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CHAPITRE X EXAMEN DU SANG

Le sang, histologiquement parlant, peut être considéré comme un tissu doué de propriétés physiologiques spéciales ; il a ses maladies propres, que Ton peut ranger à côté des autres- maladies spéciales de Tosganisme. Mais le liquide sanguin, en raison de sa di(Tusion et de ses hautes fonctions, est capable de subir le contre-coup de toutes les maladies locales ou générales qui peuvent atteindre l'organisme, et ses altérations sont sujettes à varier suivant les difTérents états morbides : à ce titre l'exploration du sang peut être un moyen d'arriver au diagnostic, et elle peut être placée à côté des principaux moyens d'exploration usités en clinique.

L'exameiL dinique du sang doit porter sur tes globules et le plasma : il a pour but de renseigner sur le chiffre et les modifications des globules, sut* la richesse du sang en hémoglobine, sur le processus de coagulation, sur la composition du sérum, sur les éléments anormaux que peut contenir le liquide sanguin; il se fait par différents procédés dont nous exposerons les plus pratiques.

Le sang destiné à être étudié peut être obtenu de deux façons : ou bien il provient d'hémorrhagies qui se sont faites à l'extérieur, ou bien le médecin le recueille en faisant à la pulpe du doigt une petite piqûre avec une aiguille acérée, après avoir comprimé Diagnostic, 3® édit. 4

un instant le doigt au-dessus du point qu*il va piquer.

Disons tout d'abord qu'aucun -moyen clinique ne nous permet d'apprécier les variations de la masse totaie du sang; du reste nous savons que cette masse, qui à Tétat normal représente le 1/13 du poids du corps, ne subit de variations appréciables que dans un nombre de cas très restreint, après les hémorrhagies abondantes, dans le choléra asiatique ou les diarrhées rebelles.

Namération des éléments de sang. — Hématimétrie. !• Numération des hématies. — Les modidcations dans le nombre des globules ne peuvent se reconnaître que par leur numération ; cette numération se fait par des procédés spéciaux dont nous allons énumérer les plus importants.

Procédé de M. Malassez, — Ou commence par diluer le sang; pour cela, on peut employer le liquide suivant recommandé par M. Hayera :

Eau distillée.. 200 gr.

Chlorure de sodium 1 —

Sulfate de soude 5 —

Bichiorure de mercure 50 centigr.

On mélange le sang à ce sérum artificiel à Taide du mélangeur dePotain, tube capillaire fin, présentant sur son trajet une dilatation ampuUaire dans laquelle se trouve une petite boule en verre (flg. 16). La longue portion du tube est calibrée de manière à représenter la centième portion de la partie renflée. Un trait, placé de chaque côté du renflement, indique d'une façon précise le niveau auquel ces proportions se trouvent être exactes. Un autre trait, placé sur la longue por-

EXAMEN au SANG, lion, se divise ea deux parties d'égale capacité. Pour faire un mélange au centième, on plonge la pointe de la longue portion dans le sang à examiner, et on aspire doucement par le tubo en caoutchouc annexé à la courte portion, de façon à faire monter le sang jusqu'au niveau du trait qui sépare la longue portion de la dilatation ampuUaire; on essuie ensuite la pointe de l'instrument, et, la plongeant dans le sérum, on aspire de nouveau par le tube en caoutchouc jusqu'à ce que le sang et le sérum remplissent la dilatation et arrivent au niveau du trait supérieur. On agile ensuite l'appareil pour obtenir un mélange homogène.

Puis on souffle par le tube en caoutchouc et ou examine le liquide obtenu. L'appareil de M. Ualassez est complété par un petit tube en verre (capillaire arliUciel) destiné à permettre d'examiner le mélange (llg. 17). Ce capillaire est composé d'une bande de verre, fixée sur une glace porte-objet, et dans laquelle, très près de

eilrtmit^ da l'ippirtil;.

Si PROCÈDES O'INVSSTIGATlOn ET D EXPLORATION'. na. face sopérieure, se traove Un canal aplati, dont une eilrémité est libre, et dont l'autre, reIeTé« en lube, communique avec un Tiii tube en caoutchouc. Ce capillaire a élé calibré et cubé; des chiffres gravés indiquent les longueurs et les capacités correspondantes. En déposant une gouttelette du mélange à exnminer sur la lame porte-objet, contre l>xtréniité lîhre du capît-

laire, elle pénètre par capillarité. On e (ivec un oculaire micrométritiiie ; on compte le nombre de globales qui ae trouvent dans une longueiiidonnée (Dg. 18). Le nombre ainsi obtenu est multiplié: 1° par le cbilTre qui se trouve en regard de la longneur dans laquelle les globules auront été comptés; 2* par le titre du mélange. Le produit donne le nombre de globules par millimètre cube de sang.

Procédé de H. Hiyem. — Il est plus simple et permet d'ériter eerbiines erreurs qui résultent de la pénétration inégale du liquide et des parties wUdes dans le tuba «i^inaJFe.

EÏAMBN' DU SANG.

e que ie sang sort de la piqûre du

ie la pipelte adjotnte h l'appareil,

• la coloimc sanguine dépasse le tmit

luflle dans le tutie jusqu'il ce tjne

la colonne sanguine arrive eiaclement au traïL d'efUeurement; le sang chassé en excÈa est essuyé au fur el ii mesure avec une peau de chamois; celte parlie de

t l'opération doit se faire Ifèa rapidement. L'extrémité' de In pipette est alors placée dans le sérum artiflfiel [ k

3t PBOCliUEa D'INVESTIGATION ET U'EXI'LOHATIO.N. que l'on a pré alabl)' meut déposé dans l'éprouvetlt;, ù l'aide de la grosse pipetle,en quantité é^aleà 500 millimètres cubes ; en soufllant doucement on chassedons l'éprouvelle la colonne aanguine ; pour bien videv la pipette, on aspire et on repousse plusieurs fois de su Ile

un peu deBérumarUficieli&rnidedii hi petite palette, on mélange intimement les éléments dans i'ëproiivelte. Une goutte dn mélange est déposé au milieu de la cetlale préalablement bien nettoyée, et recouverte d« lalamdle; on réunit avec un peu de salive la l<i~ melle couvre-objet et la cellule. Celte cellule a une liiiult'ur de l/S de millimètre.

l'n <]uudrillé pIsi'O dans l'oculaire du microscopo

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