‹ Manuel de diagnostic médical et d'exploration cliniqueChapitre 61 sur 104 · CARACTÈRES · texte numérisé non relu

CARACTÈRES

DE T.A LÉSIOtf.

00 POOLS AU TOOCHBR.

SPIIYGlfOGRAPHIQDES.

Hypertrophie du

Pouls ample, déve-

Élévation assez brusque de la

ventricule gau-

loppé.

ligne ascendante. À cause

che.

de l'augmentation de tension, ondées élastiques de la ligne descendante très marquées.

Hypertrophie du

Pouls petit, faible,

Ligne d'ascension peu éle-

▼en tricule droit.

souvent irrégulier.

vée.

Rétrécissement

Pouls régu^r, petit,

Ascension oblique de la

aortique.

dur, d'autant plus

ligne ascendante. Plateau

petit que le rétré-

large et arrondi. Ligne

cissement est plus

de descente allongée qui

prononcé.

montre la lenteur de l'abaissement de la tension vasculaire.

Insuffisance aor-

Pouls plein, dévelop-

Ascension brusque et verti-

tique.

pé, frappant brus-

cale du tracé. Ligne de

quement le doigt.

descente rapide au début, à cause de la diminution de tension ; petitesse de l'ondée rétrograde. En cas d'athérome, le sommet, au lieu d'être pointu, peut devenir arrondi.

Insunisance mi-

Pouls petit, souvent

A cause de la diminution de

trale.

irrégulier, parfois

tension, tracé saccadé, ir-

imperceptible.

régulier, surtout quand la compensation est rompue.

Ondée rétrograde à peine sensible, ondées élastiques conservées.

Rétrécissement

Pouls très petit, irré-

Courbe du tracé très petite, vu

mitral.

gulier, fréquent.

la faible tension. Ondée rétrograde conservée, ondées

élastiques à peine sensibles.

Phlébite des membres {Phlegmatia alba dolens). Œdème blanc, douloureux, souvent précédé de fièvre. Membre déformé. Peau luisante, lisse, blanche; parfois livide, violacée. Douleur vive. Gordon dur, douloureux au niveau du vaisseau oblitéré. Impotence fonctionnelle du membre. Peut se compliquer d'embolie pulmonaire ; s'observe dans les maladies infectieuses (grippe, fièvre puerpérale, fièvre typhoïde, rhumatisme articulaire, septicémies diverses) et dans les cachexies (cancer, tuberculose, leucémie, chlorose, etc.).

Artèrite aiguë des membres. — Engourdissement du membre et douleurs profondes ; coloration blanchâtre des téguments, avec marbrures violacées, abaissement de la température : hypoesthésie superficielle ; diminution ou suppression du pouls au-dessous du point oblitéré ; cordon dur, roulant sous le doigt au niveau de l'artère malade. Quelquefois apparition de sphacèle (ordinairement gangrène sèche ; gangrène humide quand la veine est intéressée). Se rencontre, soit au cours des maladies infectieuses (artèrite avec thrombose, fièvre typhoïde, grippe, fièvre puerpérale, etc.) ; soit à la suite d'embolies artérielles (endocardites).

Artèrite chronique diffuse. — Symptomatologie variable en raison des variations que présentent la distribution et l'intensité de la lésion. Signes physiques fournis par l'exploration directe de certaines artères accessibles : dilatation aortique; résistance, dureté, rugosité de la radiale, quelquefois parsemée de dilatations moniliformes ; pouls ample et dépressible, ou dur et serré ; hypertension artérielle mesurée à la radiale au sphygmomanomètre ; dureté de la fémorale ; flexuosité de la temporale. Quelquefois hypertrophie du cœur. Symptômes fonctionnels d'ischémie temporaire ou intermittente des organes (cerveau, etc.) ; de la peau ou des membres (claudication intermittente); symptômes fonctionnels de sclérose artérielle des organes et de sclérose viscérale (artério-sclérose). Suivant la prédominance de l'artério-sclérose, le type

clinique réalisé peut se rapporter à la néphrite interstitielle, à la myocardite, à Tangine de poitrine, à la gastrite, etc. L'aboutissant de l'artériosclérose est^ouvent la cachexie. Les conditions étiologiques se résument dans Tarthritisme, l'alcoolisme, le tabagisme, la sénilité, etc. De l'artérite chronique diffuse se rapproche Vendartérite oblit&i^ante progressive^ observée plutôt à Tâge adulte que dans la vieillesse : dans une première période, douleurs dans les membres, surtout à leur périphérie, avec cyanose, refroidissement, diminution de la sensibilité (asphyxie locale des extrémités) ; puis phase de gangrène sèche souvent symétrique, atteignant les membres inférieurs (orteils, pieds, jambes), quelquefois les membressupérieurs, le nez, les oreilles.

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