‹ Manuel de dessin industriel à l'usage des maîtres d'écoles primaires d'après la méthode de Walter Smith. [microforme]Chapitre 52 sur 58 · PRÉLIMINAIRES · texte numérisé non relu

PRÉLIMINAIRES

Aucun des dessins donnés jusqu'ici dans ce cours n’a représenté plus de deux dimensions, la longueur et la largeur. Il est vrai qu’on a par-ci par-là dessiné le contour d'objets de trois dimensions ; maïs on n’en représentait que deux, bien que dans un petit nombre de cas l’épaisseur fût nécessairement indiquée, comme on le voit dans le cas de la coupe d’argent, page 74, où l’on a dessiné la poignée impiétant sur le contour. On n’a nullement tenté de reproduire la perspective, | les effets Zi//oresques ; en vérité, tous ces dessins pourraient s'appeler diagrammes. Beaucoup des principes du dessin, qui s'appliquent et à la forme et à la décoration, ont été l’objet non-seulement d’explications verbales, mais encore d'illustrations aussi complètes qu’on l’a jugé profitable à ce degré d’avancement des élèves. Les applications du genre de dessin dont nous nous sommes occupés jusqu'ici sont

principalement utiles ; aucune autre sorte de dessin élémentaire n’aurait pu si bien dresser la main et l’œil ou si bien développer le goût. De cette manière, l'élève a acquis à la fois une instruction générale et une idée de choses immédiatement utiles.

On ne s’est pas occupé de la lumière et de l’ombre, puisqu’en fait il était impossible de s’en occuper, sans représenter les trois dimensions. On ne s’est pas occupé même de la demi-teinte qu’on emploie souvent pour produire une impression de solidité, ou pour indiquer une surface irrégulière, comme dans l’ornement sculpté. Naturellement, la demi-teinte ne peut jamais représenter la couleur, bien que, paraît-il, quelques maîtres aient une autre manière de voir, si nous pouvons en juger par la façon dont ils permettent à leurs élèves de l'appliquer. La demi-teinte donne de la variété aux dessins et tend ainsi à rendre le travail plus agréable aux jeunes élèves. Il y a cependant de sérieuses objections à ce que le commençant en fasse plus qu’un usage très-restreint. La demiteinte a ceci de bon qu’elle met le dessinateur en état de faire ressortir d’importantes parties de son travail. De plus, elle permet de distinguer l’ornement de son arrière-plan, à l’aide d’un procédé purement mécanique qu'il est aisé de mettre à exécution. En même temps, sans être précisément une leçon d’ombre, elle prépare l’élève à ombrer, c’est-à-dire à représenter les trois dimensions de la meilleure manière connue. A mesure que l'élève progressera, on l’instruira dans cette pratique, mais le maître n’y doit recourir que par occasion. Il vaut beaucoup mieux s'occuper purement du contour et faire naître la variété et l'intérêt en

exécutant un plus grand nombre de dessins, et en apprenant les principes de l'arf graphique plus qu’il n’eût été possible de le faire en tentant avec la demiteinte n’importe quel travail élaboré. En dessin, comme en d’autres études, chaque chose a son temps et sa place.

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