DIAGNOSTIC DES AFFECTIONS CHIRURGICALES DES MAXILLAIRES
Les affections chirurgicales des maxillaires se divisent en deux classes :
te Celles propres aux mawillaires supérieurs et dues aux sinus qu'ils contiennent ;
2 Celles communes aur deur mazillaires.
DIAGNOSTIC DES AFFECTIONS DES MAXILLAIKES 215 1° Diagnostic des affections chirurgicales du sinus maxillaire
La première question qui se pose en présence d’un sujet atteint d’une affection de cette région est de savoir si cette affection a réellement son siège dans le sinus.
A la première période de l'affection, dite période latente, aucun signe physique n'attire l'attention. Seuls les signes fonctionnels peuvent mettre sur la voie. C'est tout d’abord une sensation persistante de gène, de pesanteur et de distension dans la joue, accompagnée parfois de douleurs qui peuvent être très vives surtout du côté des dents de la màchoire supérieure, plus spécialement des prémolaires et des premières grosses molaires.
Quand la tuméfaction se montre, la face est nkronmée du côté malade ; elle est asymétrique et le relief fait surtout saillie du côté de la fosse canine toujours la première atteinte et dont la paroi antérieure, à un moment donné, peut présenter le symptôme de la crépitation parcheminée. Si l'intumescence augmente, la paroi antérieure du sinus n'est pas seule impressionnée, mais aussi celle qui regarde les fosses nasales, d'où gène dans le passage de l'air de ce vôlé, d'où compression du canal lacrymo-nasal et un épiphora symptomatique.
L’orbite peut être aussi atteint, l'œil et le nerf optique comprimés et on s'en rend facilement compte en constatant de l'exophtalmie ou des symptomes de compression que nous décrirons plus loin.
Enfin la voûte palatine peut être envahie et elle présente une saillie anormale qui la déforme ; de mème que du côté du pharynx on peut avoir une compression de la trompe d'Euslache qui modifie les qualités de l'ouie.
Quand plusieurs de ces manifestations se montrent ensemble, indiquant une poussée excentrique de plusieurs cèlés à la fois, on est en droit de localiser la maladie dans le sinus.
Il n'en sera pas de mème si la lésion est limitée à une des faces ou au rebord alvéolaire ou si, partie de ce rebord, elle s'est propagée à une des parois du sinus : c'est ce qui arrive dans le cas d’un néoplasme, sarcome ou épithéliome dont le point de départ est dans l'os.
Disons du reste que dans le diagnostic des tumeurs
û 216 DË LA FACE
solides du maxillaire supérieur, la question di
départ est trés délicate et presque loujours inse
qu'on pourra faire, c'est se rendre comple du é
vahissement du sinus; ce qu'on vra toujo
demander dans le eas où on soupçonnera une nv.
ee sinus, c'est si ce dernier n'a pas été envahi
ment soit par un polype parti du pharvux, soil par
lumeur ayant son origine dans les fosses nasales, An
amygdalienne ou même dans l'orbite, À cet effet on ti ple des renseignements donnés par le malade
ifications du néoplasme et son point d'implantation
La maladie a êté reconnue comme ayantson siège dans Le Quelle est sa nature? Est-elle liquide ou solide?
Les épanchements liquides ont été divisés en colloct muqueuses, séro-muqueuses (Akydropi ou mucocalei}" purulentes (empyémes). Nous ne pouvons dans ce A uborder de telles fincsses de dingnoslie et nous d
nous borner à indiquer les moyens de reconnaitre une lection suppurée de celle qui ne l'est pns.
