Voy. 1)0 Cakgk, Gtoss. lai. au mot CuinoGHApncjf
4. Charte-partie de 1151-1140. Accord entre l'abb. de Toussaint-en-l'Isle et un chevalier. [Mua. des arch, dêp,^ n« 36, pL XXill.)
5. Voy. plus haut, p. 510, n. 4. Une association de prières entre l'abb. d*Épinal et celle de Beaupré, en 1173, a pour devise: Sancius Gœricua episcopus. (lbid.,n'' 47, pi. XX VU.) Un accord de 1107 ou 1108, entre l'abb. de St-Léon de Toul et un nommé Charles, a pour devise : Sfinctus Léo pp. [papa]; les deux ;?, insérés dans VO. (Upage, Sur des cyrographes.., de la MeurUie, p. 105.) Ce sont iiarfois aussi d'autres mots : Datum optimum et omne honum, dans une donation de 1134 à l'abb. de Fontevraud par le duc d'Aquitaine, Guillaume IX (Mabciiegay, Chartes de Fontem-aud, dans Bibl. de l'Êc. des Ch.^ 4" série, t. IV (1857 58), p. 322), souvent : Testimonium, — Testimonium veritaiu
6. Un échange conclu entre Mathieu, comte de Beaumont, et l'abbaye de St-Martin de Pontoise a pour devise un cruciûx, figuré entre les deux parties du mot ciro -f- graphum, Orig. Arch. nat., J 168, w* 2. Beprod. Fac-sim. lithogr. de l'École des Chai*les,
512 a/lACTÈllES EXTÉItlElJRS DES CIIVllTES. [I.iv.iï, Ch.h
phum, c'était, partie ulièreraent dans le midi de la France, la série des lettres de l'alphubet. D'où le nom de lillera per alphabettim divisa et en provençal caria partida per ABC que l'on donnait fréquemment à ces actes.
Au lieu de séparer les actes par un trait droit, on a souvent, depuis le xni° siècle, découpé In devise en ligne lirtséc, de façon à former une suite de dents. Ce procédé, employé surtout en Angleterre, y a fait donner aui chartes-parties le nom de ckartae indenlalae, indenturae, et en français endenluret* .
On a parfois aussi découpé la devise en une ligne ondulée *, d'où li^ nom de charta undulata que l'on rencontre parfois, mais il n'a pas eu son équivalent en français.
Bien que le nombre de ces actes ait beaucoup diminué au cours du xv siècle el qu'on ait peu à peu restreint presque exclusivement l'emploi des cliartes-parlies aux contrats privés reçus par les échevinagea, là du moins cette forme a persisté pendant très longtemps. Elle a duré dans le noi'd de la France jusqu'à l'époque de la création des notaires royaux et, dans les provinces qui faisaient partie des Pays-Bas espagnols, jusqu'à l'époque de la conquête française. En France même on (it une exception pour le pays de l'Alloeu où les chartes-
H" 3«. — C'e=t à une devise de ce genre que semble faire ailasioii la disposition liiwlc suivante d'une charte, s. d. mais des premiÉi-cs années du xii* siétle, du cartul. de Si- Jcan-d'Aiigely : < Sciant posleii nosiri quod similis chartoi data est Conslantie [iiolen- ( dinario conliiiens siriiilia huic, unde scissa est pictun quae jungcbat ulrainque. ri ( partila csl uU-ique. > (Gibl. nal., ras. Ial> 5151, fol. 171 ) — Les seribes s'ingcnîaieni quelquefois à irouier des combinaisons ingénieuses el nouvelles et i renfermer une allusion dans la devise, comme, par eicmpic, dai>s un curieui document des Arch. ilc la Hcurtlie signalé par H. lxiikix{Mêm. cit., 1, p. 17i). C'est uu règlement de tt71d'uue contestation cjitre les préinonL-éa de nabûmont cl tes cisrcrciens de Ueaiipi-é. La ie\'nt est formée de lettres alternativement i-oupes cl noires, et, pour en lire les dcui premiers mots, il faut les composer rJiacun de lettres de même couleur. (J'Indique ici 1^ letli-es rouges par de grandes capitales et les noires par de petilc!>]: AiVnCxV'ESDTiIcNTVt^s KiRTAaCoKrlnllxNT. La formule llnale de l'acte indiquait du reste la clef de rénigme : t Et ul ista composilio rata Icnealur, cyro^^raphum ûeri dccrevimus cujus partes, sigilli^ a noslr^s prcmunile, in cisdem ecclesiis conserventur in lestimontuni. ul si quando < ccpcrit oboriri rediviva contenlio, presenlis cyrographi conjunclio tolam controier- 1 siain delcal reddatque sopilam, sed el patrum utriiagae ordinti eonfimiatio, Anji*- 1 Uni icilietl et Btnedxcli, in todem cotucripta facial pacem que tanta auctoriuli^ t roborala. llrmiter tcneatur a modo usque in semptternum. >
1. Voy, comme exemples : 1211, Concession en Gef dressée par le notaire puMicite Villemagne. Ree. de fac-iim. à fia. de f£r. de$ Ch., n- 17*. — 1309. Bail des possessions en Angleterre de l'abb. de la Trinilë de Caen, Kac-sim. lithog. de l'Ëc. des Cti-. „• 271. — 1379. l'romesse de prières à la famille.Hannton par l'abb. de Semprlugb^"'- Cei acte, rédigé probablemciil en quatre exemplaires, est endenté A la fois i gauclie ei ' sa partie supérieure. Palatogr. Soehiy. 1" série, pi. !5C. — 1*30. Hommage i la «inlessc do Koiï pour le cbàteau d'Orthoî. liée, de fae-tim. à lai. de l'Êc. det Ch., n'Slî- — Vof. bc Caiuk, Glon. lai. au mot I.iDEnTvfu.
9. Voy- conmie exemple un écliange entre l'abbaye de Bittesden et Hogcr Foliot de 1251. Pclaeogr. SocUlji, î* série, n" 118.