‹ Manuel de diplomatique. Diplomes et chartes. - Chronologie technique. - Éléments critiques et parties constitutives de la teneur des chartes. - Les chancelleries. - Les actes privésChapitre 296 sur 554 · Fac-siin. réduit, Annales du Midi, t. X (1891), p · texte numérisé non relu

Fac-siin. réduit, Annales du Midi, t. X (1891), p

i;HCRITl]RE DES CHARTES. [Liv. iv, Cii. n

optes. C'est tout nu plus si )'on a pu citer un document du !, dans lequel le défaut de place au recto a fait ajouter au ques-unes des souscriptions*. Cet usage d'iitrire sur un seul I feuille remonte certainement à l'antiquité, au temps où les s sur papyrus devaient fonner des rouleaux; il s'est maintenu parchemin ne fut substitué au papyrus, et lorsque, au lieu de documents, on eut pris l'habitude, générale au moyen Sge, de ' sur eux-mêmes plusieurs fois dans chaque sens, de façon à chaque acte une sorte de paquet aussi petit que possible. La ble du verso de la pièce ainsi pliée recevait des cotes, des les analyses. Ces indications, parfois contemporaines des docude peu postérieures, peuvent être fort utiles pour en détermiivenance. Depuis le n* siècle, on écrivit au reclo et au verso d'une longueur exceptionnelle, pour lesquels on employa des e parchemin disposé en cahier'. H en fut ainsi notamment de bulles pontificales et de certains actes d'aveu et de dénombreusage s'étendit peu à peu & d'autres actes pendant les siècles mais il ne devint jamais général, et jusqu'à nos jours des actes es diplômes universitaires, les brevets, les commissions, les , etc., ont conservé la tradition et ne sont écrits que d'un seul feuille.

i documents sur papyrus et dans les plus anciens documcnls emin on ne voit aucun vestige de réglure. Hais depuis le comit du iK' siècle, les parchemins sur lesquels on devait écrire s portent fréquemment la marque de lignes parallèles, tracées lyle à pointe mousse, pour servir de guide au scribe. TanUW étaient tracées sur la face du parchemin destinée à recevoir et tantôt au verso ; dans ce cas le scribe se guidait sur la duite au recto par celte réglure. L'usage de régler le parchepointe sèche dura jusqu'à ta Un du xi" siècle, mais il ne fut léral ; faute de cette précaution, dans nombre de documents, les iriture ne sont ni droites, ni également espacées, ni parallèles, u XI' siècle apparail la l'églure au crayon. Pour exécuter cette ouvent le scribe indiquait préalablement par des points, m»f ablcment à la pointe du compas, le commencement et la fin de

incli punclanlur, sequitur quos linea ptumlii, Consilio quorum linea tendit iler*.

nment ces points demeurent le seul vestige de la réglure, \ou, Uno earla ojiislografa dtl iccoio vtii, duns Arrhiv. ilor. ilat.. A' lérit.

g 3] J\ÉGLURE; CANCELLATION ; CORRECTIONS. 509

soigneusement efracée suivant le précepte du même auteur : « Si linee a cum ligniculo vei alias fîunt pro ipsius scribentis ductu, non debent a apparere*. »

Parfois aussi, depuis le xh« siècle, la réglure a été faite en traçant des lignes légères à Tencre, et quelquefois, mais rarement, à l'encre rouge. Dans les actes soignés, on s*appliquait à ne tracer de lignes qu'aux endroits destinés à recevoir l'écriture, et presque toujours on en ménageait les marges.

La réglure peut servir d'élément utile à la critique diplomatique, mais à la condition de multiplier les observations sur les documents émanés d*une môme chancellerie. On ne Ta guère fait jusqu'ici que pour les actes des monarques carolingiens, des souverains de la Germanie et des papes antérieurs au xui* siècle '.

Lorsqu'un acte était aboli ou annulé, ou simplement lorsqu'il était devenu inutile, on en barrait la teneur à l'encre par de grands traits qui se croisaient en X, ou encore on le lacérait de la même manière au canif. C'est là un procédé qui remonte à l'antiquité et qu'on exprimait par le mot cancellare, parce que l'écrit ainsi effacé était recouvert comme d'une espèce de treillis. La chose et le mot se sont conservés au moyen âge. C'est ainsi qu'on eut souvent soin, à partir du xni'^ siècle, de spécifier dans les vidimus que l'acte vidimé n'était pas cancellé^. Les documents cancellés sont assez communs dans les dépôts d'archives, encore faut-il observer que la cancellation n'a pas eu toujours la même valeur; les notaires par exemple cancellaient leurs minutes lorsqu'ils en avaient délivré expédition.

Les corrections, ratures, exponctualions, grattages, surcharges et renvois ne sont pas très rares dans les originaux des actes authentiques, surtout à l'époque ancienne *. Môme à la chancellerie pontificale on s'est toujours moins soucié de les éviter que d'observer par exemple certaines i*ègles d'abréviations, et il arrivait qu'on effaçât un passage où ces règles étaient mal observées pour le récrire en surcharge ; aussi les bulles apostoliques présentent assez souvent des traces de grattages qui ne doivent pas les rendre suspectes. Dans les actes dressés par les notaires, ceux-ci mentionnaient et approuvaient, généralement dans la formule de souscription, à peu près comme on le fait encore aujourd'hui, les corrections, ratures et surcharges qui pouvaient se trouver dans les documents*.

1. CoRRAD DE Mure, Sumtna de arteprosandi, dans Rockinger, Briefsieller^ p. 439.

2. Voy Th. SiCEEL, Acfa regutn et imper. Karolinorum^ t. I, p. 28U; II. Bresslad, Ilandbuch dcr Urkundenlehre, t. I, p. 890.

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