‹ Manuel de diagnostic chirurgicalChapitre 31 sur 78 · EXPLORATION · texte numérisé non relu

EXPLORATION

tourent; dans toute son étendue, avec tes pneumogastriques, d'où la douleur qu'amène le passage d'un bol alimentaire trop volumineux. Les tumeurs du corps thyroïde, les anévrismes de la vrosse de l'aorte, la dégénérescence des ganglions péri-æsophagiens, nous expliquent les compressions qui peuvent faire croire à des affections organiques de l'œsophage.

Quandil s'agit d'explorer l'æsophage.

la vue, sans instruments spéciaux, ne donne rien ; la palpation, nous l'avons dit, ne sert que dans de rares cas, où la portion cervicale est intéressée ; le seul procédé est celui du cathétérisme qui, disons-le tout de suite, quelle que soit l'affection à laquelle ont ait affaire, doit être pratiqué avec les plus grandes précautions. Quand on examine, par ce procédé, un malade pour la première fois, il faut toujours se servir d'une grosse olive. montée sur une tige de baleine très flexible. Nous n'insistons pas sur la description du cathéter à olives, sur la forme différente qu'on a donnée à celle: on trouvera tous ces détails dans les livres classiques ; notre but est de montrer, comment on doit s'y prendre, pour cathétériser l'æsophage.

On devra, quelques jours avant l'exploration, quand il s'agit d'affections chroniques, soumettre le malade au bromure de potassium, afin d'essayer de diminuer, autant que possible, la sensibilité du pharynx, et dans tous les cas, de trois à cinq minutes avant l'introduction du cathéter, pratiquer nn badigeonnage du pharynx, avec un petit tampon d'ouate hydrophile, imbibé d'une solution de cocaïne au centième, mais bien exprimé, afin que quelques gouttes de liquide ne tombent pas dans les voies aériennes, qui amènerait un accès de suffocation.

Page 1