‹ Manuel de diplomatique. Diplomes et chartes. - Chronologie technique. - Éléments critiques et parties constitutives de la teneur des chartes. - Les chancelleries. - Les actes privésChapitre 287 sur 554 · Orig., Ibid., K 2, n · texte numérisé non relu

Orig., Ibid., K 2, n

7. ïje plus ancien document sur parchemin tenu pour original serait de 731 ou 736; il fait partie des arch. de St-Gall. (Wautmann, Vrkundenbuch der Abici St-Gaileti, Zurich. 1863, p. 6, n" 6.). Cf. Bresslau, Handbuch d. UrkundenL, 1. 1, p. 800.

8. Bresslau, Ibid, Yoy- Ces. Paoli, Sopra la piU anlica pergamena dell archivio cen' traie di Slato in FirenzCj dans Archivio stor. Hal.y 3" série, l. XVll (1873), pp. 2*25239.

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parchemin tendit à remplacer partout le papyrus, dont Temploi fut exceptionnel depuis le milieu du vni^ siècle, sauf à la chancellerie pontificale. Depuis le ii^ siècle et pendant tout le moyen âge la presque totalité des chartes fut écrite sur parchemin.

Entre les diverses espèces de parchemin dont on s'est servi pour écrire les chartes, il y a, suivant les pays et suivant les époques, des différences notables. Dans le nord de la France, en Angleterre et dans les pays germaniques, on se servait presque aussi souvent de peaux de veau que de peaux de mouton pour fabriquer le parchemin. Au midi de la France elco général dans toute l'Europe méridionale, on employait de préférence les peaux de mouton et fréquemment aussi des peaux de chèvre. Souvent et spécialement en Italie, on a traité de manières différentes les deux côtés du parchemin destiné à écrire les chartes. Le côté de la chair seul subissait toutes les préparations nécessaires pour recevoir récriture, seul il était saupoudré de « groison », c'est-à-dire d'une fine poudre crayeuse, puis soigneusement poncé et lissé, ce qui lui a donné une couleur blanche et un poli luisant ; le côté de la laine ou du poil est demeuré au contraire d'une nuance jaune ou grisâtre, un peu rugueux au toucher, et l'on y discerne facilement à l'œil les traces de bulbes pileux. Dans certains parchemins mal préparés, principalement au xtv" et au xv« siècle, le groison en excès a formé une sorte de couche dont certaines parties, celles surtout qui ont été recouvertes par l'encre, tendent souvent à se détacher sous l'action de l'humidité. Beaucoup de parchemins du xvi* et du xvu"^ siècle, ont subi insuffisamment Faction du plein de chaux et sont restés gras et transparents. 11 est bien difficile cependant de s'appuyer sur ces différences de fabrication pour dater le parchemin ou en déterminer la provenance.

On a employé au moyen âge pour écrire les chartes des feuilles de parchemin de toutes dimensions. Certains documents de grande étendue sont écrits sur des peaux presque entières, auxquelles on n'a rogné que le nécessaire pour en faire des feuilles régulières. La charte de coutumes de Condom, de 1514, est écrite sur une feuille de parchemin de 75 centimètres de hauteur sur 95 centimètres de largeur *. Certaines chartes au contraire mesurent à peine 5 ou 4 centimètres de hauteur sur 8 ou 10 de largeur. Lorsqu'une feuille de parchemin était insuffisante, on en ajoutait une seconde, que l'on cousait à l'extrémité de la première, et, si cela ne suffisait pas, on en ajoutait de même à la suite autant d'autres que cela était nécessaire, de façon à former un rouleau (rotuluê). Cettains de ces rouleaux comprennent jusqu'à trente-cinq ou quarante peaux de parchemin et mesurent 10 ou 15 mètres de long. Ce sont généralement des documents judiciaires ou financiers, procédures, enquêtes, comptes, tarifs, etc. Le procès-verbal original de l'interrogatoire des TempUei'S par un inquisiteur de la foi, en novembre 1307, forme un rouleau de

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