Fac-sim , Mtuéedes Arch. dép.y pi. XLII
ê 1] LE PARCHEMIN; LE PAPIEH. 497
quaranle-cinq peaux de parchemin et de 22 m. 20 de long*. La disposilion des feuilles en cahiers était très anciennement usitée pour les manuscrits; on s'en servait aussi pour les cartulaires et pour les registres', mais ce n'est pas avant le xv« siècle qu'on a écrit des documents originaux sur des feuilles disposées de la sorte.
En général, les chancelleries bien organisées employaient de larges feuilles de beau parchemin, choisies soigneusement sans trous ni défauts, et parfaitement dressées. Dans le nord de la France, les chancelleries inférieures, les officiaux et tous les bureaux d'écriture se montrèrent naturellement, pour tous les actes non solennels, fort ménagers d'une matière aussi coûteuse et employèrent des feuilles de dimensions aussi réduites que possible, mais en général bien préparées et toujours régulièrement taillées; dans le midi au contraire on se servit volontiers, jusqu'au xin* siècle surtout, de toute espèce de rognures et de morceaux, souvent irréguliers, où l'on trouve fréquemment des trous et d'autres défauts. En Italie et dans l'Empire, on dut interdire aux notaires l'emploi du parchemin qui avait déjà servi ^.
Le parchemin était désigné dans les textes du moyen âge par les mots tnembrana, pergamenum, caria pergamena.
Lb papier. — F^e papier fait son apparition en Europe à la fin du xi« siècle*, mais, pour les documents diplomatiques, l'usage en a toujours
i. Arch. nat. J. 4t5, n» 18.