‹ Manuel de dessin industriel à l'usage des maîtres d'écoles primaires d'après la méthode de Walter Smith. [microforme]Chapitre 56 sur 58 · EXERCICES DE DESSIN SUR MODÈLES ET DE DESSIN DE CHOSES · texte numérisé non relu

EXERCICES DE DESSIN SUR MODÈLES ET DE DESSIN DE CHOSES

EXERCICE I—Cercle et ellipse—Cône et cylindre : Figures 1, 2

Instructions —CERCLE—L'apparence du cercle dépend de la vue qu'on en a. Vu en plein de face, le cercle paraît tel qu’il est réellement : voyez 1. Vu de côté, il a l’air d’une ligne droite : voyez 2. Vu obliquement, il ressemble à une ellipse : voyez 3 et 4. Plus la vue est oblique, plus l’ellipse est plate. Tirez d'abord les diamètres du cercle et des ellipses ; puis, les courbes,

CONE—Fig. 1. Dans la copie on suppose que la base du cône est horizontale. Aussi, le point culminant est-il en réalité droit au-dessus du centre de la base. On suppose que l’œil s’abaisse obliquement sur le cône ; et la base, qui est réellement un cercle, a l’air d’une ellipse dont la partie invisible est indiquée par la ligne ponctuée. Tirez l’axe à # ; puis, à angle droit par rapport à l'extrémité inférieure de cette ligne, le grand axe de l’ellipse. Déterminez la largeur de l’ellipse et étendez 4 & pour correspondre. Décrivez l’ellipse qui représentera la base du cône. Du sommet a, tirez des lignes droites tangentes à l’ellipse, qui donneront les côtés du cône.

Pénétrez l’esprit de vos élèves de l’importance de cette union tangentielle des lignes, par laquelle on entend que la ligne droite se confond tellement avec la courbe que les deux lignes, à leur point de jonction, ont la même direction, et que la ligne droite ne coupe nulle part, ni ne peut, par extension, couper la courbe, En dessinant l’ellipse, l'élève peut faire usage d’un morceau de papier, comme on l'a décrit à la page 103.

CYLINDRE—Fig. 2. On suppose que le cylindre est vertical et que conséquemment les extrémités sont horizontales. L'œil est supposé plus haut que le cylindre et s’abaissant obliquement dessus : aussi, les extrémités circulaires paraissent être des ellipses. L’extrémité supérieure, étant plus rapprochée du niveau de l'œil, et par conséquent vue plus obliquement que l’extrémité inférieure, est représentée par une ellipse plus plate. Un principe important dans le dessin de perspective, c’est que, comme ici, lorsque deux cercles parallèles, ou p'us, dans des plans horizontaux, sont vus obliquement, on doit les représenter par des ellipses d’autant plus larges qu’elles s’éloignent davantage du niveau de l'œil, Tirez, 1° l'axe du cylindre ; 2° les grands axes des ellipses perpendiculaires aux extrémités de l'axe ; 3° déterminez la largeur des ellipses ; 4° décrivez les ellipses ; 5° tirez les côtés tangents aux ellipses. En ce cas-ci, les ellipses sont les mêmes que 3 et 4.

Avant que les élèves commencent à dessiner le cône et le cylindre, montrez-leur de vrais solides, et expliquez les propriétés de ces solides, dont les dessins devront être l'illustration,

LA

EXERCICE II-— Cône et cylindre couchés sur le côté : Figures 3, 4

Ici nous avons à dessiner les mêmes solides que dans l’esquisse précédente, mais dans des positions différentes.

