Bbb9slait, Handhuch der Urkundenlehre, t. I, p
2. Ibid., p. 408. Voy. la reprod. de deux diplômes en français de Charles lY de 1346 à 1349, Kaiserurk. in Ahbild,, llvr. V, pi. 2.
3. Yoy. la reprod. de quelques actes allemands, de 1287 à 1322, du comté de Montbéliard, Fac-êim. à rut. de VÉc. des Ch., n- 5 à 13.
4. Publ. en fac-sim. par M. E. Moxaci. Facsimilû., peruso délie acuole^ fasc. I, n'2l; Cf. Ces. Paou, Di una caria lalina-volgare delV anno 1193, dans Arch. stor. ital., 5- série, t. V (1890), p. 275.
5. W. ScHini, Die Sprache der Urkunden^ dans Grôber's Grundriss der rom. Philof., 1. 1. p. )88.
6. Voy. dans Rockinger, Briefuleller und FormeWucher, p. 187 et suiv.
476 LANGUE DES DOCUMENTS DIPLOMATIQUES. [Li7.iii,CH.T,851
langue vulgaire'. Il n*en est pas moins vrai que Torganisation du notariat en Italie, Tinfluence de Fétude du droit romain et l'exemple de la chancellerie romaine, qui se servit exclusivement du latin, empêchèrent la langue italienne de devenir, avant le xv^ siècle, d*un emploi général, aussi bien dans les actes privés que dans les chancelleries des princes et des villes; à Venise même le latin resta en usage pour les actes publics jusqu'au xvu« siècle '.
En Espagne, l'usage de la langue vulgaire fut assez commun pour la rédaction des actes privés depuis le commencement du xni® siècle', mais les notaires royaux ne commencèrent à s'en servir que vers le milieu de ce siècle, sous le règne de Ferdinand III; la plupart des actes de ce prince sont encore en latin ; dans quelques-uns cependant le texte fut rédigé en castillan et encadré dans des formules latines. Mais sous son successeur Alfonse X (i^52) et depuis lors tous les actes royaux furent écrits en castillan, à l'exception seulement de ceux qui s'adressaient au saint-siège ou à des souverains étrangers. En Aragon, on employa communément le catalan depuis l'avènement de Jaime I''^*. En Navarre, depuis le xin* siècle, la langue couramment usitée dans les actes fut le castillan; on s'en servit à la chancellerie royale sous la dynastie champenoise au moins depuis le xiv« siècle '. Bien que Français d'origine, les rois de Navarre paraissent n'avoir expédié en français que les actes relatifs à leurs possessions du royaume de France.
1. « ... qualiter sciant scribere et qualiter légère scripturas quas fecerint Tulgariter « et literalitei* et qualiter latinare et dictare. » Cité par BnEssLAU, Handb. derVrhmde^ lehre^ t. I, p. 578, n. i.