AUSCULTATION
constitue on procédé d'exploration beaucoup plus rapide quand il s*agit notamment d'examiner la face postérieure du thorax. Ces différentes raisons font le succès de Fauscultation immédiate.
Quand on le peut, il faut ausculter à nu pour éviter tout bruit étranger résultant du frottement des cheveux dans le voisinage de Toreille, et accepter totfl au plus rinterposition d'un linge fin.
2^ L'auscnltation médiate se fait par l'intermédiaire du stéthoscope (fig. 8). Les modèles en sont variés et leur choix n'a au fond que peu d'importance, chaque observateur ayant à cet égard une prédilection basée sur l'habitude. Nous croyons donc inutile d'entrer ici dans des détails circonstanciés sur la structure de ces instruments. Pour qu'un stéthoscope soit bon, il faut simplement que son extrémité thoracique ait un diamètre convenable et que son extrémité auriculaire présente une légère concavité pour s'adapter à l'oreille. On a fait des stéthoscopes en bois de différentes essences, en gutta, en métal. Niemeyer a même proposé l'emploi d'un stéthoscope formé p;^ g par un cylindre plein en bois. Les Américains et M. Constantin Paul ont eu l'idée de se servir de tubes flexibles communiquant avec l'oreille par un embout spécial et munis à l'autre extrémité d'un petit entonnoir. Nous ne ferons à ces instruments qu'un seul reproche, c'est que la transmission des sons se fait plus difficilement dans un tube flexible que dans un tube en bois. L'avantage des stéthoscopes creux est de renforcer par résonance les phénomènes sonores.
Qa*il s*agisse de Tun ou de l'aulre de ces instniments, il faut éviter avec soin de presser d*une façon exagérée sur les organes qoe l'on explore, ou de frotter à Faide des doigts sur les différentes parties de l'instrument. On pourrait ainsi donner naissance à des bruits accessoires qui rendraient Tasage de Tinstrument fort infidèle.
On empJoie le stéthoscope chaque fois que Foreille ne peut être appliquée au point que Ton veut ausculter : par exemple dans la région sus-claviculaire, au niveau de la région earotidienne ou de Tartère crurale; on s*en sert quand on veut entendre d'une façon plus nette et plus pure des bruits qui se passent en un poi nt très limité : tels sont certains bruits cardiaques, les battements du cœur du fœtus ; enôn on l'emploie dans certaines conditions spéciales, lorsque des raisons de décence, la malpropreté, etc., s'opposent à l'auscultation directe.
L'étude des bruits perçus à l'auscultation ne se prête pas à une description générale, parce que ces bruits, assez restreints du reste, varient avec les organes : dans la seconde partie nous apprendrons à les rechercher dans chaque cas particulier.
Il est certains bruits assez intenses pour être perçus sans qu'il soit nécessaire d'appliquer l'oreille à la surface du corps r tels sont le comage laryngé, les râles trachéaux, les râles ronflants ou sibilants, le glouglou stomacal, le bruit de succussion bippocratique, le clapotement stomacal, etc. : le médecin doit s'habituer à les entendre et h les interpréter.
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