Grec. Turon., Hist. Franc, VIII
4. « Eam in regeneralionis fonte ex suo génère HusUculam vocitavit (mater ejus); a ab omni vero donius familia Marcia nuncupabatur. » (Viiay dans le Bec. des hi$t. de la France, t. ÏU, p. 493.)
6. « 1118. Mathildis regina, quae in baplismate Edit dicta fuit, kl. maii obiit.» (Ed. Le Prkvost, t. IV, p. 310.) 0. Ibid., p. 284. Cf. Lcciiaire, IamIs VI ie Gros, p. 283.
g 2.] ^ DOUBLES NOMS. 359
vocalur, $ive, ou le mot cognomento^ , Grégoire de Tours désigne de la sorte un patrice de Bourgogne au vi« siècle, Eunius cognomento Mummohes^; un archevêque de Vienne souscrit de ses deux noms, en 636, un privilège pour l'abbaye de Rebais ^; le diacre Grimo s'intitule en tète de son testament daté de cette même année : Adalgyselus qui et Grimo^; à la fm du vii« siècle, un évéque de Vaison porte les deux noms à'Aredius et de Peiruimis {Pelruniu$l) ou Petronius^,
Ce n*est toutefois que très exceptionnellement que ces doubles noms se rencontrent dans des chartes; ce sont les historiens et les hagiographes qui nous ont conservé la plupart de ceux que nous connaissons^. Sauf de très rares exceptions, les actes publics n'enregistraient pour chaque per*sonnage qu un nom unique.
C'est dans les actes du midi de la Gaule, et particulièrement du sudouest, que, vers la fin du u' siècle, les exemples de duplication du nom commencent à devenir plus fréquents. Ces doubles noms consistent souvent en deux noms propres. Les ducs de Gascogne, dès le ix^ siècle, ont des noms ainsi formés : Lupus Sancius, Lupus Centullvs, etc. L'un des témoins d'un plaid tenu à Alzonne, en 898, souscrit de ses deux noms : Âmabileaut Oliha^. Le comte de Toulouse souscrit ainsi, en 936, la fondation de l'abbaye de Chanteuge : Signum Raijmundi, aux Aquitanorum, cui aliud nutu Dei nomen est Ponlii^. Dans la seconde moitié du même siècle les exemples se multiplient. Citons : Berengarius ^/Jemar en 966', Aialbertus Romanus et Geraldus Romanus en 977**^, Pondus Amelius vers 990**, Raymundus Adals en 990", Bernardus Bligerius en 993**, Amelius
1. Ce terme pai*aU n'avoir pas eu pendant le haut moyen âge une signification bien précise. Il faut se garder d*y voir une survivance du cognomen de l'antiquité; il annonce UQ second nom, le nom de baptême par exemple, ou encore un sobriquet, une désignation quelconque ajoutée au nom pour distinguer une personne de ses homonymes.