Instructions —CONE COUCHÉ SUR LE COTÉ—Fig. 3. On suppose le cône couché sur un plan horizontal, sur un plancher, par exemple, Conséquemment la ligne 4 4 est, en réalité, horizontale, quoique son extrémité a soit dessinée plus haute que son extrémité 4, Mais pourquoi la représente-t-on plus haute ? Parce que adest une ligne horizontale qui s’éloigne, et qu’elle est au-dessous

de l'œil ; pareille ligne paraît s’élever à mesure qu’elle s'éloigne et il faut qu’elle soit ainsi représentée, Au dessin de perspective il appartient de représenter les choses comme elles paraissent, et non comme elles sont (voir page 239). On suppose la base du cône visible, mais en partie détournée de l’œil ; il faut la représenter comme une ellipse. De plus, comme le cône est couché sur le côté, la base s'incline et il faut que l’ellipse soit dessinée comme elle l’est, Avant que vos élèves commencent à dessiner, expliquez-leur cela à l’aide d’un cône. Tirez 1° l’axe a & ; 2° c d perpendiculaire à a & par 4 ; 3° faites 4 f égale à 6 ; 4° décrivez une ellipse par c, 6, d, f ; 5° de 4, tirez des tangentes à l’ellipse. Observez que € j, petit axe de l’ellipse, est placée dans la même ligne à droite que l’axe du cône, et que « 4, grand axe, est perpendicu: re à l’axe, à son extrémité.

CYLINDRE COUCHÉ SUR LE COTÉ—Fig. 4. On suppose le cylindre couché sur le côté dans une position horizontale. Conséquemment les lignes # d’et « «” sont en réalité horizontales, pendant que les extrémités circulaires du cylindre sont verticales. L’extrémité de droite est supposée visible, mais en partie détournée de l'œil : donc, les lignes 4 4? et c c? sont des lignes qui s'éloignent, et puisqu'on suppose l’œil placé plus haut que le cylindre, on représente ces lignes s’élevant à mesure qu’elles s'éloignent. Tirez 1° l'axe a 4 ; 2° faites a f égale à ae ; 3° tirez c d perpendiculaire à «& à par a, faisant c a et a d égales ; 4° par les pointse, e, à, f, décrivez une ellipse ; 5° tirez «” d” perpendicu'aire à & 4 par #, la faisant moindre que c 4 ; 6° faites e” f” à peu près la même que ef ; 7° dessinez l'extrémité du cylindre la plus éloignée ; 8° tirez leS lignes ec c? et 4 d’ tangentes aux deux ellipses. Observez que l'ellipse qui représente la plus éloignée des deux extrémités du cylindre est plus large que celle qui représente l’extrémité plrs preche. On arrive à ce te plus grande largeur, comparée à la longueur de l’ellipse, en faisant «” 4” plus courte que c 4, au lieu que e’ f’ est faite à peu près la même que « j'; le tout suivant les lois de la perspective, car «” 4” étant réellement de la même longueur que c d, mais plus éloignée de l’œil, on doit la tirer plus courte. Pour la même raison, on doit tirer e” f” plus courte que & f, et on la tirerait comme cela, n’était l’effet du raccourcissement qui

contrebalance, en partie du moins, l’effet de la distance. La plus éloignée des deux extrémités du cylindre est vue moins ob'iquement que la plus proche ; ainsi, le rétrécissement étant moindre, la largeur comparative paraît plus grande,

EXERCICE III—Dessin de modèle d’après le solide

Znstructions—CôÔNE D'APRÈS LE SOLIDE—On doit dessiner un cône d’après le solide sur la moitié de gauche de la page 3 du cahier. Placez un cône en vue de tous les élèves, au-dessus du niveau de l’œil, la base et le côté à la fois distinctement visibles. Décrivez le cône dans l’ordre adopté pour la fig. I pige 260 : 1° l'axe ; 2° la base ; 3° les côtés. Si la base du cône est horizontale, il faut tirer l’axe vertical, mais si elle est oblique, il faut tirer l’axe oblique aussi.

CYLINDRE D'APRÈS LE SOLIDE—Le dessin d’un eylindre d’après le solide doit remplir la moitié de droite de la page 3. Placez un cylindre en vue de tous le élèves, au-dessus du niveau de l’œil, et dans une position verticale, comme à la fig. 2. L’extrémité inférieure sera alors visible ; l'extrémité supérieure, invisible. Celle-ci étant vue moins obliquement que l’autre, on doit la représenter par une ellipse plus large—justement le contraire de ce qu’on voit à la fig. 2. Dessinez dans l’ordre adopté pour la fig. 2.

