Signes de valid«ition
1. Quelques érudils allemands ont attribué à cette partie du protocole une désignation particulière et l'appellent l'eschatocole.
2. Dans les dénominations de ces diverses parties, j'ai suivi autant que possible l'usage français et adopté les termes qui m'ont paru les plus justes, les plus clairs et les plus compréhensifs. lis dilTèrent des mots latins généralement employés par les savants de l'Allemagne, mais j'ai eu soin, dans les études consacrées à chacune de ces parties, d'indiquer la synonymie, sans toutefois tenir compte de certaines excentricités.
MANUEL DB DIPLOMATIQUE. TlA
550 DIVISION DES DOCUMENTS DIPLOMATIQUES. [Uv.iv.Cm.ih)
Plusieurs de ces parties, dont l'euscmble constitue ce que l'on poitmll appeler le discours diplomatique, doivent à leur tour se subdiviser en un certain nombre de dispositions, comme on le verra plus loin.
Hais, avant d'eiaminer chacune d'elles en particulier, il faut insister encore sur deux points déjà signalés plus haut :
1' Les actes dressés dans les formes les plus solennelles sont les seuU dans lesquels toutes ces parties se trouvent réunies. A toutes les époques, beaucoup de cbartes ont été rédigées d'une manière plus simple et ne comprennent que quelques-unes d'entre elles : le dispositif et certains signes de validation sont peut-être les seules qui ne font jamais défaut. Entre les chartes les plus simples et celles qui sont le plus solennclteraenl rédigées, il y a une infinité de degrés divers.
2" L'ordre dans lequel ces diverses parties sont énumérécs et éludiées ici n'a rien, on le répète, d'absolument fixe. 11 n'est pas rare, par ciemple, de rencontrer des actes où la date, placée au début, fait partie du protocole initial : les constitutions des conciles, les actes des notaires et beaucoup d'autres sont dans ce cas. Souvent, même, le protocole et le texte sont en quelque sorte encbevétréB : un grand nombre d'actes commencent par le préambule que suivent la formule de notification et w suscription ; les jugements débutent fréquemment par l'exposé. Il arrive enfln que, non seulement certaines parties sont interverties, mais qu'elles sont mêlées les unes avec les autres. C'est souvent le cas du préambule, de l'ciposé et du dispositif : aux motifs allégués dans le préambule et l'exposé il n'est pas rare qu'on en ajoute de nouveaux qui se mêlent auï diverses clauses du dispositif. Ajoutons enfin qu'à toutes les époques, a côte d'actes correctement et logiquement disposés, il s'en trouve d'autres, dont les rédacteurs ignorants et maladroits, embarrassés de ce qu ■" avaient à exprimer, ont tout embi-ouillé et tout confondu.
Pour faire connaître l'ensemble des usages diplomatiques du moyen Sge. en montrer l'origine, la diffusion et les transformations, il est indispensable de reprendre maintenant une à une et de passer en revue dans leur généralité chacune des parties constitutives des octes. Ce sera l'objet des chapitres suivants. Hais il n'est pas inutile auparavant de prévenir qu'une étude de cette nature, destinée à donner des indications générales, «' nécessairement incomplète et doit surtout servir de base aux observations du même genre, qui, sur des séries de documents groupés d'apf*' leur provenance, peuvent être faites avec plus de précision et derigue"''-