Élant donnés les signes d'une sinusite que nous 4 énumérés plus haut: douleurs, pesanteur dans le gonflement de La Joue et de Ia fosst
aux symptümes, mpyème du sinus aux Signe iers. Le malade est attéinl mois et méme des anriéts, ilement p rle nez quise fi abondant à certains moments de
. rappelle l'odeur du poisse d arrière-gorge, prineipalementie
a au F ,u es à des plus désagréabless
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x où sphénoïdauxe sses nusales ét on verræle On aura de plus touses
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sines extérieurs déjà plusieurs fois indiqués (tuméfaction de la face, douleurs localisées, etc.) et enfin dernièrement, léclairage électrique a été employé et a donné de bons sultats. Pratiqué comme nous l'avons indiqué dans lexploration clinique, il permettra de reconnaître si le sinus est transparent ou non et si la perception lumineuse «st franche dans l'œil du côté soupçonné. Si l’un des côtés de la face parait opaque par comparaison au côté opposé «{si la perception lumineuse subjective est absente du côté malade, c'est qu'il y à une collection purulente. Dans les kystes séreux ou hydropisies du sinus maxillaire, non seukment la transparence existe, mais dans certains cas elle peut ètre exagérée. Ce dernier signe, rapproché de la marche de l'affection. toujours très lente, de l'absence d'écoulement purulent, de sa non-fétidité, permet facilement de reconnaître une collection muqueuse ou même stro-muqueuse du sinus. La bilatéralité de ces dernières affections, qui ont le plus souvent un point de départ nasal, pourra corroborer le diagnostic. Disons encore pour etre complet que l'empyème du sinus maxillaire a été quelquefois confondu avec l'ozène ou avec des lésions syphilitiques tertiaires des fosses nasales. Un examen attentif meltra toujours à l'abri de cette erreur. Si l’on se reporte äux signes qui viennent d'être indiqués, comme propres aux tumeurs liquides, on évitera de confondre, avec elles, ls tumeurs solides et en particulier l'ostéome du sinus maxillaire, qui d’ailleurs est très rare.
C'est à peine si, au début de l'évolution du néoplasme, ‘1 constatera des symptômes semblables à ceux d'une collection liquide, tels que la douleur, la pesanteur dans la joue : mais bientôt l'absence du coryza, d'écoulement fétide par Le nez, la consistance de la tuméfaction, viendront donner des renseignements précieux.
L'ostéome a une dureté comparable à celle de l'ivoire et due à a structure ; il ne présente par conséquent en aucun ‘as, le signe de la fluctuation. Il se développe de préférence de quinze à vingl-cinq ans et pourrait être tout au plus pris tu moment où il déforme le massif maxillaire supérieur bour une exostose syphilitique ; mais la marche de l'affeclion, sa forme, les commémoratifs permettront de recontitre l'infection vénérienne.
Macnosric cmiAURGICAr, 4° édit. 43
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Un point important à déterminer et principalement en vue du diagnostic opératoire. esl la place occupée par l'ostéome dans le sinus, et $es connexions avec le maxillaire supérieur.
Il faut en effet se rendre compte de la mobilité de cette tumeur, qui peut être libre dans le sinus ou l'occuper entièrement en le déformant, cas qui nécessite une résection étendue.
On acquerra ces différentes notions à l'aide d'une aiguille enfoncée à travers les tissus. qui arrivera sur l'ostéome et montrera en mème temps sa dureté et sa mobilité. On pourra mème se servir aû besoin, d'un stylet ou d'une sonde cannelée, s'il existe une voie capable de laisser pénétrer l'un de ces instruments dans le sinus.
2° Diagnostic des affections chirurgicales communes au maxillaire supérieur et au maxillaire inférieur.
En dehors des affections du sinus, les maxillaires supérieur et inférieur sont le siège de maladies chirurgicales qui ont tellement de points communs que nous allons les étudier ensemble, en indiquant au fur et à mesure, les particularités que leur siège sur l'une ou sur l'autre mâchoire peut leur imprimer. Ces tumeurs constituent les seules affections intéressantes de cette partie du squelette et parmi ces tumeurs le sarcome de la mâchoire est de beaucoup le néoplasme le plus fréquent. C'est donc autour de lui que nous ferons graviter notre diagnostic.