Il faut que chaque élève dessine le cône précisément tel qu’il le voit. A l’un la bâse paraîtra plus ronde qu’à l’autre, et devra être représentée par une ellipse plus large ; tandis que l’axe, s’il est oblique, paraîtra plus oblique à l’un qu’à l’autre, et devra être représenté en conséquence. C’est en suivant l’ordre indiqué que chacun pourra le mieux dessiner ce qu'il voit. Ayez soin que chaque élève, avant de commencer à dessiner, ait une idée exacte de ce qu’on lui demande. Questionnez, expliquez, référez à la fig. 1. Si les élèves ont bien compris ce qu'ils faisaient en copiant la fig. x, ils auront peu de peine ici. Beaucoup de ceci s’appliquera au dessin du cylindre.

EXERCICE IV—Objets à compléter: Fig. 5, 6, 7

Jnstructions—V ASE GREC—Fig. 5. Ici la moitié de gauche du vase est dessinée comme il faut ; l'élève devra ajouter la moitié de droite. Commencez par décrire les courbes elliptiques de haut en bas, puis dessinez le contour de manière qu’il s’unisse en tangente avec les deux ellipses du corps du vase. Observez comment les lignes qui représentent les côtés du vase se terminent dans le piédestal. L’œil est supposé plus élevé que le haut du vase: par conséquent toutes les ellipses s’élargissent graduellement depuis le haut jusqu’en bas.

UNE TASSE GRECQUE—F1G,. 6—La moitié droite de la tasse est dessinée comme il faut. Il reste à ajouter la moitié gauche précisément telle que la droite. Observez que la tasse est représentée comme plus basse que le niveau de l’œil,

VASE GREC—F1IG. 7—La moitié droite du vase étant dessinée comme il faut, l’élève devra ajouter la moitié gauche. Observez

que le corps et le piédestal de ce vase ne sont pas joints comme dans la fig. 5 ; mais qu’une courbe elliptique indique la jonction. La distinction faite ici dans le dessin de ces deux vases vaut la peine qu’on la note et qu’on s’en souvienne,

Si votre école n’est pas déjà pourvue de blocs-modèles représentant les figures géométriques, vous pourrez, si vous avez un peu d'adresse, en faire avec du papier, qui répondront passablement bien à vos vues. Souvenezvous que si vos élèves copient les dessins dans leurs cahiers, sans comprendre les principes de perspective dont ces dessins offrent uneillustration, ce sera, enfin de compte, pour eux un exercice bien stupide et bien inutile. Or, on peut donner, à l’aide du cône et du cylindre—deux formes bien simples—l’explication et l'illustration de tous les principes de perspective que comporte le dessin de ces vases grecs et de la tasse. Il peut être difficile de se procurer les vases et la tasse, mais quant aux solides géométriques, chacun peut les avoir dans son école, s’ille veut. Ces solides devraient être aussi familiers aux enfants que les ustensiles ordinaires de ménage.

On peut voir qu’en donnant à l'élève des formes à compléter, comme dans ces figures, nous graduons les difficultés de la perpective de manière à rendre l’avancement de l'élève comparativement aisé, pourvu qu'il se rende maître de chaque difficulté dans son ordre. Bien que la montée soit graduelle, on n’en atteint pas moins à la fin à une haute élévation.

La perspective n’a besoin que du nième traitement rationnel qu’on accorde à d’autres études scolaires.

