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A-t-il perdu la compréhension des mots écrits

(cécité verbale), ou la notion de la signification des images et des objets {cécité psychique) ?

c. A-t-il perdu la possibilité d'articuler tous les mots en général, ou quelques mots seulement ? Cette impossibilité vient-elle d'une paralysie de la langue ; ou d'une perte de la mémoire des mouvements coordonnés nécessaires à l'articulation des mots (aphasie motrice) ?

d. Le malade (ayant su écrire auparavant) est-il dans l'impossibilité d'écrire, parce qu'il a perdu la mémoire des mouvements nécessaires à la fabrication des signes de l'écriture {agraphie)^

e. Le malade ne peut-il répéter les mots qu'on prononce devant lui ? Cette impossibilité tient-elle à la surdité verbale ou à l'aphasie motrice ?

f. Le malade ne peut-il plus lire à haute voix ? Cette difficulté provient-elle de cécité verbale ou d'aphasie motrice ?

g. Le malade ne peut-il écrire sous la dictée? Cette difficulté provient-elle de surdité verbale ou d'agraphie?

h. Le malade ne peut-il plus copier l'écriture ou des images d'objets? Cette abolition provient-elle de cécité verbale ou psychique ou bien d'agraphie ?

La symptomatologie des troubles du langage sera suffisamment caractérisée, lorsqu'on aura recherché et soigneusement noté l'état des huit fonctions examinées.

d^" Troubles de la motilité. — Pour étudier les fonctions motrices d'un malade, on commence par constater s'il ne présente pas au repos des mouvements anormaux tels que mouvements choréiques, athétosiques, tics, frémissements ou secousses musculaires, convulsions, tremblements. On note dans quels muscles se passent ces mouvements anormaux; on note leur forme, leur degré ; on s'enquiert s'ils cessent avec le sommeil ; on observe s'ils exagèrent ou s'atténuent par l'attention, par une piqûre légère.

Puis on recherche, en s'aidant de la palpation et en imprimant aux membres différents mouvements, s'il

D'existé en aucun point de la contracture^ de la raideur, ou au contraire de la flaccidité musculaire ; en même temps Ton constate par Tinspection s'il existe des mus^ clés atrophiés, des membres ou des segments de mem^ bre déformés par des contractures ou des paralysies ^ on recherche s'il se passe dans les muscles atrophié^^ des mouTements anormaux, tels que tremblement^ fîbrillaires.

On commande ensuite au malade d'exécuter mouvements volontaires : élever, écarter, rapprocher les bras et les jambes, placer les mains dans la pronation, la supination, porter un verre à la bouche, atteindre ayec le pied un but donné, écrire, siffler, faire mine de souffler une bougie, de rire, de froncer le front, de montrer les dents, de tirer la langue : on observe attentivement comment s'exécutent ces divers mouvements, et Ton constate ainsi ;

a . S'il existe des paralysies ; si elles sont complètes ou incomplètes (parésie). On recherche dans quels gT'Oupcs de muscles elles existent, si elles occupent un seul muscle, un groupe de muscles (paralysie dos eX' tenseurs de la main, par exemple), un membre (mono* plégie), une moitié latérale du corps (hémiplégie), ou la moitié inférieure du corps (paraplégie); si elles occupent la face, et quels groupes musculaires de la face t si elles atteignent la langue (dans ce cas la pointe est déviée du côté paralysé), le pharynx (dans ce cas 1» voix est nasonnée, et les liquides régurgitent par lô nez) ; on note si ces paralysies sont groupées d'un seul côté, symétriques ou disséminées, si elles s'accompa'-' gnent de mouvements anormaux.

6. S'il se produit, pendant Texécution des mouve^ ments, des altérations quelconques du mouvement vo« lontaire, telles que : tremblements^ palpitations fibrillaires^ secousses musculaires, mouvements cotivulsifs ; on note si ces mouvements anormaux sont compatibles avec l'accomplissement de l'action commandée, s'ils s'exagèrent à la fln de Taction, au moment où le but va être

atteint, s'ils s'accompagnent de raideur, s'ils cessent ou s'eiagèrent avec le repos, le sommeil, l'attention enftn on constate s'il existe des mouvements choréiforme^, des mouvements ataxiques.

Puis te médecin raitlever son malade pour l'observer dans la station debout et dans la marche.

Le malade étant debout, le médecin constate d'abord s'il se tient facilement sur les deux jambes et sur uns seule jambe ; s'il titube, s'il est animé d'oscillations, s'il a des tendances à tomber d'un côté ou de l'autre. sll écarte les jambes pour augmenter la base de tentation : ces désordres s'exagèrent-ib lorsque le lade ferme les yeux (signe de Roinberg)? Dans les myopathies progressives, le malade se tient renversé en arrière, présentant une enseliure marquée, les jambes écartées.

Le malade présente-t-il une marche ipéciate^ Avaticet-il en fauchant et traînant une jambe, le bras du même côté pendant inerte le long du coT'ps{kémiptéQie) ; ou bien en traînant les pieds, comme s'il avait un poids attaché aux membres inférieurs (paraplégie) ; présentct-U une démarche raide, anicylosée, s'avancant à petits pas, soulevant les pieds du soi avec difficulté {paraplégie spasmodique) ; lance-t-H en marchant ses deux jamjbes, les embarrassant l'une dans l'autre, frappant le sol du talon {ataxie); le corps offre-t-it une attitude raide, soudée, Qgée (maladie de f arkinson) ; présejitet-il des mouvements de recul, une tendance à tomber «n avant, ou de côté, etc. ? La marche est-elle titubante, semblable à celle de l'ivresse (tumeurs du cervelet, vertige de Héniëre, sclérose en plaques)?

Pour achever son examen, le médecin use de deux xaodes d'exploration de lamotilité, qui présentent au 3ioint de vue du diagnostic et du siège de la lésion une liante importance : nous voulons parler de l'étude d' véftexes et de l'étude de la eontractitité électrique des miuelet.

Diagnostic, i'édil. ^'^

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