‹ Manuel de diagnostic médical et d'exploration clinique (volume 2)Chapitre 13 sur 94 · MENSURATION · texte numérisé non relu

MENSURATION

deux articulations mobiles, qui permettent de retirer l'instrument appliqué sur une surface d'un pourtour plus étendu qu'un demi-cylindre sans le déformer, et qui fait ensuite que Ton restitue sa forme d'application à la tige au moyen d'un ci'ochet d'arrêt dans le «ens concentrique.

Le malade étant couché sur le dos, on glisse Textrémité initiale de l'instrument jusqu'à l'épine vertébrale à la hauteur de la base de l'appendice xiphoîde, que Ton a marquée d'avance à l'encre ou au crayon, puis on circonscrit le thorax à l'aide de l'autre main avec le cyrtomètre placé de champ, son côté résistant touchant la peau. On note avec soin le point qui correspond à la base de lappendice xiphoîde. L'instmiment est retiré facilement, grâce à ces articulations mobiles ; on le porte sur le papier et on trace au crayon une courbe qui permet de déterminer le périmètre général du thorax.

3<^ Mensuration par la lame de plomb, — On se sert d'une lame de plomb de.0"^,02 de large sur 0°^,50 de long et 0",002 d'épaisseur environ. Trois points de repère sont choisis et marqués sur le côté du thorax que l^on veut mesurer, l'un à la base de l'appendice xiphoîde, Tautre en arrière, à la vertèbre dorsale correspondante, le troisième sur la ligne verticale passant par le mamelon. On applique ensuite la lame de plomb aussi exactement que possible sur l'espace compris entre les deux jalons extrêmes et de telle façon que son bord inférieur passe par les trois points de repère. L'opérateur la saisit alors par ses deux extrémités avec précatition et fermeté et la dégage. Il la transporte sur une feuille de papier placée sur une planche, la fai-

8 PROCÉDÉS D'INVESTIGATION ET D'EXPLORATIOiT

sant reposer par son bord inférieur; et en- traee le contour au crayon.

La lame métallique, très malléable, s*applique sans difficulté et se moule aux parties sous-jacentes ; mais,, pour la dégager et la transporter sur le papier, il est impossible de ne pas la déformer; on peut, pour obvier à cet inconvénient, m unir la tige d'une charnière à sa partie postérieure, ou bien contrôler les tracés obtenus par la mensuration des diamètres à Taide d'un compas d'épaisseur. Au lieu de prendre le point de repère antérieur à la base de l'appendice xiphoïde, on peut le prendre sur la ligne verticale passant par le mamelon, les deux bras étant préalablement fixés symétriquement. Le plus grand diamètre, le vertébromammaire, correspond dès lors aux deux extrémités de la lame de plomb. Quand le tracé est pris, des deux côtés, on prend celui de l'espace intermammaire. La déformation de la lame métallique est moins à craindre avec ce procédé, qui exige cependant beaucoup de précaulioDS.

On peut aussi se servir d'un fil de zinc, long de O^^jôG, épais de 1"™,5 à 2 millimètres, recouvert de caoutchouc et muni d'une division en centimètres.

La cyrlométrie a une valeur clinique réelle : elle permet de reconnaître des anomalies (dilatations ou rétractions du thorax) qui échapperaient sans elle.

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