EXERCICE V-—Dessin de choses

Znstructions—VPREMIER OBJET—Placez en vue de la classe tout entière un grand b)l blanc, ou autre obet sem blable, à dessiner sur la moitié gauche de la page 5 du cahier. Placez le bol de manière que la totaliti d:s élèves puisse un peu voir dedans, ce qui en fera paraître le bord circulaire comme une ellipse étroite, Esquissez le contour généra’ d2 l’objet sur le tableau noir, en montran! l’ordre à suivre pour le dessiner, Effacez l'es juisse, et laissez chaque é'ève dessiner ensuite l’objet précisément tel qu’il le voit lui-même.

Soivenez-vous que chacun doit dessiner ce qu’il voit lui-même, et non pas simplement reproduire ce que vous avez mis sur le tableau noir.

SECOND OBJET—Pour remplir la moitié droite de la page, procurez-vous une cruche à contours simples ou une bouteille de verre. Mettez-la dans quelque position qu'il vous p'aise. Cette

fois, laissez les élèves dessiner sans l’aide d’une esquisse de tableau noir. Ce sera là le vrai dessin de choses et sur modèle,

Faites remarquer à vos élèves que les objets à dessiner sur cette page sont symétriques, et qu'ils doivent en commencer le deisin par une ligne droite centrale, sur laquelle ils peuvent marquer de; points qui indiquent la largeur des ellipses. Ensuite viennent les grands axes des ellipses. Les proportions doiveat être déterminées de la manière indiquée à la page 251.

Il est bon de faire exécuter à vos élèves plusieurs ébauches des objets, avant qu'ils les dessinent dans leurs cahiers, vu qu’on a pour but principal de les habituer à faire des mesurages avec le crayon ou l'échelle.

EXERCICE VI—Vases à compléter: Fig. 8, 9, 10

Instructions—Noici les moitiés gauches de trois vases parfaitement dessinées. L'élève doit ajouter les moitiés droites, en les faisant exactement comme les gauches, excepté qu’à la figure 10 l’anneau droit ne sera pas dessinée.

Ces figures montreront qu’on doit tirer tangentielles au contour les lignes des vases et objets semblables ; et aussi qu’on ne doit pas tirer comme des ellipses concentriques, mais comme l’indiquent les hauts des vases 8 et 9, les cercles concentriques qui sont vus obliquement. Attirez là-dessus l'attention de vos élèves.

Comparez le dessin de ces vases avec le dessin de ceux de la page 132. Ces derniers sont des représentations géométriques, telles que les demande le manufacturier, tandis que ces dessins-ci sont des représentaticns de perspective, :

EXERCICE VII-—Dessin de choses

Instructions —On doit remplir la page 7 du cahier de dessins faits sur des vases ou d’autres formes symétriques similaires de verre ou de poterie. À cet efftt, demandez à vos élèves de diviser la page verticalement en deux ou trois parties égalés—en trois, si la hauteur des objets à dessiner est p'us grande que leur largeur. Choisissez des objets de nature à remplir des espaces à souhait. S’il vous est impossib'e de vous procurer des objets convenables, faites exécuter de mémoire à vos élèves deux vases précédemmer t dessinés. Comme les élèves ont déjà exécuté plusieurs vases sur des copies p'ates, ils doivent avoir peu de peine à faire de semblable sdessins sur les objets eux-mêmes. Tirez, 1° la ligne centrale de construction, 2° les axes des ellipses, 3° les ellipses, 4° le profil de l’objet.

Comme l'exactitude du résultat final dépend de l'exactitude des lignes droites de construction, ayez soin que vos élèves tirent celles-ci comme il faut avant de se mettre à décrire les courbes,

Chaque objet devra, avant que vos élèves tentent de le dessiner, servir de leçon de vue, comme on l’a décrit à la page 256. Faites décrire à vos élèves la forme réelle de l’objet, et donner quelque évaluation de leurs principales proportions. Puis demandez-leur de décrire l’objet tel qu'il paraît, puisque c’est l'apparence, non la réalité, qu'ils doivent représenter dans leurs dessins. Finalement, dites-leur d'exposer l'ordre dans lequel la forme doit être dessinée.

Vous pouvez inviter vos élèves l’un après l’autre à répondre à vos questions, pendant que les autres agissent comme critiques.

