‹ Manuel de diagnostic chirurgicalChapitre 43 sur 78 · TYPES RARES · texte numérisé non relu

TYPES RARES

Nous avons réduit à deux types les maladies qui débutaient par l'épididyme parce qu’en réalité dans la clinique ce sont les affections, inflammation de l’urètre et la tuberculose, qui sont presque toujours en question. Îl faut cependant savoir qu'une autre diathèse est susceplible d'envahir primitivement l'épididyme, c'est la syphilis, et que, dans quelques cas, la tuberculose testiculaire débute en mème temps par la glande et par l'épididyme.

L'épididymite syphilitique se reconnaitra aux caractères suivants : comme dans la tuberculose, il y a une nodosité dans la tête de l'organe, mais elle est toujours unique, arrondie, très dure, ne dépasse pas le volume d’une noi sette. Elle est surtout remarquable par son indolence. Des pressions qui, dans la tuberculose, feraient souffrir le malade, passent inaperçues dans l'épididymite syphilitique Un a signalé de rares exemples d'envahissement du canal déférent. De plus, la totalité de l'épididyme n'est presque jamais prise. La bilatéralité de l'affection se rencontre dans la moitié des cas. Un examen attentif permettra souvent de découvrir sur le tégument externe, ou dans la gorge, ou dans les ganglions. des stigmates de la syphilis. dans le cas où le malade nierait une infection première. Malgré tout, le diagnostic peut ètre difficile, et le meilleur moyen de l'assurer, c'est de donner le traitement spécifique.

Qübnd la euberculose teslioutaire débute en même temps “ie la glande séminale et par l'épididyme, elle sc manifeste de développement assez rapide de tout l'organe et peut

confondue avec les maladies qui envahissent primiti- Mment le lesticule, c'est-à-dire la syphilis et le cancer; la marche de ces affections, leurs symptômes Lout a dissemblables quand ils s'accusent permettent bientôt iver au diagnostic. Il faut cependant retenir! que ol avec le carcinome et le sarcome que la confusion est josible el que ces deux tumeurs peuvent simoler à leur Lune tuberculose Lesliculaire commençante.

là le anatomique, — Ce diagnostic a été fait, en Mjieique sorte, en analysant les symptômes qui différenient Pépididymo-orchite blennorrhagique de La Lluboreuli- Milion testieulaire. 1 consiste à se rendre comple de l'état Hisorganes, à voir par exemple si l'épididyme est plus où “ins envahi, si la lésion a atteint la glande el dans “Hidlles proportions; à se demander si les Lubes sémini- | vol été détruits, si les canaux efférents sont oblurés. “ins ce cas, la fonction de l'organe est abolie el on en

ètre de La même maladie. Les degrés Cünal déférent, de la prostate, des vésicules séminales Étant aussi notés avec soin ainsi que dans la tuberculose, lébikdu canal de l'urètre, de la vessie, des uretéres et des Vrais. Dans cette dernière maladie, il sera toujours bon de for à quelle période on a affaire, la premiére s'étenjusqu'au ramollissement des nodules Lubérculeux, la ième eLla Lroisième comprenant la fonte de ces noyaux l'ouverture des abcès au dehors Ébesépididymo-rchiles et principalement celles qui sont dénature tuberculeuse sont sujettes à des poussées inflamtres dont 4 faut bien se rendre compte. Ces poussées inent,en effet, un asion plus profonde des tissus. peuvent ouincider à la formalion d'un abcés el nt wentun retentissement du voté des viscères et plus pare rement du côté des poumons.

À Duplay. Lac ritara

nn.

Diagnostic étiologique.— Tout d’abord, il convient d’étudier l'influence du traumatisme. Certes, un choc quelconque sur le scrotum, pour peu qu'il soit un peu violent. y détermine une très grande douleur et peut certainemént uceasionner une inflammation de l'épididyme ou du parenchym testiculaire, mais il est à remarquer combien sont rares ce< manifestations chez les individus sains, si on les compare à la fréquence des traumatismes génitaux. Chez les homme* atteints d’écoulements urétraux, il suffit au contraire du moindre heurt pour donner lieu à une épididymo-orchite. On retrouvera toujours cette étiologie dans l'examen de: malades ct malgré leurs négations, il faudra toujours scruter l'urètre, qui dans la majorité des cas, sera chronique ment enflammé.

Ce que nous venons de dire pour le traumatisme s’appiique à l'orchite par effort, M. Duplay! et son élève Delome ? l'ont démontré d'une façon plus que probante, en constatant la présence du pus dans les urètres de malades qui rappurtaient à l'effort, la cause de leur épididymite. 1 ne faut cependant pas nier d’une façon absolue l'effort comme point de départ de l'orchite; mais on doit se rappeler que cette étiologie est fort rare et rechercher toujours, avec le plus grand soin les lésions de l'urètre qui se manifestent le plus souvent par un écoulement aussi petit qu'il soit.

