La Notification
La notification a pour objet d'exprimer que le fait cousigné dans Tacte est porté à la connaissance de tous ou de ceux qu'il intéresse.
C'est une formule dont l'expression est toujours très brève. Elle suit généralement le préambule, auquel elle est reliée par une conjonction, comme igituvy ideo, idcirco^ etc. Il n'est pas rare que, dans les actes dépourvus de préambule, les rédacteurs aient conservé celle conjonction qu'ils trouvaient dans leurs formulaires, et l'on rencontre souvent, particulièrement au X* et au xi« siècle, des chartes qui commencent par une conjonction.
Dans les diplômes mérovingiens et jusque sous le règne de Charlemagne, la formule la plus ordinaire de la notification est celle-ci : ideoque cognuscat magniludo seu utililas vestra; le mot magnitudo désignant les dignitaires et les fonctionnaires les plus élevés, et utililas^ — souvent remplacé par Bollercia, industria, sagacUas, etc. — les agents subalternes. Depuis l'avènement de la dynastie carolingienne, dans les actes dépourvus d*adresse, la notification est le plus souvent faite à tous les fidèles, fréquemment en ces termes : noium sit omnium fidelium magnitudini qua- Hier..,; ou bien : nolum sit omnibus fidelibus nostris presentibus atque futurisy expressions qui comportent du reste de nombreuses variantes. Plus ou moins confondue souvent avec l'adresse, la formule de notification finit par la remplacer dans un très grand nombre de documents.
Suivant les pays, la provenance des actes, leur nature et les habitudes des rédacteurs, elle a comporté un très grand nombre de variantes dont voici les plus usitées : notum sit quia, — noverint uuiversi présentes et fuiurij — sciant universi, — noscant omnes, — omnibus ad quos presens scriptum pervenerit notum fieri volOy — notum facio omnibus, — notum esse volvmuSy — universis Ecclesie filiis notificari volumus, etc. Après une adresse c'est : notum sit vobis, — noveritis, — sciatis, — noverit universitas vestra, etc. Aux \^ et xi* siècles, on s'ingénia à varier et à développer celte formule comme toutes les autres. Dans les actes en français, l'expression la plus fréquente est : sachent tous présents et a venir; et à la suite d'une adresse : nous vous faisons savoir, ou simplement : sachez. Une tournure fréquente dans les actes privés est : connue chose soit; c*est la formule ordinaire en provençal : conoguda causa sia, par laquelle commencent une quantité innombrable de chartes.
Ces formules présentent souvent des particularités d'expression, selon les chancelleries, l'origine et la nature des actes ; il les faut soigneusement remarquer lorsqu'on étudie des groupes de documents.
La place de la notification n'est point {\\q. Très souvent elle se trouve au début même de l'acte, avant la suscription ; d'autres fois elle forme rintroduction naturelle de l'exposé ou même du dispositif. Ce n'est point une formule essentielle ; nombre d'actes de toutes les époques et de tous
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les pays on soiil dépourvus. C'esl le cas, par exemple, de lous les doaiments émaiii^s de la chancflicric apostolique, cl de la plupart de ceui, de
.„.,! ■.„; — "Higés en forme de mandements.
Les allemands ont généralement donnù à celle formule le (itio. Les auteurs de manuels épislolaires du moyen âge pas au nombre des parties du discours diplomatique.