EXERCICE VIII—Gobelet de verre: Fig. 11

Znstructions--Tirez les lignes de construction dans l’ordre des chiffres. Faites 3-1 et 3-4 égales, ainsi que 3-5 et 3-6. Observez la même égalité avec les autres ellipses. Co,nme on suppose le gobelet au-dessous du niveau de l'œil, il faut dessiner les ellipses plus larges, à mesure qu’e'les descendent, Faites l’épaisseur du bord au point 4 un peu plus accusée qu’au point 1, puisque le bord à 1 est non-seulement p'us loin de l'œil qu'il n'est à 4, mais qu'il est raccourci davantage. Les élèves ne doivent pas prendre de mesure sans votre permission, et encore seulement pour s'assurer

de l'exactitude de leur travail.

EXERCICE I1X-—Œuf et coquetier : Fig. 12

Instructions—La courbe qui, par son importance, vient après l'ellipse, c'est l'ovoide ou forme d'œuf, On la montre ici par le contour d’un œuf, dont une partie paraît au-dessus du coquetier, tandis que le reste est indiqué par une ligne ponctuée dans le coquetier. Tirez la verticale centrale, puis les horizontales, en suivant l'ordre des chiffres. Remarquez que la forme ovoiïde n'est symétrique que sur son grand axe, Il faut, ce'a va sans dire, représenter le haut et le bas du coquetier comme des ellipses. Observez comment est dessinée la tige dont les lignes se perdent dans la base, même avant d'atteindre la ligne 9-0.

RÉLEEELE

EXERCICE X-—Cubes et parallélipipèdes : Fig. 13, 14,15

Instructions—1es mêmes instructions serviront pour chacune de ces figures. On suppose que ces so'ides sont tous sur une surface horizonta'e et au-dessous du niveau de l'œil. On doit tirer verticales toutes les lignes qui sont verticales dans les solides; et convergentes toutes les para'lèles qui s'é'oignent. IT faut tenir compte du raccourcissement, Voir page 246-251, ‘Tirez dans l'ordre des chiffres : 1-2, bord du cube: le p'us proche, 1-3 vers la droite, et 1-$ vers l1 gauche ; puis 2-4 et 2-6 tendant à monter p'us que 1-3 et 1-5, de manière à faire 3-4 p'us courte que 1-2, bien qu’e:les soient en réalité de même longueur. Faites voir à vos élèves que si les lignes qui s’éloignent étaient prolongées, elles se rencontreraient en un point commun. Voir page 274.

EXERCICE XI-—-Chaise, boîte et table : Fig. 16, 17, 18

{nstructions—On a converti en objets d'utilité les cubes et le parallélipipède des derniers exercices. Construisez les cubes un peu plus petits que dans le dernier exercice ; mais faites le parallélipipède tout juste de la même grandeur. Voilà pour une leçon. A Ja leçon suivante, commençant par la chaise, dessinez les pieds et le dos aux ang'es du cube, puis les traverses et barreaux qui unissent les pieds et le dos. Suivez le même ordre pour la boîte et la table. Si d’abord on dessine bien les solides géométriques, on aur* ru de peine à leur faire prendre les formes requises.

EXERCICE XII—Bassin et cube : Fig. 19

Instructions —1es deux objets groupés ici sont une illustration des deux principes dont il faut toujours se souven'r dans cette sorte de dessin : 1° qu’un cercle vu ob'iquement a l’air d’une ellipse ; 2° que les lignes parallèles fuyantes ont l’a'r de converger, à mesure qu’elles s’éloignent de l’:eil. Faites d’abord une esquisse du cube, puis du bassin. Lorsque vous aurez du groupe une esquisse sat'sfaisante, finissez. Suivez, bien entendu, les instructions déjà données pour dessiner des objets semblab'es. Observez que les grands axes des ellipses du bassin sont horizonta'es. Le cube est censé reposer sur un plan horizontal. Donc le cube et le bassin sont de niveau, et l’on suppose que l’œil, d’un point plus élevé que le bassin, tombe obliquement sur les objets.