C'est en effet le canal qui est le point de départ de toutes ces épididymo-orchites si fréquentes qui ont reçu, pour cette raison, la dénomination d’urétrales. La blennorrhagie est presque toujours en cause; mais certaines manœuvres sur l'urétre, comme des explorations intempestives, des séances de lithotritie, des cathétérismes répétés, sont susceptibles aussi de donner lieu à des épididymites dont la nature esl facile à reconnaître, puisque les commémoratifs renseignen! immédiatement,

L'étivlogie de la tuberculose testiculaire n'a pas besvin d'être faite. C'est une diathèse qui se fixe sur cet organe comme elle se fixerait sur un autre. Il est cependant interessant, au point de vue du pronostic et du traitement, de savoir si l'envahissement du testicule est la première manr-

* Dupla, Trois cas de ‘prétendues orchi-épididymiles par effort. Archires seurrates de médecine, 1876.

* Delome. De l'orchi-épididymite prétendue par effort. Thèse Paris, 1877.

aire les poumons, les gan-

vos déjà élé alteïnts. lei la recherche des antécédents v lires et personnels a, comme nous l'avons dit, la LS importance, car elle permet de retrouver soil

n à Va chez le malade, les traces de celte ter-

| D mere être le prétexte qui localise sur l'épie meune Lubereuluse, en quelque sorte latente chez un u, elle peut se manifester chez un malade ayant déjà lésions bacillaires dans cet organe el on devra dans cas où le diagnostic est délicat, s'attacher à débrouiller appartient à l'une ou l'autre de ces deux infections. on se rappellera que le traumatisme est quelquelois ldesnecilentstubereuleux, notamment Are la tuberion galupante du testicule.

= I: Maladies dans lesquelles le testicule proprement

test primitivement et principalement affecté [syphilis,

1 j. — Les lésions débutent pur la glande

dinate agmentée de volume et ne lardent pas à envahir

Æpididyme qui est englobé dans [a tumeur et qu'il est possible de différencier du Lesticule.

clinique ou différentiel de la syphilis et de

La tmieur maligne du testioule. — La physionomie de ces ons se présente avec dés caractères communs el Dies loux ne pourraient étre confondues qu'avec une Lrofmaladie, lhémalocéle, Nous avons indiqué, au chu

Liatlinb dé celle lésion de li vaginale, quels étaient

qui permettaient de faire le

Moict les symplèmes parliculiers à l'aide desquels on dis- Fait eyphilis de la tumeur maligne du testicule.

ns ces deux affect: on constate une très notable auge

Kriplées n du rôlume de la glande qui peut être doublée ou

pis grand développemer {, d'où |

Maure qu'on lui donne quelquefois [Le ide dillère beaucoup de celui d'une glande normale, bebe rapport avec le volume el toujours plus considéenble oste lumeurmaligne (on en a vu de 40 kilogrammes) pue dans Minféction syphililique, La farme n'est pas tout à fait la même, Dans lé cancer, la

1 Qu A à C suivant toutes probabilités, affaire à plasiques qui donneront la clé du dia-

la ss on Lrouvera dans les plis de l'aine la 1 de l'infection.

lati Qu des sions est [a règle dans le cancer, Gos- Bit bien re uer qu'il existe des faits de cancer des deux côles à la fois: c'est la grande exeeplundis qué dans la sypbilis la bilatélarité est fré-

che daris Ja tunique vaginale se rencontre, d'après

dans li moitié des eus dans la suphilis; il serait | rare dans la tumeur maligne.

En marche diffère aussi. En général assez lente dans la

qui uit grossir le testicule pour l'atrophier plus

icocèle de Ricord), elle peut être rapide dans le

ts va loujours en augmentant de volume jusqu'à on

afin Les eommémoratifs et le traitement pierre de louche,

al d'arriver à un diagnostie qui pourra étre conpur lu ponction dans les cas douteux .

L'ÉSET NE Le diagnostic anatomique n'a lumeur maligne, On doit en effet “E d RRSenun épithélioma d'un sarcome ou d'un

uen rilé des cas, on a aflaire à un caroi- Ceslädire à un épilhélioma se manifestant sous deux cliniques, la Lumeur encéphateide qui est la plus else reconnail à son gros volume et à sa consisner ha beaucoup plus rare qui est pelit,

du sercome, on aura des présomptions en sa favour Lrouverwune tumeur ayanl pris naissance chez un lissanlsouvent les ganglions indemnes el ayant

ces 4 envahir le cordon. Le sarcome présente au dailleurs, dés variétés anatomiques telles que come, le Bbro-sarcome, le myxo-sarcome, nt Jes unes des autres par leur consistance

home, Lumeur rare aussi, il esten général |

APPARRIL GÉNITAL DE L'

moins volumineux que le coreinome du. le saréome: Wire rit pas de tendance à envahir l'éphiidymeelmenélennt -nerait pas d'épanchement dans la vaginale: Cenénplteme peul être bilatéral, Trétat insistait sur Eat le génoralisse

lion et la présence possible d'une lumeur semblalesupu autre point de l'organisme.

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