‹ Manuel de diplomatique. Diplomes et chartes. - Chronologie technique. - Éléments critiques et parties constitutives de la teneur des chartes. - Les chancelleries. - Les actes privésChapitre 298 sur 554 · Viu^rd'.tai-ch. drp.. n" 2». pi Xïll · texte numérisé non relu

Viu^rd'.tai-ch. drp.. n" 2». pi Xïll

g 3J LES CHAtiTES-PAlniES. 511

Les actes auxquels on a donné cette disposition ingénieuse sont devenus très nombreux dès le commencement du xn* siècle, et le nombre s'en est encore accru au xni« et au xiv«. On a rédigé de la sorte des actes de toute espèce, des privilèges, des donations, des chartes de commune, des aveux, etc., mais de préférence les actes qui devaient être nécessairement dressés en autant d'originaux que de parties, tels que des accords, des conventions, des échanges, etc., et surtout les contrats dont on voulut garder un original au siège de la juridiction qui les avait dressés.

La devise à partager fut très souvent le mot cirographum, soit seul, soit accompagné d'autres mots : cirographum memorialey cirographum commune^ cirographum manuscripiimiK Le terme qui suivait cirogaphum spécifiait parfois la nature de l'acte : cirographum pacisy cirographum de molendino. Il en résulta que le mot cirographum, qui à l'origine avait exprimé toute espèce de contrats*, prit peu à peu une acception plus restreinte et ne désigna plus guère que les actes r^édigés en plusieurs expéditions et auxquels il servait de devise commune. C'est en ce sens que l'emploient beaucoup d'auteurs du moyen âge depuis la (in du xir siècle et qu'on le trouve dans un grand nombre de documents authentiques'. En Angleterre on disait de préférence charta cyrographata.

Hais on appelait fréquemment aussi ces actes au moyen âge chartae partitae ou divisae et en français chartes-parties; c'est cette dernière expression que nous avons adoptée pour les désigner parce qu'elle est plus exacte et prête moins à l'équivoque que le mot chirographe.

Le mot cirographum n'était pas du reste, ainsi qu'on l'a déjà vu, le seul qui fût employé comme devise^. C'était souvent une invocation ou une fonnule pieuse : In nomine Domini nostri * ; — Pacem habete inter vos; — Fax hominibus bone voluntatis; des noms de saints'^, et parfois môme un dessin*. Mais la devise la plus fréquente, avec le mot ciî'o^ra-

i. La charlc de commune concédée à la ville de St-Omcr, en 1127, par le comle de Flandre, Guillaume Cliton, qui est en forme de cliartc-partie, a pour devise : cirographum ET coNTESTATio pRcscNTis KARTAE (Orig. Arcli. uiun. dc St-Ouier).

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