et la faire trois fo's aussi grande que la copie. On verra que la forme égyptienne est comprise dans un cercle, la fcrme grecque dans une éllipce, et la foime romaine dans un ovoide.

Cette forme de pourtcur e‘t la pre” m'ère à dessiner, ap'ès qu’on a placé dns 'e milieu de lesprce a

ligre centrale trois fois aussi longue

que ce le de l’exemp e choisi, Commencez par dessiner le disque ou base, d’où sortent les membres. Quant à la forme grecque et à la forme romaine, on doit dessiner le membre, ou feuille centrale, le premier, et ensuite les membres du côté gauche en commençant par le plus haut.

Faites des points sur la fo me de pourtour (courbe, ellipse ou ovale) où chaque membre touche la courbe, et voyez à ce qu'ils soient opposés l’un à l’autre de chaque côté. Lorsque le

côté gauche est complet, dessinez le côté droit. Esquissez très faiblement, puis finissez d’une main ferme,

Il est bon, pour arriver à connaître divers styles d'ornement, de voir, l’un à côté de l’autre, les modes typiques de traiter le même sujet en styles différents. On n'attend pas que de jeunes enfants apprennent plus que les noms des styles ou des détails d'ornement, avec la notion rudimentaire qu’ils ont de la différence qu’il y a entre eux, notion exprimée par leurs propres dessins, dont l’imperfection donne une assez bonne mesure de ce qu’ils en savent.

On voit ainsi, par ces trois derniers exemples d’un détail d’ornementation, comment le même sujet fut traité en autant de styles, le sujet du style égyptien étant le papyrus, celui du style grec le chèvre-feuille, et celui du style romain la feuille d’acanthe. Les illustrations font voir que l’égyptien affectionne la courbe simple et la ligne droite, que le grec préfère la courbe très-élaborée et la ligne délicate, tandis que le romain est enrichi quasi jusqu’à confusion, jusqu’à perdre son caractère, En cela, comme dans beaucoup d’autres détails d’ornementation des trois anciens styles, c’est l’art grec qui emporte le prix de l’élégance et de la beauté.

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