‹ Manuel de diplomatique. Diplomes et chartes. - Chronologie technique. - Éléments critiques et parties constitutives de la teneur des chartes. - Les chancelleries. - Les actes privésChapitre 319 sur 554 · Yoy. par exemple Formules d'Anjou, n · texte numérisé non relu

Yoy. par exemple Formules d'Anjou, n

2. Yoici par exemple le début du préambule d'une donation faite à l'ahb. de St- Victor de Marseille, v. 1080 : c Lege satuunt atque sascri canones disceniunt ut si quis de

< jiu*e hereditaria doto Deo oflerre voluerit, licencia adtributa sit. » (Fac-sim. lithogr. « de rÉc. desCh., n» 413.)

Mf> l,E TKXTE. [Liv.iv.Ch.v

d'i(ii>i?s, provoqué cl soigneuscmenl cntrelenu par le cici^é, qui a valu pendant )c moyen âge à l'Ëgltse ses immenses richesses.

Or no saurait, â mon avis, se prononcer d'une manière générale sur la valeur dos pi-éambulea des actes ëitianés des chancelleries souveraines. C'est aiïuire de critique et d'éludés spc^ciales. Il y en a qui ont été visiblement empruntés aux formulaires, d'autres ne sont que des élucubrations d'empioyds de chancellerie; mais d'autres ont dû être inspires, sinon par le prince, du moins par ses conseillers ou ses agents. Ceux des bulles apostoliques en particulier cessent généralement, à partir de la fin du xi" siècle, de ne consister qu'en réflexions dévotes et banales ; sous le pontilicat de Grdgoire VU notamment, il me parait légitime de rechercher dans certains d'entre eux l'inspiration du pontife, A une époque plus récente, certains préambules de diplAnies royaux ont une valeur historique îndiscutjiblo'; il faut seulement vérifier avec soin si les documeats où ils se trouvent sont véritaiih'ment authentiques.

Kn l'ésnmd, les préambules constituent c.ertiiinemenl dos sources historiques, mais l'emploi qu'on en peut foire doit éli« dètcnniné par une étude critique préalable. Cette étude, presque toujours très délicate, serait facilitée si l'on pouvait avoir une table méthodique de ces morceaux el une liste alphabétique de leurs initia, qui permettraient les comparaisons et la recherche des sources.

Dans les plus anciens formulaires, ce que nous nommons préambule a été habituellement désigné par le mot prologut. Les théoriciens du moyen îlge l'ont appelé souvent caplalio benivolentie, mais ils se sont plus généralement servis du mol de basse latinité arenga (la harangue), qui a éli^ adopté par la plupart des érudits de l'Allemagne.

Il arrive souvent que le préambule précède la suscription et l'adresse; parfois il est lui-même précédé de la formule de notification.

1. Di! ce nombre csl, p,ir cicmplp, le pivambiilc suivanl d'un diplAmc du roi Louis VII, [le l'aniivc 116(1, rtglant les rfroiis du comte de Maçon sur l'fglise de «lie ville : • Per lonfrnm reguin abscntiam sine [liscî|ilina el rreno jusli regiminis. loDgo tem- " pire dissnlula Tuit lerra Bui'gundJe ; et ilMs i| ji in terra cranl aticujua polencje, Ircuîl t impune et inter se deccrtoi'c et pnuperes opprimere et ccclesiarum l)ona vaslnre- "os, I propler Intilam îndignali matiliam, leiTain Burgundic cum copiis regni jiilracimus 9 olitclilu racicndiviiidietas et refarmandi paccm in palria. ■ {HtuTiiE, Amplùi- Cell; t. I,p. 874; LtviiiRE, Éludn lur la aclei'de Louit VU, n* 534.) A obsener qu'un acte <lc Pliilippc Auguste sur la ni^mc alTairc, en date de 1180. a emprunté plusieurs l'ïpressinns à ce pi'^BinlMile : o .... ad qucriraonias ecclesiarum contra earum irapapiaa lores in niulta regni c^pia Burgundiam intravimus... cl... sub Pclrepcrtuw. jui" n Viieliacinn pro[iIer négocia leii-e llurgundie decidenda scdcntes.... ■ (JHar/<'>ii, ouïr, cil.. 1. [. |i. Oii; DïiiisLE, Catalogue, ii> 3.)

gêl,2] LE PRÉAMBULE; LA NOTIFICATION. 547

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