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EXERCICE XIII—Dessin d'après des blocs-modèles

Znstructions—On doit remplir de la représentation d’un cube la moitié gauche de la page 13 du cahier. Placez un cube en vue de toute la c'asse. Faites sur le tableau noir que'ques esquisses rapides, comme illustrations des différentes vues du cube. Ces esquisses serviront à guider la c'asse. Il va sans dire que chaque éléve aura une vue que'que peu différente du cube, et chacun dessinera ce qu’il verra, non pas les esquisses du tableau noir. Il dessinera suivant les principes qui ont été expliqués, et obtiendra ses proportions à l’aide de son crayon ou d’une échel'e tenue à longueur de bras et à angle droit par rapport au rayon central de vision.

La moitié droite de la page est à remplir par une représentation d'un | arallélipipède, faite d’après le solide, sans l’aide d’esquisses au tableau no'r. Dressez le bloc oblong sur sa base carrée, de manière à en donner à chaque élève une vue différente de la vue qu’il avait du cube. Assurez-vous que les élèves comprennent ce qu’ils do,vent faire avant de commencer à dessiner.

Ne permettez pas à vos élèves de commencer à dessiner les figures de la page 271, avant de comprendre pourquoi on les a dessinées telles qu’on les voit. Ayez soin qu’ils comprennent les effets de la distance et du raccourcissement. Faites usage des solides réels, par manière d'illustrations et de leçons de vue préliminaires. Un cube ou un parallélipipède qu’on peut faire vite en fil de fer, contribuerait beaucoup à montrer la direction des bords invisibles. Ces formes creuses aideront grandement l’écolier à faire ses premiers dessins sur les véritables solides rectangulaires, vu qu’elles lui permettent de voir les lignes qui resient invisibles dans un solide ordinaire. Bientôt son imagination se développera suffisamment pour n'avoir aucun besoin de tels auxiliaires.

EXERCICE XIV-—Cône, cylindre et plinthe carrée combinés : Fig. 20

Instructions —Dessinez d'abord le cône et le cylindre, puis la plinthe carrée sur laquelle repose le cylindre. Tirez les lignes droites dans l’ordre des lettres, puis faites passer les courbes par les points qu’indiquent les lettres. Cet exercice passe en revue tous les principes dont les leçons précédentes ônt été les illustrations. Comme il n'offre rien de nouveau, on n’a pas besoin d'instructions spéciales. A vant que vos élèves commencent à dessiner, interrogez-

les sur tous les principes que l’exercice implique.

EXERCICE XV—Dessin d’après les objets

Instructions —Demandez à chaque élève d'apporter à l'éco'e une pomme qu’il devra dessiner sur la moitié gauche de la page 15 du cahier, et une orange ou un citron qu’il dessinera sur :a moitié droite. Faites p'acer le fruit sur le pupitre, en face de chaque élève, et faites-le dessiner de la grosseur réei:e. Le dessin de la pomme devra en mentrer l’œil et la queue, si e:le en a une. Dessinez le contour du fruit d'abord, puis l'œil et la queue. Il faut dessiner en lignes p'us légères que le contour les marques qu’il y aurait sur la surf.ce du fruit. Pour la pomme, commencez par décrire un cercle, et donnez-‘ui :e contour irrégulier qu’i: faut. Pour € citron, commencez par une e:lipse.

Dans ces deux exercices, vous avez une illustration de ce qu’on entend lorsqu'on dit que les formes géo métriques doivent servir de base à tout dessin, même au dessin d’après nature. Si l’on regirde le contour général de n'importe quel objet naturel, tel qu’on le voit d’un point donné, on trouve d'ordinaire qu'il a une grande ressemblance avec quelque figure geométrique plane ; on trouve aussi d'ordinaire qu’il en est de même de ses parties considérées séparément.

