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DIAGNOSTIG DE LA TUMEUR BLANCHE DU GENOU

Elle peut se présenter sous deux formes : la forme non suppurée, et la forme suppurée,

49 La tumeur blanche n'est pas suppurée— Elle se manifeste pardes fongosilés, comme nous venons de le dire, fongo= silës qui débordenten quelque sorte la rolule et forment un bourrelel au-dessus de cet os et des saillies plus ou moins prononcées des deux côtés du Lendon rotulien. La peau ne présente pas en général de coloration particulière (tumeur Planche), elle reste semblable à celle du membre, mais elle, est parcourue par les lignes bleuâtres indiquant un réseau superficiel de veines dilatées. Il y a un amaigrissement du membre el une atrophie des muscles de la cuisse qui donnent à l'ostéo-arthrite un aspect fusiforme tout particulier, ILexiste des douleurs spontanées plus ou moins violentes ét la pression sur certains points de l'articulation, notamment auniveau de la plate-forme du tibia, est souvent insupporlable, Le membre est ordi n 1 Lil existe

l'articulation. Les gangl gés.

L'état général est plus ou moins bon; il existe souvent des sligmates de la scrofule sur les autres parlies du revélement cutané et les ant ents soit héréditaires, soit personnels, indiquent qu'on à affaire à la diathèse tubereuleuse.

An.

Tous ces signes joints à l’évolution lente de la lésion font faire le diagnostic ; certaines autres affections pourraient cependant être confondues avec la tumeur blanche. Il faut donc les signaler.

Le rhumatisme chronique du genou, dans une certaine forme décrite par Gubler, peut déterminer une transformation du tissu cellulaire qui épaissit st couche et pourrait, si on n'y prenait garde, le faire confondre avec l'ostéo-arthrite bacillaire; mais la consistance des parties molles ne ressemble pas tout à fait à celles des fongosités : de plus, les culs-desac ne se dessirent pas ; au contraire l’articulationest nivelée et la peau doublée du tissu cellulaire ainsi épaissi forme comme un manchon à la jointure; enfin il n'existe pas de tare tuberculeuse; mais on retrouve des poussées de rhumatisme dans les antécédents du malade.

L'ostéo-sarcome de l'extrémité inférieure du fémur ou de l'extrémité supérieure du tibia peut ètre confondu au début avec une tumeur blanche du genou, d’autant que cette névplasie peut se développer chez les scrofuleux. Voici les signes qui permettront de différencier les deux affections. Les douleurs seraient plus intenses et non calmées par le repos et l'immobilisation dans l'ostéo-saroome; elles seraient aussi plus limitées à un point.

Règle générale, dans l’ostéo-sarcome qui est juxta-articulaire, les surfaces articulaires ne sont pas envahies et par conséquent les mouvements du genou sont libres et ne font pas souffrir le malade; mais il est certain qu'il existe des cas rares dans lesquels le néoplasme a envahi l'articulation.

De plus, quand on suit l’évolution de la tumeur blanche, on voit les fongosités se ramollir et arriver à la période de suppuration ; dans l'ostéo-sarcomela suppuration n'a pas lieu ou, si ellese montre, c'est à la période ultime où le diagnostic s'impose.

Dans le doute. le chirurgien est autorisé à faire une panction qui donne issue à du sang; mais pour que celte ponetion ait une valeur diagnostique, il faut que la quantité de sang qui oule par la canule soit assez considérable. car les fongosités saignent un peu. On a aussi invoqué le manque d'influence du traitement sur la marche du sarcome et la rapidité d'évolution de celui-ci. Tous ces signes rappro-

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