I. Affections aignês de Tlsthme dn g^osier et
dn pharynx.
Angine catarrhale aiguë (tonsillaire ou pharyngée). — Rougeur j gonflement et sécheresse de la muqueuse; apparition d'un enduit muqueux, d'abord incolore, puis jaunâtre, sans adh&i'ence avec la muqueuse, facile à enlever par le lavage, et sans éléments fibrineux ou cellulaires ; cet enduit muco-purulent se distingue de la fausse membrane, parce qu'il se dissout dans l'eau ; douleur à la déglutition, quelques symptômes généraux.
Angine herpétique. — Rougeur, gonflement de la muqueuse; développement sur les amygdales de vésicules fugaces, laissant après elles des plaques hlanchâtres, pseudo-membraneuses, sans tendance à Vextension, se renouvelant rarement, et un peu adhérentes à la muqueuse ; pas ou peu d'engorgement ganglionnaire ;
éruption fréquente d'herpès aux lèvres ; quelques symptômes généraux.
Angine pseudo-membraneuse. — Rougeur de la muqueuse, tuméfaction des amygdales ; par places, fausses membranes d'un blanc grisâtre ; en enlevant ces taches blanches, qui rCont pas de tendance à l'extension, on laisse une petite ulcération superficielle ; peu ou pas d'engorgement gajiglionnaire ; symptômes généraux et fièvre généralement assez accentués.
On recherchera toujours si les angines simples oa membraneuses ne sont pas symptomatiques d'une maladie générale, en particulier de la scarlatine.
Angine diphtéritique. — Rougeur et turgescence de la muqueuse ; apparition de fausses membranes d'un gris blanc, allant quelquefois à la rencontre les unes des autres, pour former un enduit uniforme, enrobant quelquefois la luette et les piliers; assez adhérentes au tissu sous'jacent et ayant des tendances à s'étendre et à se reproduire ; engorgement considérable et douloureux des ganglions sous-maxillaires ; symptômes locaux subjectifs ordinairement peu accusés ; symptômes généraux souvent graves. Lorsque les fausses membranes gagnent le larynx ou les fosses nasales, le diagnostic s'impose. (Voy. plus haut : Diphtérie, avec Maladies infectieuses). Dans les cas douteux, le diagnostic peut s'aider de l'examen microscopique, de la culture, et de l'inoculation du cobaye.
Angine ulcéro-membraneuse (angine de Vincent). A une première période, formation sur une amygdale ou sur les deux, d'une fausse membrane blanche, saillante, molle; rougeur de l'amygdale ; tuméfaction douloureuse des ganglions; fièvre légère. Puis envahissement de la membrane en prof ondeur ; ulcération abords taillés à pic, à fond pseudo-membraneux, grisâtre, pulpeux ; haleine fétide ; durée de cet période huit à trois semaines ; guérison par bourgeonnement et cicatrisation de l'ulcération.
Le diagnostic se fait avec l'angine diphtérique, et W