De plus, si l’on regarde la forme solide de l’objet, on voit qu’il ressemble à quelque solide géométrique. Aussi, arrive-t-il que l’étude préalable de ces figures géométriques et l’habileté à les dessiner, sont de la plus grande utilité pour quiconque vient à dessiner d'après nature. Ilest dans l’ordre logique de passer «es formes universelles simples aux formes spécifiques irrégulières.

EXERCICE XVI—Canette en terre cuite: Fig. 21

Jnstructions—Tirez les lignes droites de construction dans l’ordre des chiffres. Décrivez les ellipses du corps de la canette ; servezvous de leurs grands axes, et décrivez les ellipses en plein, en effaçant après les parties invisibles. Lorsque le corps de la canette et ses ellipses sont comme il faut, ajoutez la poignée. Remarquez qu'aux points 3 et 5, où la poignée rejoint la canette, le contour droit de la canette est caché, et que la poignée empiète un peu.

Comparez le haut de cette canette avec le haut du du pot de l’exercice qui suit, et notez la différence.

EXERCICE XVII—Pot en terre cuite: Fig. 22

Znstructions—Ce pot doit être dessiné de la même dimension que la copie du cahier. Il n’est besoin d'aucune instruction spéciale, mais il faudra que les élèves y mettent beaucoup de soin. Faites les deux côtés du col et du corps du pot symétriques d’abord, | puis la gueule et la poignée. Il y beaucoup d’ellipses dans cet | exemp'e; elles donneront l’occasion d’un dessin exact et délicat.

Si l’on tourne le dessin de manière à le voir de côté, ontrouvera que c’est un bon moyen d'aider à juger de l'exactitude des ellipses.

Fig. 23 Instructions —Dessinez d'abord le cor] sde la canette, puis le bloc carré ; enfin la poignée de la canette. Mieux vaudra consacrer

deux leçons à cet exercice, afin d’avoir la poignée bien dessinée. Si elle est des-inée comme il faut, 'a poignée suffira pour une leçon.

En manière d'analyse préliminaire, questionnez vos élèves au sujet de ces formes, avant qu’ils commencent à les dessiner. On peut aisément faire une vingtaine de questions, et y répondre sans peine, sur la position des objets, le raccourcissement, etc.

EXERCICE XVII'--Canette d'argent et bloc carré :

EXERCICE XIX-—Bol et livre avec agrafe : Fig. 24

Instructions —Commencez par dessiner le bol avec toutes ses ellipses complètes. Puis, dessinez le livre comme si c’était un b'oc semblable à celui de l'exercice XIV ou XVIII. Lorsque le bloc aura été parfaitement dessiné, faites-en un livre en ajoutant l'épaisseur du couvert et l’agrafe.

En apprenant à dessiner de simples objets avec exactitude, vous arriverez à pouvoir en dessiner de plus élaborées dans des positions difficiles, lorsqu'on

vous le demandera.

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EXERCICE XX-—Dessin sur les objets

Pour finir ce cours de leçons, placez un ou p'us'eurs groupes d'objets, conme une tasse à thé et une soucoupe, sur un livre, de manière que chaque élève puisse voir un groupe compact. Le livre devra avoir deux fois la largeur de la soucoupe, et être moitié aussi épais que la tasse à thé est haute. Le dessin devra être sur une échel'e assez grande pour remplir la dernière page du cahier. Demandez à chacun de vos élèves de dessiner ce groupe d’objets sans aucune aide de votre part, ou de n'importe qui, et de montrer ainsi ce qu’il a appris du dessin de choses et de modèles.

Voilà assez d’exercices pour constituer un bon commencement en fait de dessin à main levée des modèles et des objets, au point de vue du contour. L’élève qui est arrivé à ce degré d'avancement et à qui l’on a enseigné la raison de ce qu’il a dessiné, verra désormais tous les objets d’une tout autre manière que par le passé. Ses yeux auront été ouverts, et il aura fait un pas important vers le dessin d’après nature proprement dit.

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